L’Elysée dément l’information ou canular selon lequel « Emmanuel Macron songerait à démissionner pour provoquer une nouvelle élection ». Le chef de l’Etat aurait évoqué cette idée, il y a une quinzaine de jours devant ses principaux donateurs de Londres au cours d’une visioconférence. L’Elysée dément.

Mise à jour 16h42 : « Nous démentons cette information. Le président de la République n’a jamais évoqué sa démission », a indiqué la présidence à BFMTV. Il « n’a jamais participé à une visioconférence avec des donateurs », au cours de laquelle, selon le quotidien, il aurait tenu ces propos.

Et si Emmanuel Macron démissionnait ? Selon les informations exclusives du Figaro, le chef de l’Etat aurait évoqué cette hypothèse au cours d’une visioconférence avec le premier cercle des donateurs 2017 de Londres.

Le président de la République plancherait sur la meilleure façon de reprendre la main après la crise sanitaire. Et plusieurs options seraient sur la table : un changement de Premier ministre, une dissolution de l’Assemblée, un référendum, ou bien une démission.

Cette dernière idée, aussi improbable qu’elle soit, aurait été émise par Emmanuel Macron lui-même, il y a une quinzaine de jours, face au premier cercle de donateurs de 2017 à Londres.

Emmanuel Macron défendu par l’Elysée 

Au cours d’une réunion, ces derniers ont eu la surprise de voir le chef de l’Etat apparaître à l’écran. Selon l’un des participants, Emmanuel Macron aurait déclaré envisager de présenter sa démission afin de provoquer une élection présidentielle anticipée, « dans les semaines ou mois à venir ».

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En démissionnant, le chef de l’Etat prendrait ainsi de court ses adversaires. « Je suis sûr de gagner, car il n’y a personne en face », aurait-il ainsi lancé à ses interlocuteurs.

Contactée par Le Figaro, la présidence explique que « par principe, nous n’écartons aucune hypothèse », mais « l’hypothèse de la démission n’a jamais été à l’ordre du jour ni même évoquée dans une réunion à l’Élysée ».

Depuis 1958, les Français n’ont été convoqués pour une élection présidentielle anticipée qu’à deux reprises : en 1969 après la démission du général de Gaulle et en 1974 à la mort de Georges Pompidou.

Comme le rappelle Le Figaro, l’article 7 de la Constitution prévoit qu’ »en cas de vacance, le scrutin pour l’élection du nouveau président a lieu […] vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance ».

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KAFUNEL.COM PUBLIÉ LE 18/09/2020 À 10H35 MIS À JOUR LE 18/06/2020 À 16H42

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