Ces accusations contre Nicolas Sarkozy depuis 2007, 2013

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Nicolas Sarkozy s'entretenant avec Al Gore lors du Global Teacher Prize à Dubai ce dimanche 18 mars 2018.
Nicolas Sarkozy s'entretenant avec Al Gore lors du Global Teacher Prize à Dubai ce dimanche 18 mars 2018.

Ces juges du pôle financier enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de l’ex-dignitaire Mouammar Kadhafi.

Interview d’Edwy Plenel sur le financement libyen – extrait du Journal de TV5MONDE du 29 avril 2012

Elles ont été formulées par l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, 67 ans, et d’ex-responsables libyens, tandis que d’autres ont démenti. Dont l’ancien chef de l’Etat français qui a toujours rejeté ces accusations.

Après l’échec des négociations entre l’Arabie Saoudite et la France sur un marché d’armement, – qui aurait été piloté par l’équipe du président Jacques Chirac à l’Élysée, alors en guerre frontale avec les sarkozystes-, Ziad Takieddine s’active pour rapprocher les dirigeants libyens du cabinet de Nicolas Sarkozy, dirigé par Claude Guéant, selon Mediapart.

Mediapart qui publie en 2012 une note, attribuée à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, et laissant penser à un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Laquelle conduit à la mise en examen de l’ex-secrétaire général de l’Élysée pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

Ziad Takieddine
Ziad Takieddine

Mediapart qui publie en 2012 une note, attribuée à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, et laissant penser à un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Laquelle conduit à la mise en examen de l’ex-secrétaire général de l’Élysée pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

Alexandre Djouhri -dont la France demande l'extradition - quittant un commissariat de Londres le 16 janvier 2018
Alexandre Djouhri -dont la France demande l’extradition – quittant un commissariat de Londres le 16 janvier 2018

Les magistrats s’interrogent sur un virement de 500.000 euros perçu par Claude Guéant en mars 2008, en provenance d’une société d’un avocat malaisien. Il a toujours expliqué qu’il s’agissait du fruit de la vente de deux tableaux.

L’enquête avait connu un revirement en novembre 2016 avec les déclarations à Mediapart de Ziad Takieddine, qui avait assuré avoir remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et à son directeur de cabinet Claude Guéant -qui ont farouchement démenti-, trois valises contenant 5 millions d’euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.

Les juges s’interrogent également sur la vente suspecte en 2009 d’une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes), pour environ 10 millions d’euros, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien argentier du régime.

Les enquêteurs soupçonnent l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, 59 ans, d’être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et de s’être entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d’achat « très surévalué ».

Cet autre intermédiaire, présenté comme un personnage clé de l’enquête, a été arrêté en janvier à Londres. Il vient d’y être hospitalisé après une attaque cardiaque alors qu’une audience devant la justice britannique doit déterminer le 17 avril de son extradition ou non vers la France, prévue en juillet.

Quant à Bachir Saleh, actuellement en exil et que la justice française souhaite interroger dans le cadre de cette affaire, il a été blessé par balles fin février en Afrique du Sud. Il est visé par un mandat d’arrêt international.

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