L’Ambassade de France, l’institut français et l’Etat-major général des armées ont été visés par une attaque ce vendredi à Ouagadougou, quatre assaillants ont été abattus par les forces de l’ordre. Une attaque armée a visé ce vendredi en fin de matinée l’Ambassade de France à Ouagadougou, l’état-major des armées burkinabé et l’institut français, d’après les autorités du Burkina Faso. Sept assaillants auraient été neutralisés ou tués.

La situation sur place, dans les emprises diplomatiques françaises est “sous contrôle” selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Au moins 7 morts et une cinquantaine de blessés

Au moins sept personnes ont été tuées dont deux gendarmes et 50 autres blessées dans les attaques de Ouagadougou, selon le porte-parole du gouvernement burkinabé.

Ce vendredi, dans la matinée, “des détonations suivies de tirs nourris ont été entendus”, dans le centre ville de Ouagadougou, selon la police locale.

“L’état-major général des armées, l’ambassade de France au Burkina Faso et l’Institut français ont été touchés au cours de cette attaque qui est toujours en cours”, précisait-elle alors dans un communiqué.

Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues sur place, où des opérations ont été menées.

“Les forces de sécurités burkinabé sont mobilisées contre les assaillants, avec le soutien des forces chargées de la sécurité de notre ambassade en vue de réduire la menace”, a déclaré Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué.

Sept assaillants neutralisés ou tués

Quatre assaillants au moins ont été abattus par les forces de l’ordre au cours de l’attaque, selon le gouvernement burkinabé. Trois autres auraient été neutralisés lors de l’attaque visant l’Etat-major des armées, selon le ministère de la défense burkinabé.

Le président de la République, qui s’est rendu au Burkina Faso en novembre dernier, a déclaré suivre “très attentivement ce qui se passe”.

L’ambassadeur de France au Sahel, Jean-Marc Châtaigner, a qualifié sur Twitter les événements d’”attaque terroriste”.

Une enquête ouverte

Le parquet de Paris a ouvert une enquête une enquête pour tentative d’assassinats terroriste, à peine quelques heures après l’attaque menée par des hommes armés contre l’ambassade de France à Ouagadougou, a-t-il annoncé à l’AFP.

“Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle”, a précisé le parquet, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français.

Les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

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