Acide gastrique, un faux ennemi : trop ou trop peu

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acidite gastrique
acidite gastrique

Acide gastrique. Quelles sont les causes ? On imagine l’acidité rongeant notre estomac. A tort. Elle favorise une bonne digestion et protège l’organisme de bien des maux, sauf en cas de déréglement ou de pression comme le stress.

Cela fait maintenant longtemps que la chasse à l’acidité est ouverte . Mais comment alors expliquer que les hospitalisations pour gastralgie se révèlent être, dans plus de 50% des cas, des pathologies liées à un manque d’acidité de l’estomac.

Il faut donc repenser le problème dans sa globalité en reprécisant le rôle de l’acidité de l’estomac et en testant simplement celle-ci afin de vérifier son niveau.

Le rôle nécessaire de l’acidité gastrique:

Pour permettre la digestion, l’estomac doit produire de l’acide chlorhydrique et maintenir une forte acidité (Ph 2). C’est grâce à cet acide que les aliments vont se dissoudre et que les bactéries ne pourront pas se développer dans l’intestin grêle.

En tant normal, la paroi intérieure de l’estomac est recouverte d’une épaisse couche de matière gluante, le mucus, qui résiste à l’acide.

remontées-acides-
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Les remontées acides sont plus souvent un problème de mucus qu’un excès d’acidité. Et le recours aux médicaments ou bicarbonate de soude et autres produits alcalinisant n’arrange rien.

Bien au contraire, ils auront plutôt tendance à détruire le mucus et en, modifiant le pH de l’estomac, à chambouler tout le système digestif. A moyen terme, l’assimilation des vitamines et minéraux essentiels à l’organisme se fera moins bien.

Comment vérifier le bon niveau de son acidité gastrique ?
Des solutions simples existent via le test au vinaigre de cidre ou au bicarbonate de soude.

Le test au bicarbonate de soude :

À jeun, prendre 1/4 de cuillère à café de bicarbonate dans 25cl d’eau. Boire et observer l’apparition des premiers rôts :

  • Si vous rotez dans les 2 minutes qui suivent : situation normale
  • Si le premier rôt intervient entre 2 et 3 minutes : légère baisse de l’acidité
  • Entre 3 et 5 minutes : Hypochlorhydrie
  • Plus de 5 minutes : Achlorhydrie potentielle.

Le test au vinaigre de cidre :

En cas de pyrosis notamment, un apport d’acide soulage immédiatement si on se trouve en situation d’hypochlorhydrie. Prenez 1 cuillère à café de vinaigre de cidre dans un peu d’eau, à boire après le repas.

Si le « feu » de votre estomac diminue et que vos douleurs s’estompent, c’est que vous manquez d’acidité.

Par contre, une exacerbation des symptômes traduit un excès d’acidité.
Une bonne acidité gastrique est nécessaire et bénéfique car elle permet une bonne absorption intestinale des vitamines, minéraux et oligoéléments dépendant d’un pH gastrique bas. Une étude parue en 1999 concluait que « l’hypochlorhydrie est associée à un risque accru de cancer gastrique ».

Il est donc primordial de ne pas se lancer dans une lutte systématique contre l’acidité et de tester au préalable sa propre production d’acide gastrique. 

En fonction des résultats obtenus, on pourra se tourner vers les multiples solutions offertes par les produits naturels.

QUELLES SONT LES CAUSES DES BRÛLURES D’ESTOMAC ET DES REMONTÉES ACIDES ?

causes-remontees-acides
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Stress, aliments trop gras ou épicés, alcool… Passons en revue les éléments qui favorisent les remontées acides et les brûlures d’estomac.

Ces sensations désagréables que sont les brûlures d’estomacles remontées acides ou les régurgitations témoignent d’une chose : le contenu de l’estomac, très acide, remonte dans l’œsophage. Mais quelles sont les causes exactes de ces troubles digestifs ?

remontee-acide-symptomes
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En temps normal, il existe une barrière naturelle entre l’estomac et l’œsophage qu’on appelle le sphincter inférieur de l’œsophage  (SIO). Il ne s’ouvre que pour laisser passer les aliments.

Chez certaines personnes, ce sphincter est un peu trop lâche et laisse passer de temps à autre une partie du contenu de l’estomac, qui remonte alors le long de l’œsophage, jusque dans la gorge ou même la bouche.

PLUSIEURS FACTEURS PEUVENT FAVORISER CES REMONTÉES ACIDES

acide gastrique , plusieurs causes-Capture
acide gastrique , plusieurs causes-Capture
acide gastrique , aliments-Capture
acide gastrique , aliments-Capture

SOUVENT, QUAND JE PORTE DES VÊTEMENTS TROP SERRÉS, JE SENS QUE L’ACIDITÉ REMONTE DANS LA POITRINE.

Brûlures d’estomac, remontées acides,
ces symptômes fréquents et banals peuvent
être évités et soulagés efficacement par :

  • l’adoption de nouvelles habitudes dans la façon de prendre ses repas,
    de faire du sport…
  • des médicaments efficaces contre les reflux gastro-œsophagiens,
    disponibles sans ordonnance en pharmacie.

Acide gastrique, un faux ennemi

L’estomac est un drôle d’organe: tous les jours, cette poche de guingois produit quelque 1,5 litre d’acide chlorhydrique très concentré, de quoi maintenir un pH (mesure de l’acidité, plus un pH est faible plus une solution est acide) entre 1 et 3.

Alors même que, dans l’œsophage ou l’eau du robinet, le pH est neutre de l’ordre de 7. Pourquoi s’inflige-t-il un tel traitement?

«La nature est bien faite, explique David Séguy, gastro-entérologue au CHU de Lille et professeur de nutrition.

Cette acidité élimine une grande partie des agents infectieux que l’on ingère avec les aliments, sans pour autant attaquer les cellules de l’estomac lui-même, car ces dernières fabriquent également un mucus qui les protège.»

Une acidité donc indispensable à la digestion: elle décompose les aliments tout en stimulant l’activité des enzymes digestives.

Mais les inflammations de l’estomac ou gastrites ne seraient-elles pas dues à un excès de zèle des cellules productrices d’acide? «C’est ce que pensent de très nombreux patients, explique le Pr Séguy, mais en réalité l’hypersécrétion chronique d’acide est très rare.

acide gastrique, un faux ennemi
acide gastrique, un faux ennemi

Elle provient en général d’une tumeur qui dérègle la production de gastrine, une hormone stimulant la fabrication d’acide par l’estomac. Certes, le stress et le tabac peuvent augmenter les sécrétions acides tandis que l’âge ou l’alcool rendent l’estomac plus sensible à cette acidité, mais la plupart des douleurs gastriques ne doivent rien à l’hyperacidité.»

Les gastrites sont plutôt secondaires à une infection chronique par la bactérie Helicobacter pylori, qui favorise la survenue d’ulcères. Elles sont également favorisées par l’utilisation de corticoïdes ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène.

L’acidité peut toutefois poser problème lorsque la muqueuse de l’estomac, endommagée par un ulcère, n’est plus protégée par son mucus.

Médicaments miracles

«De la même manière, les brûlures du bas de l’œsophage, juste au-dessus de l’estomac, ne sont pas dues à une hyperproduction d’acide gastrique, précise le Pr Séguy, il s’agit en général d’un problème de “plomberie”, plus précisément d’un défaut d’étanchéité de l’anneau musculaire situé à la jonction entre ces deux organes.

acide gastrique
acide gastrique

Normalement, cette valve protectrice s’ouvre uniquement pour laisser descendre la nourriture mais quand elle dysfonctionne, le contenu acide de l’estomac reflue dans l’œsophage. C’est le reflux gastro-œsophagien (RGO).

Inondé alors d’acide auquel il n’est pas adapté, l’œsophage s’enflamme et devient douloureux. Il n’y a pas trop d’acidité gastrique, mais une acidité mal placée.»

Bref, en cas d’ulcères ou de RGO, l’acidité normale, physiologique, devient problématique car le tube digestif a été fragilisé au préalable.

Par chance, une classe de médicaments miracles a été inventée dans les années 1990, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP).

«L’oméprazole et consorts réduisent la production d’acide gastrique avec une efficacité remarquable, explique le Pr Séguy, mais ils sont à utiliser sous strict contrôle médical. Il arrive, par exemple, que leur consommation trop prolongée remplace un reflux acide par un reflux alcalin (soit le contraire de l’acidité) en provenance de l’intestin. Or ce dernier s’avère tout aussi, sinon plus, agressif que le reflux acide.»

L’ennemi n’est pas toujours celui qu’on imagine.

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