La Direction générale de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, pour faire de cette infrastructure aéroportuaire un hub international.

En effet, après avoir réussi son développement, elle ambitionne de la projeter dans sa phase ultime. C’est dans ce cadre qu’elle a lancé un projet d’étude pour la réalisation d’un centre de maintenance des aéronefs.

Il s’agit d’un projet managé par la société Aibd Sa, structure qui a piloté la construction de l’aéroport du même nom, dont la présentation des résultats de l’étude s’est tenue, ce mercredi 22 mai 2019, à Dakar.

Une rencontre que le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a présidé, en compagnie de son directeur de cabinet Augustin Faye, de son secrétaire général Babacar Ba, du directeur général de l’Aibd Sa Abdoulaye Mbodj, du directeur général de l’Anacim Maguèye Maram Ndao, notamment.

Une infrastructure dont le coût est estimé à près de 56 milliards de francs Cfa

Dans leur présentation des résultats de l’étude dudit projet, les trois experts aéronautiques de l’Adp Ingénierie ont souligné l’importance, les forces, les faiblesses et les menaces que présente la réalisation de ce centre d’entretien et de maintenance des aéronefs au Sénégal.

Mais, selon eux, l’enjeu, aujourd’hui, c’est de trouver le plus vite possible un partenaire stratégique avant que des pays concurrents tels que la Côte d’Ivoire, s’en approprient.

Pour la construction de cette infrastructure aéroportuaire de type international, les résultats de l’étude ont montré également qu’il faut une enveloppe estimée à près de 56 milliards de francs Cfa.

«Un projet structurant»

Selon le ministre du Tourisme et des Transports aériens, «en se dotant d’infrastructures pour la génération de revenus non aéronautiques, l’objectif du Sénégal est de ne pas rester en marge de la nouvelle tendance internationale qui fait des aéroports de véritables plateformes créatrices de richesses et d’emplois».

C’est pourquoi il s’est réjoui de «ce choix d’engager le développement autour de l’Aibd avec des projets aussi structurants».

Pour Alioune Sarr, ce projet de centre de maintenance est d’«autant plus pertinent qu’il s’inscrit dans une logique intégrée».

Il a, à ce titre, félicité le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, pour «son initiative d’engager une réforme aussi importante».

Avant de l’inviter à engager «immédiatement» la recherche de partenaires stratégiques afin que le projet puisse voir le jour dans les meilleurs délais.

Il a également salué «l’esprit» de l’Aibd Sa qui, selon lui, est «résolument tourné vers la réalisation de l’un des maillons essentiels du projet hub aérien».

De l’avis du ministre, la présentation de ce projet est «une étape très importante, dans la mesure où elle permettra à tous les participants de s’y imprégner afin d’atteindre l’objectif qui est de faire du Sénégal un hub aérien international».

Objectif, «trouver un partenaire stratégique»

Le Dg de l’Aibd Sa, Abdoulaye Mbodj, pour sa part, a souligné qu’après cette étude qui, selon lui, est «venue à son heure», le travail consistera maintenant à chercher et trouver un partenaire stratégique et de faire en sorte que la compagnie aérienne nationale Air Sénégal Sa soit dans la barque.

Parce que, ajoute-t-il, elle sera la première à réparer ses avions dans ce centre de maintenance aéronautique, mais également d’autres compagnies aériennes à travers le monde y seront.

A l’en croire, «la maintenance des avions est devenue aujourd’hui un marché mondial, car les centres au niveau européen sont pratiquement saturés».

Et ce projet est «une opportunité économique que le Sénégal devrait saisir avant que les autres concurrents africains le devancent».

Ce qui fait que, pour lui, «la compétition est féroce, dans la mesure où certains pays aux alentours du Sénégal y sont présents également».

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