Coronavirus : Donald Trump souhaite un retour très rapide du sport professionnel

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Donald Trump souhaite un retour très rapide du sport professionnel
United States President Donald J. Trump leads the Coronavirus Task Force press briefing at the White House in Washington on April 13, 2020.

Donald Trump dans le Scan Sport – Le président américain a, lors d’une conférence de presse, une nouvelle fois prêché pour une reprise des championnats sportifs le plus tôt possible.

«Il faut que nos sports reprennent. Je suis fatigué de regarder des rediffusions de matches de baseball vieux de 14 ans. Les sports veulent revenir, ils doivent revenir. Les sports n’ont pas été conçus pour (cette situation), tout le concept de notre nation n’a pas été conçu pour ça. Il faut qu’ils reviennent. Nous voulons qu’ils reviennent vite, très vite.»

Ce mercredi, Donald Trump a réaffirmé son désir de voir les grands sports professionnels US, tels que la NBA ou le baseball, reprendre leurs activités le plus vite possible.

Une volonté sans doute beaucoup plus économique que par simple amour du sport de la part du président américain qui avait déjà, au début du mois, mis la pression sur les différents responsables des ligues professionnelles en ce sens.

En vain pour le moment, ces derniers préférant jouer la carte de la sécurité sur le plan sanitaire.

Pour l’instant, les ligues professionnelles restent prudentes

La NBA (basket) a ainsi été la première à suspendre sa saison jusqu’à nouvel ordre, le 11 mars dernier, après que le pivot français de Utah Rudy Gobert eut été testé positif.

Les ligues de hockey sur glace (NHL), de football (MLS) et le circuit de golf (PGA Tour) lui ont rapidement emboîté le pas.

La Ligue majeure de baseball (MLB) a, quant à elle, reporté à une date indéterminée le début de sa saison qui devait commencer le 26 mars, tout comme l’IndyCar qui ne cesse de remodeler son calendrier, tandis que la Ligue professionnelle de football américain (NFL) croise les doigts pour pouvoir débuter sa saison comme prévu en septembre.

Chaque jour, les spéculations vont donc bon train sur les scénarios imaginés par ces instances pour reprendre leurs activités et sur le choix du moment pour y parvenir.  

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La NBA et la NHL, à qui il reste un mois de saison régulière, se demandent s’il faut la finir ou avancer directement en série éliminatoire, les fameux play-offs.

La MLB envisagerait de commencer son championnat en réunissant ses 30 équipes en Arizona ou en Floride pour des matches à huis clos.

L’Ultimate Fighting Championship, plus important promoteur d’arts martiaux mixtes (MMA), a imaginé la tenue de combats sur une île privée.

Mais pour l’heure, ces dirigeants ont pour juge de paix le coronavirus. Évoquant leur entretien avec Donald Trump de début avril, les commissaires de la NBA et de la NHL, Adam Silver et Gary Bettman, sont restés sur leur ligne et ont réaffirmé que l’incertitude entourant la propagation de l’épidémie rendait impossible l’élaboration de plans fermes et encore moins leurs dates d’exécution.  

Donald Trump ne veut pas du huis-clos mais….

«De notre point de vue, nous n’avons pas de plan, même si nous avons beaucoup d’idées», a déclaré mardi le commissaire de la MLB, Rob Manfred.

«Les idées qui se concrétiseront dépendront des directives restrictives et de la situation en matière de santé publique.»

Tous ces dirigeants se rejoignent aussi sur le fait qu’ils devront probablement reprendre à huis clos, là où Donald Trump a souhaité «que les gens s’assoient les uns à côté des autres» dans les salles et stades.

Or, en vertu du système américain différent de celui en France qui donne les pleins pouvoirs au Président en la matière, ceci dépend du feu vert des autorités locales et toutes ne sont pas sur la même longueur d’onde que le pensionnaire de la Maison blanche qui, depuis sa prise de fonction, connaît une relation compliquée avec le monde sportif. 

Mardi, le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a déclaré que la reprise du sport en présence de spectateurs cet été dans son Etat était «peu probable», arguant que la perspective de rassemblements de masse était «minime jusqu’à ce que nous atteignions l’immunité collective ou que nous développions un vaccin».

À l’opposé, en Floride, le gouverneur Ron DeSantis, allié fidèle de Donald Trump, a lui émis un décret vendredi dans lequel les sports professionnels comptent parmi les «services essentiels» à son État.

La World Wrestling Entertainment (WWE), principale organisatrice d’évènements de catch, propriété d’un autre ami du président américain, Vince McMahon, n’a pas attendu pour saisir l’opportunité, en diffusant lundi des combats à huis clos et en direct, depuis son site de production de Winter Park, au nord d’Orlando. Une curieuse bataille s’engage donc outre-Atlantique alors que la pandémie continue de faire des ravages…

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