Malgré une équipe très remaniée et rajeunie, les Madrilènes ont su réagir après l’échec cuisant du Clasico en signant une large victoire au score flatteur (0-3) jeudi, à Numancia, qui ouvre déjà les portes des quarts de finale de la Coupe du Roi aux joueurs de Zidane.

Ce n’est évidemment pas à Numancia, modeste cinquième de LaLiga2 (D2 espagnole), que Zinedine Zidane et ses joueurs en déplacement ce jeudi, pour le compte des 8e de finale aller de la Coupe du Roi, pouvaient espérer sauver la face après l’échec cuisant subi juste avant la trêve dans le Clasico face à un Barça, vainqueur (3-0) à Santiago-Bernabeu. Un tel affront ne s’efface pas, surtout quand il offre quatorze points d’avance au rival catalan en tête de la Liga.

Alors, à défaut d’aller chercher un 34e titre de Champion d’Espagne, ce Real, déjà lauréat cette saison d’une Supercoupe d’Europe, Supercoupe d’Espagne et d’un Mondial des clubs, s’en remet aux coupes.

Il y a la Ligue des champions à défendre face au PSG, prochain adversaire dès les huitièmes de finale de la C1 en février. Et puis il y a la Coupe du Roi qui, dans ce contexte, revêt une indiscutable importance, un trophée que les Merengues n’ont plus soulevé depuis 2014 (*).

Hernandez a eu chaud

Zidane a pourtant largement fait tourner pour l’occasion son effectif en laissant au repos Cristiano Ronaldo, Marcelo, Toni Kroos ou encore Luka Modric, alors que Karim Benzema est blessé (cuisse).

Les jeunes doublures sont de sortie, à l’image d’un Theo Hernandez qui frise la correctionnelle avec cette faute dans la surface qu’oublie l’arbitre… catalan de la rencontre (31e).

Un penalty qu’obtient en revanche Lucas Vasquez pour cet accrochage, suite à un petit pont dans la surface adverse, et que transforme le revenant Gareth Bale (0-1, 35e).

Numancia est un valeureux adversaire. Qui rêve de faire chuter le géant madrilène, mais c’est une simulation qui est sifflée dès la reprise contre Higinio, alors que tout un stade réclamait encore le penalty qui, cette fois, ne s’imposait pas (51e).

Le Sénégalais Pape Diamanka, sanctionné d’un second carton jaune pour une semelle sur Nacho, laisse à dix une équipe qui n’avait évidemment pas besoin d’un tel handicap (60e).

Mais qui pourtant frôle l’égalisation sur cette inspiration géniale d’Inigo Perez depuis le rond central, qui échoue sur la barre (76e).

Alors qu’Isco, encore sur penalty, suite à une nouvelle faute indiscutable sur Lucas Vasquez (89e), puis Borja Mayoral (90e+1) offrent un score autrement plus confortable aux visiteurs avant le retour à Madrid (0-3).

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(*) Le Barça, vainqueur en 2015, 2016 et 2017, est le triple tenant du titre de cette Coupe d’Espagne, au palmarès duquel les Catalans, s’ils venaient à conserver leur titre, rejoindraient l’Athletic Bilbao (1930-1933) et… le Real (1905-1908), seuls clubs à avoir réussi la passe de 4 couronnes consécutives.

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