Hall-of-Fame-Bryant-du-ciel-au-pantheon-Duncan-et-Garnett-a-l-honneur-aussi
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Hall Of Fame fait son festival des honneurs! Ah oui. Tenez-vous bien… Bryant du ciel au panthéon, Duncan et Garnett à l’Honneur aussi. Tim Duncan, Kevin Garnett et feu Kobe Bryant obtiennent ce samedi leur ticket pour le Hall of Fame.

Le bon, la brute et le truand. C’est l’affiche de la promotion 2020 du Hall of Fame, le panthéon du basket situé à Springfield (Massachussetts).

Le bon, c’est Tim Duncan, le discret pilier de cette équipe de San Antonio qui a décroché cinq titres en 15 ans (1999, 2003, 2005, 2007, 2014), le meilleur ailier fort de l’histoire du basket, «The Big Fundamental», 15 fois All Star et deux fois MVP de la saison régulière (2002, 2003).

Un monstre de régularité, de solidité, un leader à l’image de la machine orchestrée par Gregg Popovich, à moins que ce ne soit l’inverse.

Avec David Robinson, Tony Parker, Manu Ginobili et autre Kawhi Leonard à ses côtés, le natif des Iles Vierges, aujourd’hui assistant de «Pop» chez les Spurs, aura représenté un pan important de ce début de 21e siècle sur la planète orange.

Tout droit débarqué du lycée en NBA, champion olympique en 2000 avec Team USA, MVP en 2004 avec Minnesota puis champion avec Paul Pierce et Ray Allen à Boston en 2008, Kevin Garnett, c’est la brute. Pas besoin d’expliquer pourquoi… Un roc en défense, mais pas que. 

Tomjanovich, cœur de champion

Duncan, «KG», deux joueurs qui, ce samedi, obtiennent sans la moindre surprise leur ticket d’entrée au Hall of Fame.

Ils seront officiellement intronisés le 29 août prochain dans cette cuvée 2020 pour le moins prestigieuse. Rudy Tomjanovich en fait partie aussi.

Cinq fois All Star en tant que joueur, c’est comme entraîneur qu’il est le plus distingué, avec l’or olympique à Sydney à la tête de la sélection US mais aussi et surtout deux titres de champion NBA avec Houston, en 1994 et 1995.

«Ne sous-estimez jamais le cœur d’un champion», avait-il dit en 95. Et celui des Rockets d’Hakeem Olajuwon était gros comme ça. 

Et le truand ? Kobe Bean Bryant. Celui dont Michael Jordan n’hésite pas à dire qu’il a «volé tous (ses) moves». Un compliment plus qu’un coup de griffe. Picasso disait : «Les bons artistes copient, les grands artistes volent».

Et le «Black Mamba» était un grand artiste. Ce qu’on a vu de plus proche du GOAT. Sans doute le deuxième meilleur arrière de tous les temps derrière «His Airness».

Trois fois champion avec Shaquille O’Neal (2000 à 2002), encore deux fois avec Pau Gasol (2009, 2010), MVP en 2008, auteur d’un match à 81 points (deuxième total de l’histoire) et un temps troisième meilleur scoreur de l’histoire de la ligue nord-américaine (33.643 points, doublé par LeBron James depuis), deux fois champion olympique (2008, 2012) et 18 fois All Star.

L’homme d’une équipe, les Lakers (1996-2016). Un mentor pour les jeunes, un tueur au sang-froid, un bourreau de travail, aussi exigeant avec lui qu’avec les autres.

«Quand Kobe Bryant est mort, une part de moi est morte»Michael Jordan

Mais bien évidemment, cette cérémonie du 29 août aura un goût amer. Pour tout le monde. Tim Duncan, Kevin Garnett et les autres membres de la promotion 2020 en tête. Car Kobe Bryant manquera à l’appel.

Hall Of Fame….

Il regardera tout cela depuis les cieux, lui qui s’est éteint en début d’année, à 42 ans, dans un accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à neuf personnes, dont sa fille Gianna. Une tragédie qui a secoué le monde du basket et bien au-delà.

Une plaie encore vive. «Quand Kobe Bryant est mort, une part de moi est morte, lâchait Jordan, en larmes, quelques semaines après la drame. Et quand je regarde cette salle, que je j’observe tout le monde, je vois qu’un morceau de vous est mort aussi.

Sans quoi, vous ne seriez pas là… Je vous promets qu’à partir d’aujourd’hui, je vivrai avec le souvenir de savoir que j’avais un petit frère et que j’ai essayé de l’aider par tous les moyens possibles. S’il te plait, repose en paix petit frère.»

Aussi amère sera-t-elle, cette cérémonie de la fin août sera aussi une nouvelle occasion d’honorer la mémoire de cet immense joueur qui n’a «rien gardé sous la semelle» et «tout donné sur le parquet», comme le souligne «MJ», une nouvelle occasion de sentir sa présence, son aura, de lui dire bravo et merci (Hall Of Fame). 

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