Déthié Diouf, le président du parti Visa Les citoyens rencontre depuis samedi des Thiessois de toutes les couches sociales, pour les sensibiliser au respect des mesures de prévention du covid-19 à travers l’opération ’’Corona dou Jar ci mane’’ (le corona ne passera pas par moi, en wolof).

L’objectif, selon lui, est d’infléchir la tendance haussière des cas, et convaincre les autorités de lever le couvre-feu instauré pour 12 jours à Dakar et Thiès.

Le président de Visa a consacré la matinée du mardi au rond-point Nguinth, lieu de haute fréquentation de conducteurs de moto Djakarta, de femmes qui se rendent au marché, de chauffeurs de taxi, de véhicules particuliers, etc.

La nuit, c’est le lieu convergence de vendeurs de nourriture à bas prix pour les gens à faibles revenus, a-t-il relevé. Les tenanciers de ces commerces, tout comme les gens qui arrivaient à nourrir leur famille ‘’avec 300 à 500 francs’’, souffrent en silence, du couvre-feu, a-t-il regretté.

Variant britannique du Covid-19, effet 31 décembre une semaine décisive pour la France
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Aidé de quelques personnes, il exhorte les passants, les automobilistes entre autres, à redoubler d’efforts, pour contribuer à faire baisser les contaminations. A cette étape, il dit avoir distribué un millier de masques, là ou un autre membre de l’équipe proposait du gel hydro-alcoolique aux piétons.

’’Sur 10.000 autocollants que j’avais confectionnés, il n’en reste plus que trois’’, a-t-il dit. Une partie de ces supports ont été ventilés à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, où il s’était rendu mercredi, avant de rappliquer sur Thiès son fief, afin d’y démarrer, depuis samedi la sensibilisation, qu’il compte poursuivre pendant ce qui reste des 12 jours de couvre-feu.

En lieu et place des rassemblements qui sont prohibés, le président de Visa opte pour la stratégie des autocollants, qui sont appliqués sur la face arrière des téléphones, les kiosques de vendeurs de crédit téléphonique, les motos ou encore les poteaux électriques, les fauteuils roulants de personnes handicapées, etc.

M. Déthié Diouf pense avoir touché un nombre ‘’assez important’’ de personnes, tout en espérant qu’elles relayeront le message. Les jeunes sont encouragés à prendre des photos de ces autocollants, à les publier et à les partager sur les réseaux sociaux, pour toucher le maximum de cibles.

’’Nous pensons que si cette dynamique se poursuit, au bout de 12 jours, il y a aura des raisons suffisantes pour lever le couvre-feu’’’, a dit Déthié Diouf.

Déthié Diouf sensibilise sur Covid-19 au respect des gestes barrières à Thiès

Il indique avoir lancé l’Opération ‘’Corona dou diar ci mane’’ (le corona ne passera pas par moi, en wolof), pour contribuer à mettre fin à la ‘’torpeur’’ que vit surtout la frange la plus vulnérable de la population, du fait du couvre-feu.

Pour lui, si certains acteurs comme les artistes peuvent se faire entendre et obtenir un appui de l’Etat, d’autres ne peuvent le faire.

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’’Si tout le monde sensibilise, engage sa responsabilité, je pense que la chaîne sera rompue, le taux très élevé (de contamination) va chuter de manière drastique, pour donner à l’autorité des raisons valables de lever le couvre-feu’’, a dit M. Diouf, qui est aussi président de Jeunesse action citoyenne (JAC), un mouvement citoyen et dirige la section sénégalaise de la Fédération pour la paix universelle (FPU/Sénégal).

Visa a pris le pari de se battre pour que le couvre-feu soit levé, ’’sans attitude guerrière, ni défiance de l’Etat’’, a-t-il fait valoir. ’’Il ne faut pas défier l’autorité de l’Etat, il faut contribuer à faire lever le couvre-feu’’, a dit Déthié Diouf, qui dit inscrire son action de sensibilisation dans ligne citoyenne de son parti.

Le fondateur du Cercle d’Amitié Sénégal Corée du Sud – ce pays qui a su maîtriser la pandémie par la discipline -, prône une ’’révolution des mentalités’’, consistant à ’’se faire violence, pour se discipliner’’.

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Après avoir rencontré le délégué de quartier de Nguinth, et pris contact avec des autorités religieuses musulmanes et chrétiennes, les prochaines étapes de son périple sont l’Université de Thiès, deux gares routières de la ville et le marché central.

Guéri du Covid-19, Déthié Diouf s’est investi très tôt dans la sensibilisation, en mettant en garde contre la stigmatisation dont il dit avoir souffert.

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