Maladies cardiovasculaires.

L’oignon contient des composés qui agissent sur différents facteurs de risques cardiovasculaires18. La majorité des études sur le sujet ont été réalisées in vitro ou chez l’animal, mises à part quelques études préliminaires chez l’humain.

L’oignon est reconnu pour sa capacité à diminuer l’agrégation plaquettaire in vitro, activité qui est toutefois 13 fois plus faible que celle de l’ail19. Notons que l’agrégation des plaquettes dans le sang augmente le risque de thrombose et, par le fait même, de maladies cardiovasculaires.

Une étude récente a révélé que l’ajout d’oignon cru à l’alimentation de porcs pendant six semaines ne modifiait pas l’agrégation plaquettaire, mais diminuait de façon significative leur taux de triglycérides sanguins20.

Il est à noter que les quantités utilisées dans ces études équivalent à une consommation quotidienne d’un demi à un oignon et demi chez l’humain.

Une étude préliminaire effectuée chez l’humain a indiqué que la consommation d’environ trois oignons moyens (500 g), dans une soupe, diminuait l’agrégation plaquettaire ex vivo (test effectué en utilisant le sang prélevé chez les sujets)21.

Toujours chez l’humain, la consommation quotidienne d’environ 220 g d’oignon cuit pendant deux semaines n’a pas permis d’observer d’effets positifs sur l’agrégation plaquettaire22.

Certaines études ont révélé que les oignons possédaient une moins grande activité antiplaquettaire après leur cuisson19,23.

L’activité antiplaquettaire serait en partie attribuable aux composés sulfurés et aux flavonoïdes(quercétine) de l’oignon. Ces deux composés pourraient agir de façon synergique22,24. Les modes d’action précis restent encore à être déterminés25.

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