Samedi 27 Octobre 2018, la présentatrice Nadine Patricia Mengue, de la chaîne camerounaise de télévision privée Vision 4, avait annoncé, au cours du JT de 20 h 30, le décès du président gabonais Ali Bongo Ondimba en Arabie Saoudite relayant ainsi une information colportée par les réseaux sociaux, dans le but certainement de faire une exclusivité sur une information non encore officielle.

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Après le démenti formel du gouvernement gabonais, la chaîne de télévision a présenté ses excuses au public camerounais surtout à la communauté gabonaise. Mais c’est sans compter avec l’épée de Damoclès, de la Haute autorité de la communication (HAC, régulateur gabonais de la communication), qui planait déjà sur sa tête.

Malgré son méa culpa au public camerounais et aux autorités gabonaises pour avoir annoncé la mort du chef de l’Etat gabonais et la réaction des autorités camerounaises, par le biais de l’ambassade du Cameroun à Libreville, qui a adressé une lettre d’excuses au directeur général de la télévision Gabon 24, la HAC, réunie en urgence mardi à Libreville a décidé d’interdire la diffusion au Gabon durant 6 mois de la chaîne privée de télévision camerounaise Vision 4.

L’autorité gabonaise régulatrice de la communication a demandé le retrait de la chaîne de tous les bouquets sur le territoire gabonais où le signal de la télévision est diffusé.

Il faut également rappeler que le gouvernement camerounais a vivement réagi dimanche dans un communiqué officiel contre la supposée mort du Président Ali Bongo Ondimba, annoncée par cette télévision privée camerounaise.

« Suite à l’annonce infondée et démentielle du décès du Président de la République Gabonais, chef de l’ Etat et Président en exercice de la CEEAC, S.E. Ali Bongo Ondimba par un média, plusieurs sanctions du Conseil national de la communication, en rapport aux dérives éthiques de déontologiques, l’Etat du Cameroun se désengage de telles conduites marginales et opposées à l’excellence des relations qui unissent leurs excellences Ali Bongo Ondimba et Paul Biya, ainsi que les peuples frères Gabonais et Camerounais », a martelé un communiqué du gouvernement camerounais.

« D’ores et déjà, des sanctions sévères en cascade seront infligées aux auteurs de cette scabreuse fausse nouvelle », insiste le communiqué du gouvernement camerounais.

L’autorité gabonaise régulatrice de la communication qui n’est pas à son premier coup, en ce qui concerne ses sanctions, avait, en août dernier, suspendu la chaîne publique française France pour avoir diffusé un documentaire qu’elle juge « subversif » sur la famille d’Ali Bongo. Peine qu’elle avait ensuite réduite à 3 mois après le tollé généré par cette sanction lourde.

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