Algérie. La condamnation en appel du journaliste Khaled Drareni suscite un tollé. Incarcéré depuis le 29 mars, le journaliste algérien Khaled Drareni, 40 ans, a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d’étudiants dans le cadre du mouvement « Hirak », le soulèvement populaire anti-régime.

Après l’annonce ce mardi de la condamnation en appel du journaliste algérien Khaled Drareni, symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, les soutiens se sont multipliés pour demander sa libération.

Car derrière cette peine de prison, c’est un mouvement populaire que le pouvoir cherche « à réduire au silence », affirme RSF.

Condamnation en appel du journaliste

Il est le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie. Ce mardi, le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné en appel à deux ans de prison pour avoir notamment critiqué sur Facebook « la corruption et l’argent » du système politique algérien.

Mais après l’annonce de cette condamnation, des dizaines de manifestants ont déployé sur la mairie du 3ème arrondissement de Paris un portrait du journaliste pour demander sa libération.

Son portrait accroché sur la mairie du 3ème arrondissement de Paris

Et ce n’est pas le seul soutien que l’ancien correspondant d’Europe 1 à Alger a reçu ces dernières heures. La mairie de Paris a annoncé son intention de prendre la parole au cours de ce rassemblement, tandis que la chaîne TV5 Monde, l’un des employeurs de Khaled Drareni, est aussi représentée.

Vendredi, un autre portrait du journaliste sera accroché sur la mairie de Lyon. Des soutiens précieux pour Christophe Deloire, directeur général de Reporter sans frontières, organisation dont Khaled Drareni est le représentant en Algérie.

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Des soutiens qui se multiplient dans plusieurs pays

« C’est évidemment un signe très positif et un signal qui, j’espère, sera reçu en Algérie », affirme-t-il. Car derrière cette mobilisation « il y a un enjeu : faire comprendre au pouvoir algérien que cette stratégie de la cocotte minute, qui consiste à vouloir réduire au silence un mouvement populaire en faisant taire la couverture médiatique, est dangereuse, explosive et sape in fine la légitimité du régime ».

Et ces soutiens se multiplient également dans d’autres pays, comme en Algérie, aux États-Unis ou encore en Tunisie.

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Vers un pourvoi en cassation

Incarcéré depuis le 29 mars, le journaliste algérien Khaled Drareni, 40 ans, a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d’étudiants dans le cadre du mouvement « Hirak », le soulèvement populaire anti-régime.

Il avait été condamné en première instance le 10 août dernier à trois ans d’emprisonnement pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ».

De leurs côtés, les avocats du journaliste préparent d’ores et déjà la riposte, et comptent se pourvoir en cassation.

© Kafunel / AFP

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