GUERRE EN UKRAINE – JOUR 14 : Le jour où la centrale nucléaire de Tchernobyl a été privée d’électricité

0
4

L’Europe vit toujours au rythme des pluies de bombements à l’arme lourde. GUERRE EN UKRAINE – JOUR 14. Le jour où la centrale nucléaire de Tchernobyl a été privée d’électricité. Un fauteuil d’opérateur recouvert de plastique dans une salle de contrôle vide d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 20 avril 2018.

, GUERRE EN UKRAINE – JOUR 14,GUERRE EN UKRAINE ,russie,Poutine,GUERRE ,UKRAINE , JOUR 14,jour ,centrale nucléaire ,Tchernobyl , privée ,électricité,Europe,LA GUERRE EN UKRAINE AU JOUR LE JOUR,UKRAINE,RUSSIE,UNION EUROPÉENNE,VOLODYMYR ZELENSKY,VLADIMIR POUTINE,

Table des matières

GUERRE EN UKRAINE – JOUR 14 

Au quatorzième jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le nombre de réfugiés ayant quitté l’Ukraine a dépassé les 2 millions, parmi eux, un million d’enfants estime l’ONG Save The Children.

L’Ukraine et la Russie ont trouvé un accord pour cesser le feu toute la journée dans des zones d’évacuation. La centrale nucléaire de Tchernobyl, prise par l’armée russe, est coupée du réseau électrique sans « impact majeur sur la sécurité ».

Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d’accueil.

Article mis à jour régulièrement, cliquez sur ce lien pour rafraîchir.

Les points essentiels :

► L’alimentation électrique de la centrale nucléaire de Tchernobyl et de ses équipements de sécurité est « complètement » coupée en raison d’actions militaires russes, mais l’Agence internationale de l’énergie atomique affirme qu’il n’y a « pas d’impact majeur sur la sécurité ».

► Un établissement abritant un hôpital pédiatrique et une maternité a été touché par un bombardement russe à Marioupol. Au moins 17 membres du personnel de ce complexe hospitalier accueillant des enfants ont été blessés, ont annoncé les autorités locales, mais aucun n’a été tué. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié ce bombardement de « crime de guerre ».

Le nombre de réfugiés ayant quitté l’Ukraine a dépassé les 2 millions, selon le HCR. Parmi eux figurent un million d’enfants, d’après l’ONG Save The Children. Près de 140 000 exilés se sont ajoutés au décompte ces dernières 24h.

Plus de 5 000 civils ont été évacués via des couloirs humanitaires de la ville de Soumy, dans le nord de l’Ukraine. Ils sont arrivés « en sécurité » dans le centre du pays. Russes et Ukrainiens sont d’accord pour respecter des cessez-le feu autour d’une série de couloirs humanitaires afin d’évacuer les civils toute cette journée.

► L’Union européenne débranche trois banques biélorusses de la plateforme financière internationale Swift et adopte de nouvelles sanctions ciblant le secteur maritime et les cryptomonnaies, tout en ajoutant des dirigeants et oligarques russes à sa liste noire.

Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

23h45 : À Kiev, la quête pour survivre et le désir d’aider les combattants

Alors que l’étau se resserre sur la capitale ukrainienne, comment les habitants et les réfugiés de Kiev survivent-ils, tout en aidant les combattants qui se battent sur le front ?

A lire aussi

► Reportage de nos envoyés spéciaux Pierre Olivier et Bertrand Haeckler

23h24 : Le FMI approuve un financement d’urgence de 1,4 milliard de dollars pour l’Ukraine

Un fauteuil d'opérateur recouvert de plastique dans une salle de contrôle vide d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 20 avril 2018.
Un fauteuil d’opérateur recouvert de plastique dans une salle de contrôle vide d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 20 avril 2018.

23h10 : En Moldavie, élan de solidarité envers les réfugiés ukrainiens

Parmi les pays limitrophes, la Moldavie est celui qui a accueilli le plus de réfugiés proportionnellement à sa population. C’est un défi de taille pour cette nation parmi les plus pauvres d’Europe. Sa présidente a d’ailleurs récemment appelé la communauté internationale à plus de soutien.

► Un reportage de notre envoyée spéciale à Chisinau, Oriane Verdier

poutine
poutine

22h50 : Le Congrès américain veut débloquer 14 milliards de dollars pour l’Ukraine

Les élus de la Chambre américaine des représentants vont se prononcer sur une enveloppe pharamineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne, qui comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions.

Ces fonds doivent permettre à Kiev de protéger son réseau électrique, combattre les cyberattaques et s’équiper en armes défensives. Le paquet comprend également plus de 2,6 milliards de dollars d’aide humanitaire et plus d’un milliard de dollars pour soutenir les réfugiés fuyant l’Ukraine.

22h40 : La guerre en Ukraine a des répercussions jusqu’au Japon

La mise en alerte de la force de dissuasion nucléaire russe a fait voler en éclats ce qui avait toujours été un tabou dans l’archipel : sa nucléarisation éventuelle. Désormais, dans la classe politique, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer que Tokyo se dote d’armes nucléaires, jugées indispensables à sa protection. Et cette perspective suscite évidemment un énorme débat dans le seul pays du monde qui fut dévasté par le feu atomique.

A lire aussi

22h15 : Hôpital pédiatrique bombardé: le président Zelensky dénonce un « crime de guerre »

Le bombardement par la Russie d’un hôpital pédiatrique dans le port stratégique de Marioupol représente un « crime de guerre », a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message vidéo.

« Le bombardement aérien est la preuve finale. La preuve qu’un génocide d’Ukrainiens est en train de se produire. Nous n’avons jamais et n’aurions jamais commis un crime de guerre comme cela dans les villes de Donetsk ou Lougansk ou aucune région », a-t-il déclaré, en faisant référence à deux villes tenues par les séparatistes prorusses.

21h50 : Plus d’un million d’enfants ont fui depuis le début du conflit

Au moins 37 enfants ont été tués et 50 autres blessés depuis le début du conflit, a déploré la directrice de l’Unicef, Catherine Russell, dans un communiqué, se disant « horrifiée » du bombardement contre un hôpital pour enfants de Marioupol rapporté par des représentants de la ville ukrainienne.

L’invasion de l’Ukraine a poussé à l’exode plus de 2 millions de personnes, principalement des femmes et des enfants, alors qu’ordre a été donné par Kiev aux hommes en bonne santé de rester afin de combattre.

21h30 : Les exportations de blé et de maïs ukrainiens revues en forte baisse

Les exportations de blé et de maïs ukrainiens devraient être nettement inférieures à ce qui était prévu avant le début de l’attaque russe sur le pays, a indiqué mercredi le ministère américaine de l’Agriculture (USDA) dans un rapport mensuel, prévenant que le chiffre pourrait être encore révisé.

L’USDA table désormais sur 20 millions de tonnes de blé envoyées par l’Ukraine vers l’étranger sur la campagne 2021/22, soit 17% ou 4 millions de tonnes de moins que ce qui était attendu jusqu’ici, « car le conflit dans ce pays devrait perturber les exportations depuis la mer Noire ».

Le ministère américain de l’Agriculture prévoit également, dans son rapport Wasde, une diminution de plus de 8% des exportations russes, « car le transport maritime devrait être gêné par le conflit et l’application de sanctions économiques ». Russie et Ukraine sont respectivement premier et quatrième exportateurs mondiaux de blé.

21h23 : 1 207 morts civiles à Marioupol en neuf jours de siège russe

Les neuf jours de siège russe sur le port stratégique de Marioupol dans le sud de l’Ukraine ont fait un total de 1 207 morts parmi les civils, a indiqué mercredi soir la mairie sur sa chaîne Telegram.

« Neuf jours. Neuf jours de blocus de Marioupol. Neuf jours – 1207 civils de Marioupol tués. Neuf jours de génocide de la population civile », indique la mairie sur sa chaîne alors que la ville subit de violents bombardements de l’armée russe, qui ont notamment touché mercredi un hôpital pédiatrique.

21h02 : Washington rejette définitivement un transfert d’avions de combat polonais, selon le Pentagone

Guerre en Ukraine Joe Biden qualifie Poutine de « dictateur » et salue « le courage du peuple ukrainien »
Guerre en Ukraine Joe Biden qualifie Poutine de « dictateur » et salue « le courage du peuple ukrainien »

Les États-Unis ont fermé la porte à l’hypothèse de fournir des avions de chasse à l’Ukraine, citant une étude des services du renseignement américains ayant déterminé qu’une telle mesure serait « à haut risque » et pourrait être interprétée à tort par la Russie comme une escalade de la crise.

Cette annonce a été effectuée par le Pentagone à l’issue d’un entretien téléphonique entre le secrétaire américain à la Défense et son homologue polonais organisé au lendemain de la proposition de Varsovie de mettre des chasseurs MIG-29 à disposition de Washington en Allemagne. Le département américain de la Défense a indiqué que la priorité devait être donnée à la livraison d’autres armes.

20h50 : Du côté de Tchernobyl, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se veut toujours rassurante, malgré la coupure d’électricité qui affecte le site nucléaire

Impossible pour l’instant de rétablir les lignes : le site va devoir fonctionner dans les prochains jours via des générateurs diesel de secours. Et cela ne fait qu’ajouter à la pression qui pèse sur le personnel depuis le début de la guerre d’Ukraine, souligne le chercheur Benjamin Hautecouverture, qui s’inquiète de l’état physique et psychologique des techniciens locaux.

Les bonnes conditions de travail des opérateurs de centrales sont absolument nécessaires pour s’assurer qu’il n’y a pas de faille dans la maintenance et éventuellement dans la sécurité.

L’inquiétude de Benjamin Hautecouverture, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, sur l’état physique et psychologique des techniciens de Tchernobyl, Vincent Souriau

20h40 : À Versailles, premier sommet européen ce jeudi depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine.

Les 27 pays de l’Union Européenne seront représentés. Il sera question d’éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie, et des réflexions sur un nouveau plan d’investissements pour répondre à la crise économique seront également au menu, explique Alexis Bédu.

20h24 : Les autorités ukrainiennes accusent à nouveau l’armée russe d’entraver les tentatives d’évacuations de civils dans plusieurs villes assiégées

Moscou s’est engagé à respecter des cessez-le-feu locaux autour de six couloirs humanitaires. Mais l’Ukraine accuse la Russie de retenir en otage plusieurs milliers de personnes en poursuivant les bombardements.

L’armée russe a en effet souvent été l’architecte d’évacuations souvent controversées, en Tchétchénie ou lors du conflit syrien. Dans la ville d’Alep en décembre 2016, un accord conclu par la Russie prévoyait la mise en place de couloirs humanitaires qui devaient permettre l’évacuation de dizaines de milliers de civils. Des évacuations supervisées à chaque fois directement par Moscou, avec des check-points, des fouilles et des contrôles.

A lire aussi

20h06 : Le témoignage d’une réfugiée congolaise, installée en Ukraine et maintenant réfugiée en France

Parmi les plus de 2 millions de réfugiés qui ont fui l’Ukraine, beaucoup d’Africains. Certains sont déjà rentrés dans leur pays d’origine, d’autres se trouvent actuellement en Europe : Pologne, Roumanie, Allemagne, ou France.

Chan’sika Yevsieienko-Sogni est originaire du Congo-Brazzaville, et vit en Ukraine depuis trois ans. Son mari, ukrainien, est resté combattre. Elle est arrivée en France ce mercredi, et s’est confiée au micro de David Baché.

Je suis arrivée aujourd’hui à 3 heures du matin. J’ai quitté l’Ukraine depuis le 26 février. J’ai quitté dès que les bombardements ont commencé à Odessa. […] Mon mari est resté à Odessa pour combattre. C’est difficile pour moi, mais s’il le fait pour défendre son pays, je ne peux que le soutenir…, Témoignage de Chan’sika Yevsieienko-Sogni, une Congolaise d’Odessa arrivée à Paris

19h40 : La vice-présidente américaine arrive en Pologne ce soir

Ce voyage est prévu pour apporter le soutien des États-Unis à un allié de l’Otan frontalier de l’Ukraine. Il intervient aussi en plein imbroglio entre les deux pays sur les livraisons d’avions de combats à l’Ukraine, relève notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. Ces discussions seront probablement au cœur de la rencontre de Kamala Harris avec le président et le premier ministre Polonais ce jeudi, ainsi que les moyens de protéger l’allié polonais. Les États-Unis ont annoncé le déploiement de deux batteries de missiles anti-missile sur le sol polonais, des systèmes habituellement positionnés en Allemagne. Kamala Harris croisera aussi le premier ministre canadien Justin Trudeau, de passage dans le pays. Son programme comporte également des entrevues avec des réfugiés qui ont fui l’Ukraine et avec le personnel de l’ambassade américaine en Ukraine qui a quitté Kiev.

19h20 : La Turquie réunit les chefs de la diplomatie russe et ukrainien

La Turquie accueille jeudi les ministres russe et ukrainien des Affaires étrangères pour leur premier face-à-face depuis le début de l’offensive russe en Ukraine. Serguei Lavrov et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba seront reçus par le ministre turc Mevlut Cavusoglu à Antalya, station balnéaire prisée des touristes russes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a multiplié les efforts de médiation depuis le début de la crise, a fait valoir mercredi que « la Turquie peut parler à la fois à l’Ukraine et à la Russie ». « Nous travaillons pour éviter que la crise ne se transforme en tragédie », a-t-il insisté.

18h45 : Lavrov est arrivé en Turquie pour rencontrer le chef de la diplomatie ukrainienne

Des étudiants africains qui étudiaient en Ukraine dans un centre sportif improvisé en refuge à Przemysl, dans l'est de la Pologne, le 28 février.
Des étudiants africains qui étudiaient en Ukraine dans un centre sportif improvisé en refuge à Przemysl, dans l’est de la Pologne, le 28 février.

18h30 : Dans la communauté russe de France, certains voient monter un sentiment de haine

Des restaurants sont boycottés, des édifices cultuels tagués. On parle même de menaces verbales dont seraient victimes des élèves. La communauté russe regrette cet amalgame et ne veut surtout pas sombrer dans la paranoïa. À l’église orthodoxe russe de Lyon, des paroissiens de toutes nationalités se retrouvent tous les dimanches sans accrocs, comme en témoigne le diacre principal Germain Ivanoff-Trinadtzaty.

Grâce à Dieu, chez nous il n’y a eu aucune réaction, aucune dispute entre les paroissiens. Nous essayons de rester à un niveau spirituel sachant que quoi que l’on dise on peut froisser une partie ou une autre. Ce n’est pas notre intention.

Germain Ivanoff-Trinadtzaty, diacre principal de l’Église orthodoxe russe de Lyon

18h08 : Les forces russes tuent délibérément des civils en fuite, selon Human Rights Watch

L’ONG a mené l’enquête sur le bombardement dimanche dernier d’une route au sud de Irpin, sur laquelle se trouvaient des centaines d’habitants fuyant les combats. L’attaque aurait coûté la vie à au moins huit civils. Selon Sam Dubberley de Human Rights Watch, les forces russes violent clairement les lois internationales de la guerre.

Les forces russes ne doivent pas mener des attaques indiscriminées ou disproportionnées qui posent un risque pour les civils. Sam Dubberley, de Human Rights Watch

17h50 : Destruction par l’armée russe d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, au moins 17 blessés

Aucune installation de santé en Ukraine « ne doit jamais être une cible », a déclaré mercredi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, en réaction aux informations sur la destruction par l’armée russe d’un hôpital pédiatrique à Marioupol (sud-est) ayant blessé au moins 17 adultes, selon un responsable local.

L’ONU et l’Organisation mondiale de la santé ont appelé et continuent d’appeler « à l’arrêt immédiat des attaques contre les établissements de santé, les hôpitaux, les travailleurs de la santé, les ambulances », a-t-il dit lors de son point-presse quotidien.

Selon un responsable régional, Pavlo Kirilenko, l’hôpital pédiatrique de Marioupol, port assiégé par l’armée russe, a été détruit mercredi par des bombardements russes. « Il y a 17 blessés confirmés parmi le personnel hospitalier », a indiqué à la télévision ukrainienne ce responsable, précisant qu’« il n’y avait aucun enfant » parmi les blessés et « aucun mort », selon un premier bilan.

17h20 : Les Vingt-Sept vont discuter d’un plan d’investissements commun

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne auront au sommet de Versailles de premiers échanges sur la possibilité d’un plan européen de résilience et d’investissements pour tirer les conséquences de l’offensive de la Russie en Ukraine, a-t-on appris mercredi auprès d’un représentant de l’Élysée, cité par l’AFP.

Les travaux en sont à leurs débuts et visent à identifier les instruments aux niveaux nationaux et européen, a-t-il précisé en amont du sommet de jeudi et vendredi, ajoutant que l’objectif était d’accélérer et d’augmenter les investissements communs dans la défense, l’énergie et la transition climatique.

17h10 : En Russie, la répression des manifestations anti-guerre se poursuit

Qu’il s’agisse de rassemblements de plusieurs centaines de personnes ou d’initiatives isolées, toute expression d’hostilité à l’offensive russe en Ukraine peut se terminer en prison. Plus de 13 000 personnes ont ainsi été arrêtées depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine il y a 14 jours.

Les Russes opposés à la guerre en Ukraine continuent de manifester

Selon l’ONG russe OVD Info, les manifestations sont quotidiennes et se déroulent dans les grandes villes du pays, comme à Moscou et Saint-Pétersbourg, mais aussi dans des localités moins importantes et plus reculées. Depuis que la guerre a débuté le 24 février, les Russes qui s’y opposent continuent de descendre dans la rue, malgré le risque d’arrestation.

Un nouvel article du code administratif permet aux forces de sécurité d’interpeller toute personne ayant participé à une action « discréditant les forces armées ». Une première condamnation est passible d’une simple amende, mais en cas de récidive, c’est une peine de prison de plusieurs années qui peut être prononcée. Et le simple fait de porter une pancarte où est inscrit le mot « guerre » est suffisant pour déclencher les poursuites.

17h02 : Londres appelle l’ensemble du G7 à interdire les importations de pétrole russe

Guerre en Ukraine les faits marquants du jeudi 10 mars
Guerre en Ukraine les faits marquants du jeudi 10 mars

16h50 : Les États-Unis ont déployé deux batteries anti-aériennes en Pologne

Vladimir Poutine
Vladimir Poutine

16h45 : Douze étudiants congolais ont pu quitter l’université de Soumy à la faveur d’un corridor humanitaire

Les étudiants sont désormais en sécurité à Ternopil, à 200 km de la frontière polonaise. Ces douze Congolais sont, pour la plupart, étudiants en médecine. Ils ont pu quitter Soumy en taxi.

► Depuis plusieurs jours, de jeunes ressortissants africains sont pris au piège dans le conflit

16h22 : En Lituanie, la solidarité avec l’Ukraine est totale

Les deux pays ont une longue histoire commune et Vilnius s’est depuis très longtemps engagé pour soutenir l’Ukraine sur la voie européenne, depuis la révolution orange de 2004. Ici, la guerre révolte et horrifie. La désinformation est l’une des armes de ce conflit. Des Lituaniens ont décidé d’ouvrir les yeux aux Russes, qui croient toujours à cette opération spéciale.

► Lituanie: 40 millions d’appels téléphoniques pour arrêter la guerre

15h55 : entretien téléphonique entre Poutine et Scholz sur les couloirs humanitaires et les « efforts diplomatiques »

15h30 : À la Une, l’embargo américain sur le pétrole russe pénalise également l’Europe

L’ensemble de la presse mondiale salue « le coup dur porté à Poutine », qui utilisait sa manne pétrolière pour financer sa « sale guerre en Ukraine », comme le dit le Guardian. Mais il n’en reste pas moins que l’embargo américain va « également affaiblir l’Union européenne », explique le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

► La revue de presse internationale de Véronique Rigolet

15h15 : Retrait des grandes entreprises étrangères: « La population russe va s’appauvrir »

Le constructeur ferroviaire français Alstom a annoncé ce mercredi suspendre ses livraisons vers la Russie. McDonald’s, Starbucks, L’Oréal et Coca-Cola ont annoncé la fermeture de leurs magasins dans le pays. Moscou dénonce une guerre économique menée par Washington, et la Banque centrale russe a annoncé la suspension des ventes des devises étrangères jusqu’au 9 septembre. Quel impact peut avoir le retrait de ces grandes entreprises ?

► Éléments de réponse avec Olivier Dorgans, avocat en droit des sanctions économiques internationales au sein du cabinet Ashurst

15h00 : Russie unie annonce un 1er pas vers la nationalisation d’actifs étrangers

Russie unie, le parti au pouvoir à Moscou, a annoncé qu’un comité gouvernemental avait validé la première étape législative censée conduire à la nationalisation d’actifs d’entreprises étrangères ayant quitté le marché russe.

Dans un communiqué publié sur la messagerie Telegram, le mouvement du président Vladimir Poutine ajoute que le comité de l’activité législative a apporté son soutien à un texte de loi autorisant le placement sous administration judiciaire des entreprises détenues à plus de 25% par des étrangers issus d’« États inamicaux », afin de prévenir des faillites et de préserver l’emploi.

14h20 : L’explosion du prix des matières premières dans le monde, notamment ceux du pétrole et du gaz, est « comparable en intensité, en brutalité au choc pétrolier de 1973 »

C’est ce que pense Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, qui l’a déclaré lors d’une conférence sur l’indépendance énergétique à Bercy, réunissant des responsables politiques, des patrons d’entreprises, des spécialistes de l’énergie et des économistes.

► Ukraine: des conséquences comparables au choc pétrolier de 1973, pour Le Maire

13h17 : « pas d’impact majeur sur la sécurité » à Tchernobyl d’après l’AIEA

Sur Twitter, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) déclare qu’il n’y a « pas de risque majeur sur la sécurité » à Tchernobyl, malgré la coupure de la centrale du réseau électrique. Les craintes se portaient sur le refroidissement de la piscine de stockage de combustible usé. L’AIEA précise : « la charge thermique de la piscine de stockage du combustible usé et le volume d’eau de refroidissement de la centrale nucléaire de Tchernobyl sont suffisants pour une évacuation efficace de la chaleur sans avoir besoin d’alimentation électrique ».

► À lire aussi 

13h06 : un site de l’Union européenne pour informer les réfugiés ukrainiens sur leurs droits

La Commission européenne lance une page web pour informer les réfugiés fuyant l’invasion russe de l’Ukraine sur leurs droits dans l’UE, notamment sur le régime de protection temporaire accordé par les Vingt-Sept. Il est disponible ici.

13h04 : l’Italie craint une baisse de sa croissance en 2022

La flambée des prix de l’énergie, qui s’est intensifiée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, risque d’amputer le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie de 0,7 point de pourcentage en 2022, prévient l’Institut national des statistiques (Istat).

12h23 : un jet privé potentiellement lié à la Russie immobilisé par Londres

Un avion d’affaires à l’aéroport de Farnborough a été immobilisé par le gouvernement britannique ce mercredi. La veille, Londres s’était doté de pouvoirs supplémentaires pour ordonner l’immobilisation d’aéronefs russes, à qui l’espace aérien avait déjà été interdit. Selon l’agence de presse PA, ce jet privé est soupçonné d’être lié à l’oligarque russe Eugene Shvidler, un ami de Roman Abramovitch, propriétaire du club de football anglais de Chelsea. « Nous allons étouffer la capacité de la clique de Poutine à continuer à vivre normalement alors que des milliers de personnes innocentes meurent » en Ukraine, soulignait hier sur Twitter le ministre des Transports, Grant Shapps.

12h20 : plus de 140 000 réfugiés ont continué d’affluer d’Ukraine en 24 heures

Exactement 143 959 réfugiés sont venus s’ajouter aux 2 155 271 personnes qui ont déjà fui l’Ukraine et les combats, selon le dernier décompte de l’ONU publié aujourd’hui. Filippo Grandi, le haut-commissaire aux réfugiés déclarait hier que l’exode était le flux le plus rapide sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale.

11h31 : la Chine envoie une aide humanitaire à l’Ukraine

La Chine, qui n’a pas condamné l’invasion russe en Ukraine, fournit une aide humanitaire d’une valeur de 720 000 euros vers Kiev. Proche du régime du président russe Vladimir Poutine, Pékin se refuse depuis l’intervention du 24 février à employer le mot « invasion ».

11h25 : des risques d’augmentation de la radioactivité à Tchernobyl

Un fauteuil d'opérateur recouvert de plastique dans une salle de contrôle vide d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 20 avril 2018.
Un fauteuil d’opérateur recouvert de plastique dans une salle de contrôle vide d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 20 avril 2018.

Des substances radioactives pourraient s’échapper de la centrale nucléaire de Tchernobyl, occupée par l’armée russe dans le nord de l’Ukraine, car l’électricité a été coupée sur le site, ce qui empêche le refroidissement du combustible nucléaire usagé, affirme la compagnie publique nucléaire ukrainienne Energoatom.

11h15 : Tchernobyl coupée du réseau électrique

La centrale de Tchernobyl, à l’origine de la plus grave catastrophe nucléaire civile en 1986, « a été complètement déconnectée du réseau électrique en raison des actions militaires de l’occupant russe. Le site n’a plus d’alimentation électrique », déclare l’opérateur ukrainien Ukrenergo. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), avait quelques heures plus tôt indiqué ne plus avoir accès aux caméras et autres outils placés par l’Agence dans le cadre de sa mission de surveillance du caractère pacifique des programmes nucléaires dans le monde. Sur Twitter hier, l’AIEA s’inquiétait pour le personnel de la centrale

10h52 : le Kremlin dénonce une « guerre économique » menée par Washington

« Les États-Unis ont déclaré la guerre économique à la Russie et ils mènent cette guerre », déclare le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov à la suite de l’annonce par Washington d’un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz, entre autres sanctions.

10h42 : « Prenez une décision au plus vite, envoyez nous des avions ! » exhorte le président ukrainien

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky appelle les Occidentaux à lui envoyer « au plus vite » des avions de chasse, à commencer par les Mig-29 proposés par Varsovie malgré une mise en garde du Kremlin.

10h30 : à Marioupol, ville portuaire, des centaines de milliers d’habitants pris au piège

Les lignes téléphoniques sont coupées avec la ville portuaire de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine. Bombardée par les forces russes, peu d’informations filtrent sur la situation dans la ville où des centaines de milliers d’habitants se terrent, privés d’eau et d’électricité depuis plus d’une semaine.

10h04 : l’UE va fournir du matériel informatique à l’Ukraine

L’Union européenne va fournir du matériel informatique à l’Ukraine, en réponse à une demande du gouvernement de celle-ci, indique le secrétaire d’État au Numérique français Cédric O. La demande porte sur du matériel informatique basique – terminaux, écrans, smartphones – et sur d’autres équipements comme des équipements réseaux.

►À lire aussi 

10h : la Russie constate « des progrès » dans les négociations menées avec l’Ukraine

« Certains progrès ont été réalisés » dans les négociations destinées à « mettre fin dès que possible à l’effusion de sang insensée et à la résistance des forces armées ukrainiennes », déclare la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, et affirme que la Russie ne cherche pas à « renverser le gouvernement » ukrainien.

09h46 : RT (ex-Russia Today) conteste son interdiction devant la justice européenne

La filiale française de RT a introduit hier devant la justice européenne un recours pour faire annuler l’interdiction de diffusion imposée par l’UE dans le cadre des sanctions contre la Russie, vient d’annoncer la Cour de justice de l’UE.

09h33 : les Vingt-Sept élargissent leurs sanctions contre Moscou et Minsk

L’Union européenne débranche trois banques biélorusses de la plateforme financière internationale Swift, vient d’annoncer la présidence française du Conseil de l’UE. Réunis à Bruxelles, les représentants des États membres ont également adopté de nouvelles sanctions ciblant le secteur maritime et les cryptomonnaies, et ajouté 14 oligarques et 146 sénateurs russes à leur liste noire.

► À lire aussi 

08h53 : la Chine accuse l’Otan d’avoir exacerbé les tensions entre l’Ukraine et la Chine

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) a poussé les tensions entre la Russie et l’Ukraine jusqu’à un « point de rupture », déclare le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, lors d’un point quotidien avec la presse.

08h49 : la Russie pourrait manquer bientôt de certains médicaments

Bien que les sanctions occidentales ne visent pas l’industrie pharmaceutique, le quotidien russe Kommersant prévoit que les entreprises russes pourraient se retrouver sans matières premières et composants importés. Les pharmacies russes manqueraient déjà d’insuline et d’autres produits pour le traitement du diabète fabriqués à l’étranger. Les patients expliquent s’être rués sur l’insuline produite localement pour constituer des stocks, car les dispositifs médicaux importés pourraient connaître soit une pénurie, soit une forte inflation.

La météo de mars pourrait-elle embourber l’armée russe ?

Traditionnellement la mi-mars est le temps des mauvaises routes, la « Raspoutitsa » en russe. Le dégel et la saison des pluies engendrent une véritable saison des boues. Le tchernoziom, la terre noire des plaines agricoles d’Ukraine, devient si meuble qu’il rend impossible les grandes manœuvres en rase campagne.

Ce facteur climatique va contraindre l’armée russe à progresser en colonne sur les axes routiers : les bataillons mécanisés seront alors plus vulnérables aux attaques.

Néanmoins les unités russes ont anticipé ce phénomène. Leurs véhicules sont majoritairement chenillés, le réseau routier est largement bitumé et les troupes de Moscou sont déjà aux portes des grandes villes ukrainiennes. Le dégel de printemps occasionnera peut-être dans les prochains jours une baisse de l’activité militaire, limitant le ravitaillement, mais à elle seule la « Raspoutitsa » ne changera pas le cours de la guerre.

08h43 : un nouvel accord pour des cessez-le-feu toute la journée sur des couloirs humanitaires :

Moscou confirme son accord pour respecter une trêve de 09h00 à 21h00 locales (07h00 à 19h00 TU) autour de six zones frappées par les combats : des couloirs ont notamment été définis pour évacuer les civils depuis Energodar vers Zaporojie (sud), de Izioum à Lozova (est) et de Soumy à Poltava (nord-est), où un corridor avait déjà permis l’évacuation de milliers de civils mardi.

► À lire aussi 

07h35 : le ministre français des Finances compare la crise énergétique actuelle au choc pétrolier de 1973

La crise énergétique actuelle marquée par une flambée des prix est « comparable en intensité, en brutalité, au choc pétrolier de 1973 », affirme ce matin le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire lors de l’inauguration d’une conférence sur l’autonomie énergétique et la transition écologique organisée à Bercy. Les cours du pétrole et du gaz ont nettement grimpé depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et des sanctions occidentales visant Moscou.

07h30 : 10 morts dans des bombardements sur Sievierodonetsk, ville de l’est du pays, selon un responsable local.

Au moins 10 personnes sont mortes mardi dans des tirs russes sur la ville de Sievierodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, affirme le responsable de la région administrative de Lougansk dans un communiqué sur Telegram. Selon Serguïi Gaïdaï, l’armée russe a « ouvert le feu » sur des maisons d’habitation et d’autres bâtiments. Cette région est le théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

07h20 : la Commission européenne assure que l’Europe ne manquera pas de gaz pour l’hiver

L’Union européenne a acheté suffisamment de gaz naturel liquéfié (GNL) pour pouvoir se passer gaz russe jusqu’à la fin de l’hiver, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. L’Europe s’est pour l’instant refusée à décréter un embargo sur les importations russes, qui assurent 40% de ses besoins en gaz naturel et 30% pour le pétrole.

06h15 : l’Ukraine rapatrie ses Casques bleus postés en RDC

► À lire aussi 

05h45 : une prix Nobel de la paix appelle au désarmement nucléaire

Le président russe Vladimir Poutine exerce un « chantage » nucléaire pour empêcher le monde d’aider l’Ukraine, un exercice « extrêmement dangereux », a dénoncé mardi Béatrice Fihn, qui dirige la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), récompensée du prix Nobel de la paix en 2017, dans un entretien à l’AFP. Mais cette crise pourrait être utile, si elle sert de « cri d’alarme » et pousse les puissances nucléaires à désarmer.

5h41 : une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra ce mercredi en Turquie afin de participer à des discussions avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba, rapporte l’agence de presse russe Tass citant le ministère russe des Affaires étrangères.

05h30 : reportage auprès des réfugiés du stade Arena de Lviv

À Lviv, dernière ville avant la frontière polonaise et dernière grande étape avant de franchir les frontières, des centaines de réfugiés arrivent dans le stade de football Arena qui s’est transformé en centre d’accueil.

Poutine est un tyran, c’est le nouveau Hitler. Il veut nous massacrer, nous détruire. Les réfugiés au stade Arena de Lviv

05h06 : la vice-présidente Kamala Harris sera en Pologne et en Roumanie ce jeudi

Kamala Harris se concentrera sur la façon dont les pays membres de l’Otan peuvent appliquer les sanctions économiques décidées et comment ils peuvent rester unis et avancer ensemble, a annoncé un responsable gouvernemental américain. La vice-présidente ira également à la rencontre de réfugiés ukrainiens en Pologne et discutera de l’aide humanitaire et sécuritaire à apporter en Ukraine et dans la région.

04h30 : un million d’enfants ukrainiens auraient déjà fui le pays

L’ONG Save The Children estime qu’un million d’enfants ont fui l’Ukraine ces dernières semaines, le nombre total de réfugiés ukrainiens atteignant aujourd’hui 2 millions de personnes. Un nombre croissant de ces enfants arrive seul, sans soutien familial.

► À lire aussi 

Des étudiants africains qui étudiaient en Ukraine dans un centre sportif improvisé en refuge à Przemysl, dans l’est de la Pologne, le 28 février. (image d’illustration) AFP – WOJTEK RADWANSKI

03h45 : des étudiants africains parmi les personnes évacuées de Soumy

Mardi, plusieurs centaines d’étudiants africains bloqués dans le Nord-Est de l’Ukraine ont pu être évacués. Un corridor humanitaire a été ouvert entre Soumy et la ville de Poltava, plus au Sud. Ces jeunes étaient coincés dans l’université depuis plusieurs jours dans des conditions difficiles alors que des combats se déroulaient dans la zone. Parmi eux, douze congolais.

► A lire aussi 

03h10 : Comment résister à l’invasion russe quand on est jeune, ukrainien et qu’on ne veut pas prendre les armes ? Témoignage.

Dans sa vie d’avant la guerre, Oleg Sosnov, 35 ans, organisait des manifestations culturelles, montait des expositions avec des artistes du monde entier. Depuis le 24 février et le début de la guerre, il se terre dans son appartement au centre ville de Kiev. Pas question pour lui prendre la route de l’exil ni de fabriquer des cocktails Molotov sur place. Oleg Sosnov a décidé de se battre sur un autre front : celui de l’information et de l’entre-aide.

La guerre est constituée de deux invasions : une invasion militaire et celle de propagande. J’essaie de faire ce que je peux pour affronter la propagande russe. Oleg Sosnov, un ukrainien de 35 ans, Heike Schmidt

02h16 : l’AIEA dit avoir perdu le contact avec les systèmes contrôlant les matériaux nucléaires de Tchernobyl

Les systèmes permettant de contrôler à distance les matériaux nucléaires de la centrale de Tchernobyl en Ukraine ont cessé de transmettre des données à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), a-t-elle indiqué mardi. Rafael Grossi, le chef de l’AIEA – organisme de surveillance des Nations unies dans le domaine du nucléaire – « a indiqué que la transmission à distance des données des systèmes de contrôle des garanties installés à la centrale nucléaire de Tchernobyl avait été coupée », a affirmé l’AIEA dans un communiqué.

L’AIEA utilise le terme « garanties » pour décrire les mesures techniques qu’elle applique aux matières et activités nucléaires, dans le but de dissuader la propagation des armes nucléaires par la détection précoce de l’utilisation abusive de ces matières.

Depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février, la Russie a pris le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl, lieu de la pire catastrophe nucléaire de l’histoire en 1986. Plus de 200 techniciens et gardes sont bloqués sur le site, travaillant 13 jours d’affilée sous surveillance russe. L’organisme a demandé à la Russie de les autoriser à effectuer des rotations, le repos et les horaires fixes étant essentiels à la sécurité du site.

« Je suis profondément préoccupé par la situation difficile et stressante dans laquelle se trouve le personnel de la centrale nucléaire de Tchernobyl et par les risques potentiels que cela comporte pour la sécurité nucléaire », a averti M. Grossi.

Avec une transmission de données à distance coupée et le régulateur ukrainien ne pouvant contacter la centrale que par courrier électronique, M. Grossi a réitéré son offre de se rendre sur le site, ou ailleurs, pour obtenir de toutes les parties un « engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité » des centrales électriques ukrainiennes.

02h09 : Le conflit en Ukraine contribue à la flambée du prix du palladium

Vladimir Poutine aux commandes d’un bombardier stratégique Tupolev-160
Vladimir Poutine aux commandes d’un bombardier stratégique Tupolev-160

La guerre en Ukraine fait flamber le prix du palladium sur les marchés, la Russie étant un des plus grands producteurs au monde. Son cours a doublé depuis décembre, il évolue actuellement autour de 3 000 dollars l’once.

Même si le palladium n’est pas visé par les sanctions des pays occidentaux contre Moscou, les marchés craignent une possible pénurie suite aux problèmes de logistique, car la Russie représente 40% de l’offre mondiale. Le métal précieux est transporté habituellement par avion, alors que l’Union européenne a interdit son espace aérien aux vols russes, ce qui perturbe considérablement les exportations.

► A lire et écouter 

01h45 : Washington rejette la proposition de la Pologne de lui remettre ses avions Mig-29 pour l’Ukraine

« Nous ne pensons pas que la proposition de la Pologne soit viable », a indiqué le porte-parole du Pentagone John Kirby dans un communiqué. « La perspective d’avions de combat « à la disposition du gouvernement des Etats-Unis » partant d’une base Etats-Unis/Otan en Allemagne pour voler vers un espace aérien disputé avec la Russie au-dessus de l’Ukraine suscite de sérieuses préoccupations pour l’ensemble de l’Otan », a ajouté M. Kirby, selon qui Washington poursuit les consultations avec Varsovie sur le sujet.

Plus tôt mardi, à la surprise des Etats-Unis, la Pologne avait affirmé être « prête à déplacer sans délai et gratuitement tous ses avions Mig-29 sur la base de Ramstein (en Allemagne) et à les mettre à la disposition du gouvernement des Etats-Unis », selon un communiqué du ministère polonais des Affaires étrangères.

Deux femmes regardent le président américain Joe Biden faire des déclarations sur une chaîne d’information dans une station de métro transformée en abri à Kiev, en Ukraine, le mardi 8 mars 2022. AP – Vadim Ghirda
01h15 : Joe Biden salue la décision des entreprises qui se retirent de Russie

« Des grandes entreprises se retirent entièrement de Russie, a déclaré le président américain après avoir annoncé l’embargo américain sur le pétrole russe. Sans qu’on le leur demande, sans que nous leur demandions. Pendant le week-end, il y a eu Visa, Mastercard, American Express. Elles ont toutes suspendu leurs services en Russie. Toutes. Elles ont rejoint une liste d’entreprises américaines et globales comme Ford, Nike, Apple. Elles aussi ont suspendu leurs opérations en Russie. La Bourse américaine a arrêté les échanges de nombreux tires russes. Le secteur privé est uni contre le choix de la guerre brutale fait par la Russie ».

01h00 : la guerre en Ukraine vue par les diasporas russes et ukrainiennes en Argentine

Estimée à 450 000 personnes (1 % de la population du pays), la communauté d’origine ukrainienne en Argentine serait la plus importante d’Amérique latine et la septième au monde. Et la communauté d’origine russe, estimée à 350 000 personnes, serait également la plus importante de la région. Comment ces deux communautés vivent-elles la guerre qui voit s’affronter aujourd’hui leurs pays d’origine ?

► Argentine: la guerre en Ukraine vue par les diasporas russes et ukrainiennes

00h30 : McDonald’s, Coca-Cola, Starbucks et quelques autres multinationales américaines suspendent leurs opérations en Russie

Plusieurs de ces entreprises, symboles de la culture américaine dans le monde, faisaient depuis quelques jours l’objet d’un appel au boycott sur les réseaux sociaux, tandis que des investisseurs commençaient à poser des questions. McDonald’s a décidé mardi de fermer temporairement ses 850 restaurants en Russie.

Starbucks, qui jusqu’à présent faisait valoir que ses 130 cafés en Russie étaient gérés sous franchise par un groupe koweïtien, a finalement indiqué mardi que ce dernier avait accepté de fermer temporairement les établissements portant son nom.

Et Coca-Cola va suspendre ses opérations dans le pays. Son concurrent PepsiCo, présent en Russie depuis plus de 60 ans, a choisi de cesser la vente de ses boissons gazeuses mais de continuer à fournir des aliments jugés essentiels, comme la poudre pour bébés.

SUR LE MÊME SUJET

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here