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Tyson va signer son come-back contre un adversaire «dont vous n’allez pas croire le nom»

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Tyson va signer son come-back sur le ring. Affirmant être « dans la meilleure forme de sa vie », le boxeur le plus spectaculaire de l’histoire prépare un match à vocation caritative « pour lequel le contrat sera signé dans la semaine » face à un adversaire « dont vous n’allez pas croire le nom ».

Mike Tyson n’a jamais fait les choses comme les autres. A 53 ans, celui qui est devenu le plus jeune champion du monde de l’histoire chez les poids lourds avant de passer par la case prison pour une sombre histoire de viol, déclenche toujours autant les passions.

Malgré quinze ans d’absence sur les rings, son prochain retour constitue aujourd’hui l’événement le plus attendu de la boxe mondiale.

Tyson va signer son come-back, 15 ans après

Dans une interview donnée sur les ondes de la « Young Money Radio » du rappeur Lil Wayne, Mike Tyson a en effet confirmé qu’il se préparait depuis plusieurs semaines pour ce retour entre les cordes.

« Je suis dans la meilleure forme de toute ma vie. Dieu a été miséricordieux avec moi, mec. Je vais continuer à faire ça, je me sens bien. Je pèse 104 kg maintenant.

Je me prépare, tu sais. Je me prépare à aider ceux qui ont eu moins de chance que moi. Je vais le faire, ce combat caritatif… »

Charité

Malgré le poids des ans, Mike Tyson reste un phénomène, ainsi qu’en témoigne ses petites phrases au sujet de son prochain adversaire, dont le nom n’est pas encore connu.

«Na, na, nous avons eu beaucoup de gars. Écoutez, nous avons tellement de gars qui veulent tenir ce rôle… Nous sommes en négociation, nous faisons des affaires avec des gars en ce moment. Vous n’allez pas croire les noms quand il sortiront. Cette semaine, le contrat sera signé…»

Pas question pour Mike Tyson de faire de son retour une affaire d’argent sur un plan personnel, ce come-back sur le ring n’est pas, selon lui, l’occasion de se remplir les poches.

Personnellement, il reversera tout à une œuvre de charité : « Je ne vais pas gagner d’argent. 

Probablement que l’entreprise de ma femme, parce qu’elle est partenaire, en fera. Mais ma part s’en ira (à la charité) ».

Basile Boli : «On sera à jamais les premiers»

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Buteur décisif de la finale de Munich, Basile Boli revient sur le sacre de l’OM en Ligue des champions le 26 mai 1993.

À quoi pensez-vous quand on évoque le 26 mai 1993 ?

Basile Boli : C’est le jour où on a apporté le premier trophée européen au football français, sans plus.

Sans plus ?

Sans plus, car sur le moment quand on est joueur, on espère en gagner des Coupes d’Europe. Avec le recul, on prend ensuite conscience qu’on a touché quelque chose qui était presque impossible à atteindre.

On avait le grand Milan en face, donc on se disait que si on gagnait, ce serait un exploit. On sentait qu’il pouvait arriver quelque chose et c’est ce qui est arrivé. Cette victoire nous a donné une dimension internationale qu’on n’avait pas.

Votre but victorieux doit rester un grand souvenir ?

Je ne connais pas un joueur qui dira que marquer en Coupe d’Europe, dans une finale, ce n’est pas un grand moment. C’est comme marquer en Coupe du monde.

om aprés 27 ans
om aprés 27 ans

Marquer dans cette finale m’a permis de laisser une trace dans l’histoire.

Racontez-nous l’histoire de ce but ?

Abedi (Pelé, milieu de terrain de l’OM) m’avait prévenu avant le match, que comme les Milanais étaient grands, il tirerait les corners au premier poteau. Il m’avait demandé d’y être.

Sur le but, je le vois qui me cherche avec ses yeux comme des lasers et je me dis «je vais y aller au cas où le ballon arrive, car si je n’y vais pas, il va m’engueuler…» Et le ballon est arrivé…

Revoyez-vous souvent les images de cette finale ?

Franchement, je les ai revues tellement de fois qu’elles font partie de mon quotidien (sourire). Cela fait partie du patrimoine du football français et ça fait plaisir d’en faire partie.

On a touché quelque chose qui était presque impossible à atteindreBasile Boli

La défaite de Bari deux ans plus tôt a-t-elle été bénéfique dans l’approche de cette finale ?

Évidemment, même si on n’était pas nombreux à avoir disputé la finale deux ans plus tôt, trois sur le terrain et deux sur le banc. On espérait ne pas revivre ce qu’on avait vécu.

La préparation a été différente, plus détendue. Et pendant le match, une fois qu’on a ouvert le score, on s’est accrochés. Il restait 45 minutes à jouer et la deuxième mi-temps m’a paru durer deux jours… On avait l’impression que l’arbitre se trompait sur son chrono.

Après le coup de sifflet final, à Munich puis au retour à Marseille, quel a été l’accueil du public marseillais ?

C’était l’apothéose. Un grand moment pour l’histoire du club, mais aussi du football français. Cela a généré une ferveur incomparable dans la région. On sera à jamais les premiers, comme le disent les supporteurs.

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Vingt ans plus tard, aucun autre club français n’a réussi à remporter cette Coupe d’Europe. Cela vous rend-t-il plus fier de votre succès ?

Oh, non… Sans démagogie, j’espère qu’un autre club pourra nous succéder au palmarès. C’est important pour le football français.

L’OM par exemple…

(Sourire) Cela risque d’être compliqué. C’est là qu’on voit l’intelligence, l’opiniâtreté et l’envie de Bernard Tapie. À l’époque, les frontières n’étaient pas ouvertes. Il ne fallait pas se tromper sur le recrutement des trois joueurs étrangers. Avec eux et en prenant les internationaux français, il a fait un grand boulot. Et pour ça, il mérite la reconnaissance.

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Retour – Marseille /Milan AC- 26.05.1993 -Munich- Finale Coupe des Clubs Champions C1 – foot football – largeur attitude joie victoire coupe trophee aeroport avion joie OM archive archives Deschamps

L’affaire VA-OM a ensuite rapidement éclaté et précipité le club en D2. Sans cela, le club aurait-il pu vivre encore de belles choses les années suivantes ?

J’en suis sûr. Parce que Marseille, c’est la passion ! Ce côté passionnel donnait des ailes aux joueurs qui arrivaient là-bas. On n’aurait peut-être pas gagné de nouvelle Coupe d’Europe mais le club aurait été sur un meilleur chemin.

J’ai une pensée pour tous les gens qui ont bâti cette histoire avec nous, même si ensuite, il y a pas mal de choses qui ont cassé notre beau joujou.

Je voudrais en profiter pour rendre hommage à Raymond Goethals. On l’a un peu oublié dans cette finale car pas grand monde n’est allé le voir après la victoire et parce que vu son âge, il ne pouvait pas courir ou sauter.  Ce Monsieur a marqué le football et je ne veux pas qu’on l’oublie.

Quelles relations avez-vous conservé avec vos coéquipiers de l’époque ?

On a la chance d’avoir l’OM Stars Club et depuis que ça existe, on se retrouve régulièrement pour des tournées, des matches amicaux. Et on a plaisir à se retrouver. Cette idée d’OM Stars Club est importante car en France, on n’a pas toujours la culture des anciens dans les clubs.

On essaye souvent de les écarter. Créer ce club permet aux gens de la région de revoir les anciens joueurs qui ont marqué l’histoire de l’OM. Et je suis content de revoir les copains lors de ces matches.

Et quand vous revenez à Marseille, quel accueil recevez-vous ?

Je fais partie de l’histoire du club, je ne peux pas l’enlever et personne ne pourra me l’enlever. Pas même les dirigeants actuels. Le palmarès est là.

Vous avez l’impression que les dirigeants actuels de l’OM voulaient éviter de célébrer cet anniversaire ?

Le club nous a contactés tardivement. Ils ont attendu que l’équipe obtienne sa qualification pour la prochaine Ligue des champions pour décider de nous inviter. Sinon, ils ne l’auraient pas fait…

On va y aller pour les Marseillais car le lien avec les supporters, on ne peut pas nous l’enlever. Notre victoire de 1993, c’est une grande page de l’histoire du club.

OM 93, 26 ans déjà…

Mary Pierce en exclusivité  : « Le Central de Roland-Garros est l’endroit que j’aime le plus au monde »

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Mary Pierce en exclusivité. Vingt ans après son titre à Paris, l’ancienne numéro 3 mondiale ouvre son album souvenirs.

Mary pleine de grâce. Portée par sa foi, elle atteint la félicité le 11 juin 2000 Porte d’Auteuil. « Le meilleur moment de ma carrière », savoure-t-elle.

Roland-Garros, incontournable du printemps, devait débuter le 24 mai. Reporté en raison de la pandémie de Covid-19, les ­Internationaux de France devraient se disputer du 20 septembre au 4 octobre.

En attendant, Mary Pierce, 45 ans, se souvient. Il y a vingt ans, elle devenait la première Française à s’imposer dans les Internationaux de France depuis Françoise Dürr en 1967 : « J’ai l’impression que c’était hier. C’est passé trop vite », raconte-t-elle au Figaro.

Vingt ans après, quelle image gardez-vous ?

Mary PIERCE. – Le moment le plus fort, c’est la balle de match en finale face à Conchita Martinez. Toutes les émotions positives m’ont traversée en même temps. J’ai essayé de penser que c’était un point comme les autres. C’était magnifique de voir tout ce travail, toutes ces larmes, tous ces efforts, récompensés.

Quand j’ai gagné mon premier Grand Chelem (l’Open d’Australie, en 1995), j’étais évidemment très heureuse, mais gagner en France en tant que Française, devant mon public, c’était unique, quelque chose de fort, puissant, magique.

Quand avez-vous pensé : « Ce Roland-Garros est pour moi » ?

Quand j’ai gagné mon premier tour sur le Central (contre Tara Snyder), c’est comme si j’avais entendu une petite voix en moi qui me disait : « C’est peut-être cette année… » Je n’ai rien dit à personne, j’ai gardé ça pour moi. Et, finalement, c’était vrai, c’était mon année.

Gardez-vous encore des souvenirs précis de vos victoires contre Seles en quart, Hingis en demie et Martinez en finale ?

Je n’ai pas une très bonne mémoire d’une façon générale (sourires). Je me souviens de certains points, de certains moments, mais pas comme ceux qui se souviennent du score, du moment où ils ont breaké… Ce dont je me souviens le plus, c’est l’émotion et les moments forts sur le Central. C’est l’endroit que j’aime le plus au monde.

Mary PIERCE - Roland Garros 2000 - FInale 10.06.2000 - trophee joie victoire sourire largeur
Mary PIERCE – Roland Garros 2000 – FInale 10.06.2000 – trophee joie victoire sourire largeur

On imagine quand même que vous n’avez pas oublié ce fameux lob entre les jambes face à Seles en quart de finale

Oui, c’est le plus beau coup de ma carrière. Je le faisais parfois pour m’amuser à l’entraînement. Dans l’échange, elle me faisait courir de droite à gauche, et la balle, alors, arrive sur moi, et il n’y avait rien à faire d’autre qu’un coup réflexe.

J’ai sauté, tapé la balle entre les jambes. Je ne m’attendais pas à la toucher et que ce soit en plus un lob gagnant. Quand je revois les images, je m’étonne moi-même, je ne savais pas que je pouvais sauter aussi haut (sourires) !

Dans quel état d’esprit aviez-vous abordé la finale, six ans après votre finale perdue contre Arantxa Sanchez ?

J’étais jeune, en 1994 (19 ans), j’étais extrêmement nerveuse, je n’avais pas dormi. Puis, j’avais gagné l’Open d’Australie (1995) et disputé une finale (1997). J’avais donc une certaine expérience.

Je me suis dit : « Essaie d’être le plus détendue possible, pas stressée, de profiter de ce moment. » De toute façon, je ne peux pas contrôler si je joue bien et si je gagne, je peux juste prendre du plaisir sur le terrain, et le reste, c’est Dieu qui le contrôle.

«Le moment le plus fort de ma vie, c’est quand j’ai rencontré le Seigneur.»Mary Pierce

Votre foi chrétienne vous a-t-elle aidée dans cette épopée ?

Le moment le plus fort de ma vie, c’est quand j’ai rencontré le Seigneur. J’ai été élevée dans la religion catholique, mais, en mars 2000, ma foi s’est approfondie, et c’est là où ma vie a complètement changé.

Mon cœur était guéri de toutes mes blessures du passé, et j’ai pu alors pardonner à mon père (décédé en 2017, cet ancien détenu avait été exclu des tournois pour des comportements régulièrement excessifs, NDLR). 

Dieu m’a donné le talent de jouer au tennis, et je voulais faire le mieux possible pour le Seigneur. J’arrivais donc, cette année-là, à ­Roland-Garros avec un autre esprit, une autre mentalité, et ça m’enlevait beaucoup de pression et de stress.

Quelle a été l’importance de la présence de votre frère David ?

C’était mon coach, et c’est aussi grâce à lui que j’ai gagné le tournoi. Il m’a amenée à étoffer mon jeu et à mieux jouer sur terre battue. Il m’aidait aussi sur le plan mental et émotionnel, tout en me faisant rire tous les jours.

Il m’avait vu traverser les moments difficiles sur le court avec mon père. C’était fun et léger avec mon frère.Dans votre carrière, vous n’avez pas été épargnée par les blessures.

Lors de cette quinzaine où vous avez gagné le simple et le double, votre corps a pourtant tenu le choc…

Roland-Garros est très physique. J’étais très en forme. J’avais beaucoup bossé sur la force, la vitesse, l’endurance…

Mais j’avais eu une blessure juste avant le tournoi, et je ne savais pas trois jours avant si je pourrais le jouer ! Il y avait beaucoup de soins à faire avant les échauffements et après les matchs.

J’étais souvent la première arrivée et la dernière à partir du stade. Contre Hingis, en demi-finale, j’avais des crampes à la fin. On me faisait des perfusions pour récupérer, sinon je crampais partout…

A LIRE AUSSI – Pourquoi Yannick Noah demeure, à 60 ans, la figure majeure du tennis masculin français

Cette année- là, vous l’aviez également remporté le double avec Hingis. Quelle partenaire était-elle ?

Martina est devenue une copine. J’étais contente de jouer avec elle. On s’est bien amusées. On s’entraînait ensemble, aussi avec sa maman, qui était très sérieuse, qui ne rigolait pas. J’ai appris beaucoup de Martina, sa manière de fonctionner, c’est une joueuse très intelligente sur le court, comme une joueuse d’échecs. Moi, je m’appuyais plus sur ma puissance et mon jeu offensif. Nos jeux se complétaient bien.

Mary PIERCE - ROLAND GARROS 2000
Mary PIERCE – ROLAND GARROS 2000

Le rapport avec le public parisien a changé en 2000. Il n’avait pas toujours été tendre avec vous…

Quand le public ou la presse n’étaient pas sympas avec moi, ça me faisait mal. C’était dur pour moi de me sentir pas aimée par les Français. Après, leur regard a changé et j’ai grandi et mûri. J’ai compris pourquoi le public était dur avec moi, et lui a vu que je faisais le maximum.

On disait : « Mary Pierce est française quand elle gagne et américaine quand elle perd. » Cela vous blessait ?

Il faut m’accepter comme je suis. Je ne suis pas cent pour cent française. Je suis née au Canada. J’ai grandi aux États-Unis.

Mon papa était américain. Ma maman est française. Mon père a choisi pour moi quand j’avais 13 ans. Je suis partie habiter en France, alors que je n’avais jamais étudié le français. L’anglais est ma langue maternelle.

Aujourd’hui encore, j’ai un accent et je fais des fautes quand je parle. La fédération américaine était prête à aider ma famille, à condition que je travaille avec un coach fédéral, et mon père a refusé.

Ma maman a alors demandé de l’aide à la fédération française, qui a répondu positivement. Je me suis entraînée au CNE à Paris, et, à partir de là, j’ai été fidèle à la France. J’ai vécu la moitié de ma vie aux États-Unis et la moitié de ma vie en France.

Je suis un mélange, et je pense que c’est ça qui fait ma force et qui me rend unique. Et j’arrivais à bien gérer mentalement la pression quand j’abordais Roland-Garros, ce qui n’était pas toujours le cas avec nos meilleurs joueurs ou joueuses…

«Aujourd’hui encore, je ressens que je ne suis pas acceptée comme Mary la Française.»Mary Pierce

Alors qu’on parle encore beaucoup du succès de Yannick Noah en 1983, on évoque moins le vôtre. Comment l’expliquez-vous ?

La France est un pays où les hommes comptent plus… C’est ainsi. Mais la dernière fois où la France a été titrée à Roland-Garros en simple, c’était moi. J’ai disputé trois finales (1994, 2000 et 2005). Quel est le représentant français qui a fait ça dans l’histoire du tennis moderne ?

Aujourd’hui encore, je ressens que je ne suis pas acceptée comme Mary la Française. Je ne le comprends pas. Dans L’Équipe Magazine qui va sortir samedi, en une, il y a une petite photo de moi et une grande de Guga (Kuerten, lauréat en 2000).

 J’ai beaucoup de respect pour lui, mais ce n’est pas normal. Si c’était Amélie (Mauresmo) ou Yannick qui avaient gagné il y a vingt ans, on les mettrait encore en grande photo… J’ai joué pour la France toute ma carrière, gagné deux Fed Cup en 1997 et 2003 et disputé trois fois les JO…

A LIRE AUSSI – Roland-Garros réfléchit plus que jamais au huis clos

En raison du Covid-19, l’incertitude règne sur la tenue de Roland-Garros cette année. S’il se déroule à l’automne, l’imaginez-vous à huis clos?

Jouer à huis clos, en tant que joueuse, je n’aimerais pas. On a envie de jouer devant son public, dans un stade rempli. Mais je comprends aussi l’urgence. Les joueurs ont besoin de reprendre le ­travail…

Quel est votre regard sur le tennis féminin français actuel ?

Depuis Amélie et moi, sans oublier la victoire de Marion Bartoli (Wimbledon 2013), il n’y a pas eu de grands succès. Juste des éclairs avec Kiki (Mladenovic) et Caro (Garcia) en simple.

En double, elles ont été numéro un mondial, c’est dommage qu’elles n’aient pas continué à jouer ensemble. Je ne vois pas qui va prendre le relais, même si la jeune Diane Parry, a un jeu intéressant qui fait penser à Amélie (Mauresmo).

TOUJOURS IMPLIQUÉE DANS LE TENNIS

Retirée des courts depuis 2006, et entrée au Hall of Fame du tennis, la saison dernière, Mary Pierce fait partie du conseil d’administration de la fédération internationale. Même si son camp de base reste la Floride, où elle vient de passer son confinement, elle s’était installée en 2008 dans une communauté évangélique de l’île Maurice. Tout en préparant des projets humanitaires pour les enfants d’Afrique, elle a créé plusieurs tournois dans l’océan Indien et notamment entraîné des jeunes Mauriciens. En France, elle a été adjointe de Yannick Noah en 2017 pour la Fed Cup. Et c’est tout. Un regret ? «Seul Yannick Noah l’a fait quand il était capitaine de Fed Cup En raison du Covid-19,(2017-2018), Il avait besoin d’un œil pour suivre les joueuses sur les tournois, comme l’a fait Cédric Pioline avec les hommes en Coupe Davis.» Pour l’heure, la double lauréate en Grand Chelem a notamment comme projet un livre sur sa vie. « J’ai envie de faire quelque chose qui aura un impact dans la vie des gens et qui va toucher les cœurs. »

C’était un 26 mai : Boli offre la Ligue des Champions à l’OM

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 L’Olympique de Marseille fête les 27 ans de sa victoire en finale de Ligue des champions, sur un but iconique de Basile Boli face à l’AC Milan.

C’est un moment qui fait et fera à jamais la fierté des supporters marseillais. Le 26 mai 1993, l’OM devenait le premier (et seul, à ce jour) club français à remporter la Ligue des champions.

«Marquer dans cette finale m’a permis de laisser une trace dans l’histoire», souriait Basile dans nos colonnes, héros sur corner face à l’AC Milan.

Boli , historique !

Marseille s’impose 1-0 au stade olympique de Munich et c’est tout le peuple phocéen qui jubile.

A lire aussi Revue de presse foot du 26 mai 2020 : La Juventus pose une condition à Paul Pogba pour un retour, le FC Barcelone craint la cadence infernale de la reprise

Revivez en images le but de Basile Boli, ainsi que 4 autres réalisations qui ont marqué l’histoire de l’Olympique de Marseille.

Les 10 plus beaux buts du Bayern Munich face à Dortmund

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Le Bayern Munich et le Borussia Dortmund s’affrontent ce mardi (18h30) en Bundesliga. Surnommé «Der Klassiker», ce choc fut le théâtre de buts spectaculaires.

Avec 125 confrontations toutes compétitions confondues, le Bayern de Munich et le Borussia Dortmund savent à qui ils ont affaire.

Bayern Munich face à Dortmund

Avant le choc de ce mardi, retour sur les 10 plus beaux buts inscrits par les Bavarois face aux Jaunes et Noirs.

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Au programme : un grand pont subtil de Thomas Müller sur le gardien Roman Bürki, deux frappes enroulées d’Arjen Robben, ou encore une talonnade de Ribéry à la 89e minute d’une finale de Ligue des champions pour l’inévitable Robben, en 2013.

Revue de presse foot du 26 mai 2020 : La Juventus pose une condition à Paul Pogba pour un retour, le FC Barcelone craint la cadence infernale de la reprise

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La presse sportive européenne (Juventus) a mis un focus sur le football et ses acteurs en mettant en relief : La Juventus pose une condition à Paul Pogba pour un retour, le FC Barcelone craint la cadence infernale de la reprise.

Messi tout proche de rentrer un peu plus dans l’Histoire, la condition fixée par la Juve à Pogba ou encore le Barça qui craint les cadences infernales, retrouvez dans votre revue de presse Foot Mercato les dernières informations de la presse sportive européenne.

Messi tout proche de la barre des 1 000

Lionel Messi bientôt un peu plus encore dans l’Histoire du football. En effet, ce matin Mundo Deportivo nous apprend que l’Argentin ne serait seulement qu’à 14 buts (marqués ou fait marqués) d’atteindre la barre symbolique des 1 000 buts sur lesquels il est impliqué depuis le début de sa carrière.

Avec 697 buts et 289 passes décisives avec le Barça depuis qu’il a porté pour la première fois le maillot blaugrana en professionnel, les chiffres de la Pulga sont hallucinants.

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Mais avec la reprise de la Liga le 12 juin prochain, Messi va pouvoir continuer d’écrire sa légende et atteindre la barre des 1 000. Ce sera un des enjeux à suivre durant cette fin de saison.

Juventus – Pogba devra baisser son salaire pour revenir à la Juve

Alors que Mundo Deportivo nous explique ce matin que Paul Pogba s’éloigne encore un plus du Real Madrid, le média italien Tuttosport croit savoir pourquoi.

Selon la publication transalpine, une approche assez claire de la Juventus aurait remis le milieu de terrain de Manchester United sur le chemin de Turin.

Cependant, comme l’indique le quotidien, la Vieille Dame aurait fixé une condition au retour de son ancien joueur. Il devra baisser drastiquement son salaire, car la Juve ne pourra s’aligner sur celui qu’il touche à Manchester United.

Et cela sera bien en dessous des 12 M€ par an que la Juventus aurait fixé comme une sorte de salary cap à ses futures recrues.

 «Douze millions d’euros, c’est déjà trop», aurait même indiqué le club turinois à Pogba. Reste à savoir ce qu’en pense le champion du monde 2018.

Le FC Barcelone craint les cadences infernales

L’Espagne et les clubs espagnols comptent les jours ! Plus que 14 avant la reprise de la Liga, qui a a été fixée au 12 juin voire même au 11 si Javier Tebas, le président de la Ligue espagnole obtient de pouvoir jouer une rencontre hommage ce jour-là en prime time. 

Une reprise qui enthousiasme tout le monde, mais qui suscite aussi quelques craintes. Selon L’Esportiu, l’entraîneur du FC Barcelone Quique Sétien craint les cadences qui vont être imposées à ses joueurs, avec quasiment un match tous les trois jours à partir de la mi-juin.

Avec une colonne vertébrale ayant la trentaine voire plus (Piqué, Busquets, Messi, Suarez), Sétien s’inquiète de savoir si ses joueurs vont tenir le coup et éviter les blessures. Sa gestion de l’effectif sera primordiale selon le média.

Signification des termes les plus fréquents liés au Covi-19

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Zoom sur la signification des termes les plus fréquents liés au Covi-19. La pandémie de coronavirus a introduit des dizaines de nouveaux mots et expressions dans la vie quotidienne, de la distanciation sociale à l’immunité collective.

Le virus responsable du Covid-19 (coronavirus SARS-CoV-2; coronavirus disease 2019) est apparu pour la première fois en Chine en 2019.

Il appartient à la famille des coronavirus, qui infectent le plus souvent certains mammifères ou des oiseaux et ne provoquent en général que de légers rhumes chez l’homme.

Cependant, les virus peuvent changer (muter) et s’adapter à de nouvelles conditions.

Pour les virus grippaux normaux, les experts évaluent les futures mutations et mettent au point des vaccins en temps utile avant le début de la nouvelle saison grippale pour agir contre les mutations les plus probables.

Mais que signifient tous ces mots et expressions ?

Utilisez notre outil de traduction pour rechercher et vérifier la signification des termes clés.

Quelques termes clés


Signification de Covid-19

La maladie causée par le coronavirus a été détectée pour la première fois à Wuhan, en Chine, fin 2019. Elle affecte principalement les poumons.

Signification de Aplanir la courbe

Ralentir le taux de transmission afin que le pic en termes de nombre de cas soit aplati en une courbe plus droite lorsqu’il est tracé sur un graphique, afin d’éviter qu’un nombre très élevé de cas de coronavirus ne surcharge les services de santé.

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Signification de Confinement

Restrictions de la circulation ou des activités de la vie quotidienne, quand les lieux et édifices publics sont fermés et que les gens sont appelés à rester chez eux.  Des mesures de confinement ont été imposées dans plusieurs pays dans le cadre d’efforts drastiques pour contrôler la propagation du coronavirus.

Signification de Pandémie

Une épidémie d’une maladie grave se propageant rapidement dans de nombreux pays simultanément.

Signification de Auto-isolement

Rester à l’intérieur et éviter tout contact avec d’autres personnes, dans le but de prévenir la propagation d’une maladie.

Signification de la distanciation sociale

Se tenir à l’écart des autres personnes, dans le but de ralentir la transmission d’une maladie. Le gouvernement conseille de ne pas voir d’amis ou de parents autres que ceux avec lesquels vous vivez, de travailler à domicile si possible et d’éviter les transports publics.

Signification de Virus

Un minuscule agent infectieux qui se réplique à l’intérieur des cellules vivantes de tout organisme. Les virus peuvent provoquer la mort de ces cellules et interrompre les processus chimiques normaux de l’organisme, provoquant ainsi des maladies.

Traductions relatives au coronavirus

La pandémie qui sévit actuellement dans le monde entier et peut devenir dangereuse en particulier pour certaines catégories de personnes, est causée par un nouveau coronavirus qui, selon des indications officielles, est apparu initialement dans un marché de la ville chinoise de Wuhan, où il a pu infecter les premiers humains.

A présent, des laboratoires et des instituts de recherche du monde entier s’activent en vue de mettre au point méthodes de test rapide, des vaccins et des médicaments. 

Symptômes, protection et vaccins contre les coronavirus

Une gorge sèche, un mal de gorge, un nez qui coule, de la fièvre et des difficultés respiratoires qui s’aggravent rapidement : ce sont là les signes probables d’une infection par Covid-19.

Toutefois, chez la plupart des personnes l’évolution de la maladie est plutôt bénigne et il y a aussi des patients positifs au test mais asymptomatiques.

Cependant, les personnes âgées et les personnes déjà malades appartiennent au groupe risque.

Traductions relatives au coronavirus
Traductions relatives au coronavirus

Un lavage des mains soigneux (pendant au moins 20 secondes) et le maintien d’une bonne distance par rapport aux autres personnes, vu que le virus se transmet par des gouttelettes, sont les mesures les plus appropriées contre l’infection.

Il n’existe pas encore de vaccin contre le Covid-19 sur le marché, mais partout dans le monde, des chercheurs y travaillent d’arrache-pied .

Surtout en Europe, où environ 1,7 milliard de vaccins sont produits chaque année et où, en général, 16 % du chiffre d’affaires est directement consacré à la recherche dans toute l’Europe.

La coopération internationale en matière de développement et de production de vaccins exige une communication rapide et précise par-delà toutes les barrières linguistiques, et nos traducteurs spécialisés fournissent des traductions médicales rapides dans de nombreux domaines. 

Les partenaires pour la traduction d’études cliniques offrent leurs expertise pour , de rapports médicaux, d’articles scientifiques et de déclarations de produits ou de notices.

Les traducteurs spécialisés fournissent des traductions précises et exactes et ont eux-mêmes une formation médicale.

Ils répondons rapidement aux demandes et proposons des traductions dans des délais rapides de tous les documents nécessaires dans le cadre de projets internationaux concernant le développement et la fabrication de médicaments et de vaccins.

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Attestation 100km en France : Télécharger ici ce document en numérique ou papier

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Attestation 100km à télécharger attestation de déplacement en numérique ou papier

ATTESTATION 100 KM – Même si un « élargissement » de la zone des 100 km est à prévoir, l’attestation pour dépasser cette distance reste obligatoire. Télécharger ce document ici.

[Mis à jour le 25 mai 2020 à 14h59]  Invité ce lundi dans la matinale de LCI, le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne s’est exprimé sur la limitation de déplacement de 100 km imposée aux Français depuis la levée du confinement, le 11 mai dernier.

Attestation 100km à télécharger attestation de déplacement en numérique ou papier
Attestation 100km à télécharger attestation de déplacement en numérique ou papier

Selon lui, la deuxième phase du déconfinement, qui prendra effet le 2 juin prochain, pourrait occasionner « plus d’amplitude à la mobilité » de la population et « un élargissement significatif » de la zone de déplacements autorisés.

Ainsi, l’attestation de déplacement, obligatoire pour dépasser les 100 km autorisés pour l’heure, pourrait évoluer.

 En attendant, vous devez toujours vous limiter à cette distance et pour vous aider à rester en règle, vous pouvez consulter le site Geoportail du gouvernement qui permet de calculer les distances à partir d’une carte.

D’autres plateformes et applications comme OAlley, ou encore CovidRadius, dessinent directement un cercle autour de l’adresse de votre domicile.

Pour les déplacements au-delà de cette limite, il faudra justifier son trajet par l’un des huit motifs prévus par la loi : raisons professionnels ou scolaires, motif familial impérieux, raisons médicales, convocation par les forces de l’ordre ou convocation devant une instance judiciaire, missions d’intérêt général et déplacement pour un motif immobilier.

En effet, un arrêté publié dans le Journal officiel le 21 mai 2020 permet de se déplacer au-delà de la limite des 100 km de son domicile pour un déménagement, un achat ou une location.

Celui-ci autorise « les déplacements liés à un déménagement résultant d’un changement de domicile » et « les déplacements indispensables à l’acquisition ou à la location d’un bien immobilier insusceptibles d’être différés ».

Lundi 11 mai, la France a entamé son déconfinement après 55 jours de semi-quarantaine. Mais attention, si l’attestation n’est plus demandée pour aller faire ses courses ou acheter son paquet de cigarettes, le déconfinement implique toujours des mesures strictes, à commencer par une limitation de déplacement maximum dans un rayon de 100 km de son domicile. Au-delà de cette distance, une nouvelle attestation dérogatoire de déplacement est obligatoire pour justifier son trajet.

Ce document est essentiel dans la phase de déconfinement toujours en cours et jusqu’à nouvel ordre. « Durant le confinement, la règle c’était l’interdiction stricte de se déplacer.

Désormais, les gens sont libres de circuler mais autour de leur lieu de résidence », a rappelé le ministère de l’Intérieur alors que les Français retrouvent petit à petit la liberté de se déplacer.

Ce week-end de l’Ascension, les forces de l’ordre déployées sur tout le territoire ont prévu de nombreux contrôles : elles seront très présentes dans les gares et sur les routes pour faire respecter les mesures du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

Pour que l’attestation de déplacement soit valide, elle doit être accompagnée d’un justificatif de domicile et d’un document justifiant le déplacement. Si vous ne pouvez pas présenter votre attestation lors d’un contrôle, l’amende s’élève à 135 euros.

En cas de récidive, elle peut être portée à 200 euros. Enfin, l’article 441-7 du Code Pénal prévoit jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende si une attestation ou un certificat fait état de « faits matériellement inexacts », ou « de falsification d’une attestation ou d’un certificat originairement sincère, ainsi que l’usage d’une attestation ou d’un certificat inexact ou falsifié ».

L’amende peut être contestée, mais il vous faudra entamer plusieurs démarches. Il faut tout d’abord ne pas payer, le paiement signifie l’acceptation du bien-fondé de la verbalisation et ne permet plus de contester l’amende a posteriori.

Ensuite, vous devez adresser une lettre de contestation recommandée avec accusé de réception à l’adresse indiquée sur le procès-verbal, ou faire les démarches sur le site internet de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI).

Il est recommandé de bien conserver l’original du procès-verbal mais aussi celui de l’attestation de déplacement du jour de la verbalisation

Dans quelle zone cette attestation est-elle obligatoire ?

La distance de 100 km autour du domicile est calculée « à vol d’oiseau ». Il ne s’agit donc pas du nombre de km affichés sur votre GPS par exemple. Cette distance correspond en fait à un rayon autour de votre lieu de résidence.

Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez consulter le site Geoportail du gouvernement qui permet de mesurer les distances à partir d’une carte.

D’autres plateformes et applications comme OAlley, ou encore CovidRadius, dessinent directement un cercle autour de l’adresse de votre domicile. Nous avons listé toutes les solutions pour calculer une distance à vol d’oiseau dans cet article.

Pour rappel, il est aussi possible de faire un déplacement de plus de 100 kilomètres si vous restez dans votre département de résidence, l’attestation n’est alors pas nécessaire.

Quels sont les motifs de déplacements figurant sur l’attestation ?

Les motifs valables pour que l’attestation soit acceptée en cas de contrôle sont : l’activité professionnelle, une consultation de santé, une présentation devant les forces de l’ordre ou devant une autorité judiciaire, et un motif familial impérieux, comme la visite à un proche considéré vulnérable.

Depuis jeudi 21 mai, les déplacements sur plus de 100 km « liés à un déménagement résultant d’un changement de domicile et déplacements indispensables à l’acquisition ou la location d’un bien immobilier insusceptibles d’être différés » sont autorisés. Voici les huit motifs valables tels que formulés dans l’attestation :

  • entre le lieu de résidence et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle, et déplacements professionnels qui ne peuvent pas être différés (cas n°1)
  •  entre le lieu de résidence et l’établissement scolaire effectué par une personne qui y est scolarisée ou en accompagnement d’une personne scolarisée et pour se rendre à des examens ou des concours (cas n°2)
  •  les déplacements pour consultation de santé et soins spécialisés (cas n°3)
  • le motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables et pour la garde d’enfants (cas n°4)
  •  l’obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de police administrative ou l’autorité judiciaire (cas n°5)
  • les déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction administrative ou de l’autorité judiciaire (cas n°6)
  • les déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise (cas n°7)
  • les déplacements liés à un déménagement résultat d’un changement de domicile et déplacements indispensables à l’acquisition ou à la location d’un bien immobilier insusceptibles d’être différés (cas n° 8)

L’attestation de déplacement est-elle valable pour une résidence secondaire ?

A la mi-mars, de nombreuses personnes, notamment en région parisienne, ont décidé de se rendre dans leur résidence secondaire pour mieux vivre leur confinement. Depuis le 11 mai, il faut aussi traiter ces cas particuliers.

Première information importante : ceux qui seraient restés dans leur maison de vacances peuvent se déplacer dans un rayon de 100 km autour de celle-ci, les nouvelles règles étant valables aussi bien pour une résidence principale que pour une résidence secondaire.

Le ministère de l’Intérieur autorise par ailleurs tous ceux qui veulent regagner leur domicile principal à le faire depuis le 11 mai.

Si celui-ci se trouve dans un autre département et à plus de 100 km de leur maison secondaire, ils devront se munir de l’attestation et cocher logiquement les motifs 1 ou 2.

Le mouvement inverse est en revanche interdit : il n’est pas possible de rejoindre sa résidence secondaire si celle-ci est située à plus de 100 kilomètres et hors de son département de résidence principale. 

Quels justificatifs sont obligatoires en plus de l’attestation ?

Sachez que l’attestation seule ne suffit pas si vous êtes contrôlé à plus de 100 km de votre domicile. Pour que l’attestation soit valide, elle doit être accompagnée d’un justificatif de domicile.

Il peut s’agir d’une carte d’identité si elle comporte votre adresse, mais on mentionne plus généralement une facture d’électricité, d’eau, de gaz ou bien de téléphone (y compris mobile), un avis d’imposition à l’impôt sur le revenu ou à la taxe d’habitation, une attestation ou une facture d’assurance du logement auquel vous êtes domicilié, une quittance de loyer ou un titre de propriété, un relevé de la Caisse d’allocations familiales mentionnant les aides liées au logement… 

S’il vous êtes hébergé par quelqu’un à titre gratuit, ce dernier peut rédiger une attestation d’hébergement qui aura valeur de justificatif de domicile. Pour les personnes habitant sur un bateau ou une péniche, une attestation établie par la capitainerie d’un port liée à l’emplacement peut être fournie.

Un document justifiant le déplacement peut aussi s’avérer nécessaire selon les 8 cas mentionnés ci-dessus.

Attestation de votre employeur, convocation à un examen ou à un concours, rendez-vous médical, document attestant de l’hébergement d’un proche dans un Ehpad, d’une garde d’enfant éloignée, convocation par un service de police, de gendarmerie ou de justice, nouveau bail ou document attestant d’un déménagement…

Quel est le montant de l’amende pour défaut d’attestation ou fausse attestation ?

Le ministère de l’Intérieur a indiqué le 19 mai que près de 950 procès-verbaux ont déjà été dressés depuis le 11 mai sur 200 000 contrôles. 

L’amende en cas d’absence d’attestation s’élève à 135 euros. Elle peut être portée à 200 euros en cas de récidive.

En cas de fausse attestation, la loi française prévoit dans, l’article 441-7 du Code Pénal, un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende en cas d’une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts, ou de falsification d’une attestation ou d’un certificat originairement sincère, ainsi que l’usage d’une attestation ou d’un certificat inexact ou falsifié.

Où télécharger l’attestation (PDF ou Word) et comment la remplir ?

Vous pouvez obtenir votre attestation de déplacement de plus de 100 kilomètres directement en ligne.

Celle-ci est téléchargeable en PDF sur le site du ministère de l’Intérieur.

Vous devrez l’imprimer et la remplir à la main pour vous déplacer. Une version numérique de l’attestation peut être aussi remplie directement sur cette page du site du ministère de l’Intérieur.

Une fois votre attestation remplie, vous devrez la télécharger sur votre smartphone pour pouvoir la présenter en cas de contrôle. 

L’attestation numérique générera un QR Code qui peut aussi être présenté en cas de contrôle. Tous ces documents sont disponibles depuis cette page (voir en haut de notre article).

Télécharger l’attestation 100 Km (PDF)

DECLARATION DE DEPLACEMENT

EN DEHORS DE SON DEPARTEMENT ET A PLUS DE 100 KM DE SA RESIDENCE

En application des mesures générales prises pour faire face

à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

PERSONNE CONCERNEE

Nom .………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Prénom(s) : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Date et lieu de naissance : ……………………………………………………………………………………………………………………..
Adresse du lieu de la résidence …………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..……
Je me rends le ……….…/….………/ 2020
dans la commune de  : …………….…………………………………..…………. N° du département : ………….……………………………pour l’un des motifs suivants : (cocher la case correspondante)

La résidence peut correspondre à la résidence principale ou à une résidence habituelle (résidence secondaire, résidence d’un célibataire géographique…)Un justificatif de domicile de moins d’un an doit être présenté en même temps que cette déclaration en cas de contrôle, ainsi que tout document justifiant le motif du déplacement correspondant à l’un des cas listés ci-dessous. Ces documents pourront également être présentés sur demande des entreprises de transport.

         Trajets entre le lieu de résidence et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle, et déplacements professionnels qui ne peuvent pas être différés (cas n°1).

         Trajets entre le lieu de résidence et l’établissement scolaire effectué par une personne qui y est scolarisée ou en accompagnement d’une personne scolarisée et trajets nécessaires pour se rendre à des examens ou des concours (cas n°2).

         Déplacements pour consultation de santé et soins spécialisés ne pouvant être assurés à distance ou à proximité du domicile (cas n°3).

         Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables et pour la garde d’enfants (cas n°4).

         Déplacements résultant d’une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de police administrative ou l’autorité judiciaire (cas n°5).

         Déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction  administrative  ou  de l’autorité judiciaire (cas n°6).

         Déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande de  l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise (cas n°7).

Fait à : …………………………….. le : …………./………… / 2020

Signature :

Quelles sont les autres attestations de déplacement nécessaires ?

Deux autres attestations de déplacement sont nécessaires, mais elles ne vous concernent que si vous utilisez les transports en commun en Ile-de-France. Pour résumer, trois attestations différentes restent donc en vigueur :

  • La nouvelle attestation de déplacement impérieux, pour ceux de plus de 100 km. Rappelons que ces déplacements sont normalement interdits et doivent être justifiés (besoins d’un proche comme une maladie grave, un décès ou l’exécution d’un jugement comme celui devant décider de la résidence d’un enfant). 
  • En Île-de-France, une attestation employeur est indispensable pour emprunter les transports en commun lors des heures de pointes les jours ouvrables.
  • Enfin, une attestation est nécessaire pour emprunter ces mêmes transports en commun en Ile-de-France si vous n’êtes pas salarié pour des motifs impérieux (consultation médicale, convocation par une autorité judiciaire ou policière…).

Pinet Laprade pensait du Sénégal et des Sénégalais durant 20 ans…

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Couv-Gouverneur
Couv-Gouverneur

Pinet Laprade , gouverneur colonial du Sénégal, pensait négativement du Sénégal et des Sénégalais… La revelation est faite par l’Ingénieur et économiste de formation, Jacques qui est désormais aussi auteur. Il a co-signé avec le journaliste et écrivain français François Salvaing l’ouvrage « Le gouverneur et sa gouvernante », sorti courant 2015 en France.

Jacques Carol a été à Dakar, la même année (2015) pour deux cérémonies de présentation du livre qui raconte une histoire d’amour inédite entre l’ancien gouverneur du Sénégal Pinet Laprade et une Sénégalaise du nom de Marie Assar dite Marie Peulh. Ce ne sont que des faits réels qui sont racontés dans l’œuvre, selon M. Carol car tirés d’un lot de lettres d’Emile Pinet Laprade.


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Comment est né ce livre, le gouverneur et sa gouvernante ? 

Ce n’était pas évident a priori. Je ne suis pas écrivain. J’ai entamé il y a 8 ans des recherches sur des personnes originaires de mon département qui est dans le sud de la France et qui s’appelle l’Ariège. Je faisais des recherches sur les relations entre les gens de ce département et l’Afrique.

Car il y a beaucoup de gens originaires de ce département qui sont d’ailleurs venus en Afrique. Il se trouve qu’un gouverneur du Sénégal Emile Pinet Laprade était également originaire de ce département.

J’ai cherché à savoir s’il avait dans sa ville d’origine des descendants. Je suis tombé sur une de ses descendantes indirectes qui est une de ses arrières petites nièces.

Cette dame ne savait pas grand-chose sur son ancêtre mais m’a dit qu’elle possédait des lettres. Elle m’a montré deux cartons.

Evidemment, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai obtenu d’elle de pouvoir aller dépouiller, de pouvoir les lire et en prendre connaissance.

Ces lettres n’étaient pas classées et étaient complètement en désordre. Je suis allé chez elle et elle a laissé un des cartons à ma disposition. J’ai commencé à lire les lettres et je me suis rendu compte que c’était un travail colossal.

C’est alors qu’elle m’a proposé d’apporter les lettres chez moi et c’est comme ça que j’ai pu les dépouiller calmement.

J’y ai passé beaucoup de temps et je les ai toutes retranscrites sur ordinateur. Il y en avait 1300 plus des documents, des photocopies, etc.

Une fois que j’ai terminé de les mettre par ordre chronologique, j’ai identifié les thèmes qui étaient abordés dans les lettres. Certaines missives étaient sans intérêt.

Elles ne parlaient pas des relations avec le Sénégal. Des lettres purement familiales. Et d’autres avaient beaucoup d’intérêt.

C’était celles qu’il avait adressées à sa famille et que la famille avait conservé et celle que lui Emile Pinet Laprade avait reçue pendant son séjour au Sénégal. Il a duré 20 ans. Il est arrivé comme simple lieutenant et a fini gouverneur.

Il est mort d’ailleurs au Sénégal, à Saint-Louis en étant gouverneur. Il y avait des lettres officielles. Il y avait même des lettres de la main de Faidherbe qui ont été rapatriées par la suite en France. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose parce qu’elles apportaient des éléments nouveaux. 

Comme quoi par exemple ? 

Des compléments d’information sur la carrière de Pinet Laprade, sur ses activités par exemple. On trouvait une trace à travers les lettres, d’une relation qu’il a eue avec une Sénégalaise qui s’appelait Marie Assar dite Marie Peulh. Cette dernière l’a accompagné jusqu’à son décès.

Elle est venue en France trois fois avec Pinet Laprade pendant ses congés. A mon avis on lui donnait une chambre de bonne. 

Elle n’était pas reconnue comme la compagne de M. Laprade dans la famille ? 

Je ne sais pas. Dans une lettre, elle écrit à la sœur de Pinet Laprade pour lui dire qu’elle a oublié un bijou qu’Emile, qui n’était pas encore gouverneur, lui avait donné.

C’était un bijou de famille venant de sa mère. Donc, il lui offrait des trésors de la famille.

Et elle précise qu’elle l’avait peut-être oublié dans la commode qui était dans la chambre du gouverneur. Cela veut quand même dire beaucoup de choses. Bref, disons qu’elle a été acceptée.

Au moment du décès, elle a écrit une lettre à la famille pour raconter les circonstances de la mort et pour parler d’elle aussi.

Elle dit « moi qui aie vécu 20 ans avec lui maintenant, qu’est-ce que je fais ? ». On a dû lui répondre mais on n’a pas trouvé ces lettres.

On sait qu’elle est venue dans la famille Laprade en France. Ils ont signé un accord pour décider qu’elle reste dans la famille et qu’à sa mort, elle laisserait tout ce qu’elle avait, en particulier des terrains et au moins une maison que le gouverneur lui avait fait construire. 

S’il y avait un accord pourquoi a-t-elle alors traduit en justice la famille du gouverneur ? 

Les choses ne se sont pas passées comme prévu. Je ne peux tout raconter ici (il sourit). Elle a été mise à la porte.

Mais elle est restée dans le village puisqu’elle y avait des connaissances ; y étant venue trois fois. Elle a fait un procès à la famille.

Elle a gagné le procès en France. Ce qui est quand même assez remarquable. Après, elle a fini à Dakar. C’est avant-hier seulement qu’on m’a donné son acte de décès. Elle est morte en 1888. 

Auriez-vous retrouvé sa famille ici à Dakar ? 

Non, je n’ai pas retrouvé sa famille. Je pense d’ailleurs qu’elle n’avait plus de famille. Car dans les lettres on parle de la mort de sa mère à Saint-Louis. Et on parle aussi de la mort d’un frère. Mais on ne parle pas d’autres personnes.

Et elle n’a pas eu d’enfants. J’ai retrouvé l’acte de décès sur internet. Officiellement, je ne lui connais pas de descendants. 

A votre avis comment Marie Assar, une Noire, a pu gagner un procès en France contre des Blancs au début de la 3 ème République ? 

Je pense que c’est intéressant parce que j’ai vu les actes du procès. Il y a 25 attendus (ndlr : arguments du juge pour expliquer sa décision dans le lexique juridique). C’est important. C’est un sujet qui a été travaillé. Il n’a pas été bâclé.

D’abord il faut dire que la partie adverse c’est-à-dire la sœur et le beau-frère de Pinet Laprade (ndlr : c’est contre eux que Marie Assar a intenté un procès) connaissaient les questions de droit.

Le beaufrère du gouverneur était un notaire. Il avait donc une certaine notoriété et une situation en plus.

Maintenant, pour ce qui ressort des attendus je pense vraiment que les juges ont pris en compte la nature des relations qui ont existé entre Pinet Laprade et Marie Assar.

Ils en ont conclu qu’elle avait des droits sur les bijoux qu’on lui avait donnés, les services qu’elle avait rendus à la famille. Et aussi du fait que la partie adverse avait signé un contrat qu’elle n’avait pas respecté.

Ce qui mettait Marie en position de force. Ses droits ont été validés, respectés acceptés par le tribunal. Cela montre que la justice peut être juste. 

Peut-on considérer que la France de cette époque était beaucoup plus équitable que celle d’aujourd’hui qui fait de plus en plus confiance aux nationaux ? 

Je ne sais pas si on peut dire tout à fait cela. Mais je peux dire que les situations ne sont pas tout à fait comparables. Son cas est pratiquement unique.

Et cela s’est passé dans une petite ville où à l’époque il y avait 80 habitants. Ils n’avaient pratiquement jamais vu d’Africains.

Et elle était une Africaine liée à quelqu’un qui avait une situation prestigieuse. Il était militaire de formation et gouverneur.

Elle a aussi bénéficié de cette situation par rapport à Pinet Laprade. Je vous ai dit qu’elle écrivait des lettres mais je crois qu’on les lui écrivait.

Je pense quand même qu’elle devait savoir écrire. En tout cas, tout indique qu’elle sait parler français très correctement. Personne ne fait jamais de remarques sur les difficultés qu’on a pour parler avec elle. 

Vous l’imaginez comment vous ? 

Je crois que c’est quelqu’un qui avait un savoir-faire, qui savait comment se présenter aux autres. Je pense qu’elle était très gentille, très aimable.

Elle envoyait des cadeaux à la famille et demandait aussi qu’on lui envoie des robes, etc. il y avait un échange permanent.

Elle a fini par être acceptée sans qu’on ne regarde si elle est noire ou blanche. Les choses se sont gâtées, je crois, quand il s’est agi d’argent.

Je pense, je n’en suis pas sûr, qu’ils se sont rendu compte qu’elle avait moins d’argent qu’ils ne pensaient.

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Et que finalement, cela n’en valait pas la peine. C’est pour cela qu’ils l’ont mise à la porte. Les relations ont pris en ce moment-là disons une tournure très raciste.

C’est-à-dire au lieu de « ma chère Marie » ça devient « la négresse ». Le problème peut-être aussi lié au comportement de Marie Assar. Elle avait, semble-t-il, quelque fois des comportements un peu fantasques.

Je l’explique par le fait que les choses lui étaient un peu montées à la tête. Ses relations avec Pinet Laprade ont commencé alors qu’elle était très jeune.

Vous imaginez une gamine qui vit avec un militaire français, qui lui accorde une certaine fidélité qui l’amène en France, etc.

Tout cela lui a un peu monté à la tête. Après, elle devient pratiquement la compagne du gouverneur, la première dame du Sénégal si on peut dire.

Ce n’était pas évident. Une autre ne saurait peut-être pas su arriver là où elle est arrivée.

Malheureusement, tout s’est effondré parce qu’il est mort. Elle dit d’ailleurs dans l’une des lettres « le gouverneur est mort sans laisser de papiers ». Il ne lui a rien laissé. Et c’est cela aussi l’objet du litige. 

Physiquement, elle était comment ? 

Physiquement, on n’a aucune idée. Personne n’en parle. On ne dit pas si elle est grande, petite ou autre chose.

On sait qu’elle s’est fait souvent photographier. On parle de photos dans les lettres. Mais je ne les ai pas trouvées.

La descendante qui m’a prêtée les lettres m’a aussi prêtée des photos et des gravures de l’époque qui appartenaient à Pinet Laprade. Mais il n’y a pas de photos de Marie. Il est possible qu’elles aient été détruites après.

Etait-ce vraiment une histoire d’amour qui les liait ? 

Je pose la question lors de mes conférences. Je crois qu’il y a une part d’intérêt et une part d’amour certainement. L’intérêt pour Pinet Laprade, c’est son confort.

Il a quelqu’un qui lui rendait service, qui est à sa disposition. Il est bien. Il est tranquille. Mais je pense qu’il l’a quand même aimé. 

On peut dire que Marie Assar n’a connu que Pinet Laprade ? 

Oui, tant qu’il était vivant. Parce qu’après, elle en a connu beaucoup d’autres. Elle avait aussi un intérêt c’est évident de rester avec Pinet Laprade. Mais cela n’exclut pas qu’il y avait de l’amour réciproque. 

Marie Assar ne sonne pas sénégalais. Etait-ce un nom d’emprunt ? 

Moi qui ai un peu vécu au Sénégal cela m’a frappé de retrouver ce nom. Je connaissais des Sarr mais je ne connaissais pas des Assar. Dans toutes les lettres on l’écrit comme ça y compris sur les actes.

Par exemple, il y a un acte notarié original qui a été fait pour la vente d’un terrain à Dakar que Pinet Laprade lui a acheté et on y a écrit Marie Assar.

Sur l’acte de décès aussi elle est appelée Marie Assar dite Marie Peulh fille de Clédor Assar de Saint-Louis.

Et elle est née à Saint-Louis. Je pense qu’elle a été élevée chez les sœurs c’est pourquoi elle porte ce nom. Alors, ce qui est serait intéressant c’est de retrouver son acte de naissance. 

Au-delà de l’histoire d’amour racontée dans le livre, y a-t-il d’autres informations sur le séjour de Pinet Laprade au Sénégal? 

Oui, il y en a. Il y a des éléments historiques qu’on peut y retrouver. Pinet Laprade n’est pas totalement inconnu.

Il y a un livre qui a été fait par un ancien professeur, Yves Saint Martin, qui était d’ailleurs ici et qui s’appelle « Le Sénégal sous le second empire ».


Sélections pour vous !


Dans ce livre on parle beaucoup de Pinet Laprade. Il y a aussi le livre « Dakar : naissance d’une métropole », écrit par un ancien chef des archives. Ici, on parle beaucoup de Pinet Laprade.

Donc, il n’est pas inconnu. Il faut dire qu’il a eu un rôle pour le Sénégal dans le cadre de la colonisation très important beaucoup plus que n’importe quel gouverneur. 

Pourquoi dites-vous cela ? 

Parce que d’abord sur le plan militaire, il a fait beaucoup de batailles, d’expéditions dans le Cayor, contre Lat-Dior, dans le fleuve au début, ensuite en Casamance. Il est même allée jusqu’au Gabon, jusqu’en Côte d’Ivoire.

Ce sont ses fonctions qui l’y ont mené. Il a refait, puisqu’il était du génie militaire, le fort de Gorée. Il a fait construire ce qu’on appelait le gouvernement de Gorée. A Dakar, il a fait le phare des Mamelles ainsi que le port.

Ce n’était pas évident que la France s’implantât au Cap-Vert. A l’époque, il n’y avait que deux maisons.

Il y avait la maison Jaubert, dont on a fait un fort sous les ordres de Protêt, mais c’est Pinet Laprade qui l’a fortifiée ; et un couvent de religieuse qui était à l’emplacement de l’actuel hôtel de ville.

C’est cela la première occupation physique de Dakar par les Français. C’était en 1857. En 1862, Pinet Laprade a dessiné le plan de Dakar.

Ce n’était pas complet mais c’est en gros le plan du Plateau actuel. Même les noms ont été presque tous respectés. Et c’est quelques années plus tard que le plan de Dakar a été repris. 

Il n’y avait pas de populations autochtones à l’époque ? 

Sur le Cap-Vert, il y avait les « lébous ». Mais il y avait eu des accords. La France n’avait pas le droit de s’implanter mais le droit de traverser, de faire du commerce.

A partir du moment où la décision de s’implanter a été prise, les chefs « lébous » n’ont rien dit.

On leur a donné un peu d’argent, une mensualité je crois, du sucre, de la farine et du riz. Je ne sais pas exactement. Mais je sais qu’ils n’ont pas bougé. Cela s’est fait très calmement, pacifiquement, sans aucun problème. 

Qu’est-ce qui a motivé Pinet Laprade à venir au Sénégal ? 

Cela on ne le sait pas très bien. Tout ce qu’on apprend dans les lettres c’est qu’au début de sa carrière il a fait l’école polytechnique. Ensuite, il a fait un an de plus à l’école du génie militaire qui était à Metz.

A sa sortie, il est allé dans une garnison. Il a commencé à Montpellier puis à Grenoble, à Briançon et à Champs-sur-Marne.

Vous savez Champs-sur-Marne même aujourd’hui n’est pas la ville la plus joyeuse de France. Il ne devait pas s’y plaire.

Il y est resté deux ou trois mois et a demandé à venir au Sénégal. Mais on ne sait pas pourquoi. Il y a peut-être deux motivations. Parce qu’il gagnait plus en venant ici.

Et parce qu’il pensait qu’il allait avoir une carrière plus rapide. Peut-être qu’il y avait aussi quand même un goût d’aventure, de voir des choses.

Et dès les premières lettres, il montre un certain intérêt, un certain attachement. Il décrit les gens. Il dit à chaque fois, d’abord à ses parents, puis à sa sœur, qu’il allait rentrer.

Il dit « tu sais je ne vais pas rester longtemps, mais il faut encore attendre un peu parce que j’attends un grade supplémentaire ». A la fin, il dit carrément qu’il veut être gouverneur.

Mais ce qui m’a frappé, parce que j’ai lu d’autres livres de l’époque, c’est qu’il ne dit jamais du mal des Sénégalais.

Sauf au début, une fois il les juge « comme une belle race d’un naturel doux, poli mais aussi voleur ». Et il précise, c’est ce qui est amusant : « mais essentiellement par coquetterie ».

C’est-à-dire, on le voit dans ses lettres, tout le monde pouvait rentrer et sortir là où il habitait. Et quand ceux qui venaient voyaient par exemple une chemise qui traînait, elle disparaissait. Ce n’est pas vraiment du vol quoi. C’est de la coquetterie. 

Il parle de la religion, de la façon de vivre des gens ? 

Non, pas beaucoup. Il décrit des danses. Il est allé au tout début de son séjour en Gambie mais c’était à un poste qui était au bord de ce pays mais qui était français.

Et il raconte les danses qu’il y a vues. De façon enthousiaste, il dit « nous passons une soirée à Albreda pour voir les danses du pays. C’est un spectacle très curieux.


Sélections pour vous !


Tous les spectateurs se forment en cercle. Les femmes groupées sur le même côté. Les joueurs de tam-tams sont debout dans ce cercle.

Les femmes mêlent leurs chants aux bruits de ces instruments. Et le danseur ou la danseuse, car il n’y en qu’un seul qui danse, se livre à des exercices les plus curieux.

Les danseurs et les musiciens s’animent par degré. Bientôt, on voit la sueur inonder leurs corps. Ils font des bonds et leurs contorsions sont incroyables.

Lorsqu’enfin la fatigue l’emporte sur leur volonté ils se jettent ils quittent le cercle et vont se jeter sur la natte pour rétablir leur respiration.

Il y en a qui font des tours de souplesse et d’agilité bien supérieurs à ceux des saltimbanques de notre pays ». Il décrit la scène avec bienveillance. Il pouvait bien dire des danses du sauvage ou des trucs comme ça. Il aurait pu être choqué. 

Vous semblez être tombé sous le charme de Pinet Laprade ? 

Non, non je suis assez objectif je crois. Il y a deux choses qui m’ont frappé. D’une part il fait des combats. Il n’hésite pas à détruire des villages.

Il raconte à sa famille comment ils le font mais il conclut en disant que c’est une leçon donnée à ceux qui ne respectent pas l’autorité de la France.

Il ne fait pas cela par goût mais par ce qu’il estime être son devoir ; que ses autorités lui imposent. 

Vous ne ressentez pas une mauvaise conscience chez lui ? 

A côté de cela, il s’intéresse au développement et au sort des gens. Il s’est lié avec des gens comme Monseigneur Kobès qui était nonce apostolique au centre de Ngazobil, qui cultivait du coton. Il l’encourageait dans ça.

Il y avait un commerçant en Casamance qui s’appelait Bertrand Bocandé qui faisait aussi la culture du coton. Il s’intéressait vraiment beaucoup à la vie économique et il le dit à plusieurs reprises.

Il y a aussi les résultats concrets comme la construction d’un port. Il avait en premier l’idée de faire un chemin de fer entre Dakar et Saint-Louis.

Est-ce que dans ses lettres, il décrit des scènes où lui-même tue ou parle par exemple de ses adversaires ? 

Il ne parle d’eux vraiment, totalement de façon négative. Il y a des lettres entre Faidherbe et lui à propos du Damel du Cayor qui est mort (ndlr, Lat Dior).

C’est la France qui avait plus ou moins désigné son remplaçant même si le Cayor n’était pas totalement conquis. Mais il y avait une sorte de protectorat.

Alors on trouve que le remplaçant, il n’est pas bien. Parce qu’il a des défauts. Ce sont des jugements sur le comportement. Ce n’est pas absolument négatif. Il ne décrit pas vraiment ce qui se passe dans les villages.

Dans le livre on ne parle pas dans le fond de ses relations avec Lat-Dior ou tel Damel ou tel autre reine. 

Vous avez parcouru les lettres pourriez-vous nous en dire davantage ? 

Il faudrait que je m’y replonge. Cela fait maintenant quand même 5 ans que j’ai dépouillé ces lettres. Je n’ai pas tout retenu. 

On a l’impression que vous vous êtes censuré ? 

Non, je n’ai pas censuré. On a été essayé d’être le plus objectif plus possible. 

Au début de vos recherches, votre but était-il de faire un livre ? 

Non, pas spécialement. Mon idée c’était de faire un livre général sur les Ariégeois et l’Afrique. Mais j’aurais quand même pu parler dans ce livre de Pinet Laprade parce qu’il aurait pu avoir droit à 5 pages ou 10.

Mais ayant trouvé ses lettres, cette histoire qui est quand même assez imprévue, assez peu probable, il m’a paru intéressant de la raconter.

Comme je ne suis pas romancier, ni écrivain j’ai pensé au début traité cela comme un traité d’histoire disons.

Une sorte de biographie de Pinet Laprade. On m’en a dissuadé en me disant que cela n’intéresserait pas grand monde et par contre il serait mieux de mettre en évidence la relation qu’il y avait entre lui et Marie Assar.

J’ai cherché un coauteur. J’en ai trouvé un qui s’appelle François Salvaing qui est un écrivain de renom qui a eu des prix, une trentaine de roman à son actif, etc.

Il est aussi Ariégeois d’origine et lié à l’Afrique parce qu’il est né au Maroc et il a accepté qu’on travaille ensemble sur ce sujet.

On a raconté pratiquement et uniquement des faits qui sont dans les lettres. On n’a pas inventé d’anecdotes.

On a juste été obligé quelque fois, quand il y avait des trous, de faire des hypothèses qui paraissaient possibles, probables. Mais tout est tiré des lettres.

Urgent ! Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel)

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Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel)-Capture
Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel)-Capture

Évariste Ndayishimiye, ce nom rime désormais avec président du Burundi (officiel). Tenez-vous bien. C’est finalement le Général Major Evariste NDAYISHIMIYE qui est déclare vainqueur des suffrages universels. Il a été élu par les Bagumyabanga comme leur candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Ce nouvel homme fort incarne la révolution agricole au Burundi.

Le candidat du parti au pouvoir au Burundi, Évariste Ndayishimiye, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mai, en obtenant 68,72% des voix, selon les chiffres officiels annoncés ce lundi à la télévision par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Évariste Ndayishimiye , qui est-il ?

Le général Ndayishimiye, 52 ans, qui succède ainsi au président Pierre Nkurunziza, devance très largement le principal candidat de l’opposition, Agathon Rwasa, président du Conseil national pour la liberté (CNL), qui réunit 24,19% des voix.

Celui-ci avait déjà par avance qualifié ces résultats de «fantaisistes».

Evariste Ndayishimiye , un général élu pour remplacer le président Pierre Nkurunziza

Quelques mois avant les élections de mai 2020, le Burundi opte pour l’alternance. Le parti au pouvoir du gouvernement avec en tête le président Pierre Nkurunziza, a organisé une réunion afin de choisir qui placer au sommet de l’Etat lors des prochaines élections présidentielles au Burundi.

Ainsi, le général Evariste Ndayishimiye a été pointé du doigt afin de se présenter comme candidat du parti au pouvoir puis succéder au président Pierre Nkurunziza lors des élections de Mai à la tête du pays.

En effet, le congrès ayant réuni les membres du CNDD-FDD s’est tenu à Gitega au Burundi le jeudi, 26 janvier dernier. Le refus de se présenter une fois encore aux présidentielles prochained pour un quatrième mandat à la tête du Burundi est une sorte d’alternance que le président sortant Pierre Nkurunziza a engagé.

Autrefois plongé dans une crise depuis l’an 2015 , le Burundi peut enfin recouvrir sa liberté et sortir de sa crise avec cette décision qu’a prise le régime au pouvoir de placer à la tête du pays l’homme du sérail, le général Evariste Ndayishimiye.

Lire aussi Burundi : Découvrez la retraite dorée de Nkurunziza

Selon quelques diplomates, la société civile ainsi que certains opposants du pays souhaitent vivement que cette alternance engagée par le président Pierre Nkurunziza soit un signe d’espoir surtout avec une personne comme le général Ndayishimiye.

Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel)
Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel)

En fait, le général Evariste est décrit comme une personne aimable, gentille, ouvert et facile à aborder. C’est quelqu’un qui aime bien blaguer avec ses amis.

Pour d’autres, c’est le juste contraire de Pierre Nkurunziza. Néanmoins il y en a qui ne croient toujours pas en ce système où qui trouve que c’est une manière de berner le peuple.

C’est ainsi que Thierry Vircoulon, coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (IFR), déclare que : « Le général Evariste Ndayishimiye est issu du sérail, c’est un homme qui appartient au premier cercle du pouvoir depuis au moins quinze ans.

C’est le même système qui continue, il n’y aura pas de changement de régime au Burundi, il y a juste un changement de personnes ». Par ces paroles, il appelle juste le peuple burundais à plus d’attention et à se réveiller.

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