Des voitures ont été brûlées et une interpellation a eu lieu au Bois de Boulogne, en marge d’un congrès réunissant plusieurs DRH de grandes sociétés françaises. Muriel Pénicaud était attendue mais aurait annulé sa venue.

Un congrès réunissant un ensemble de directeurs des ressources humaines de grandes entreprises hexagonales se déroule depuis hier au Bois de Boulogne.

Ce jeudi 12 octobre Muriel Pénicaud était attendue au Pré Catelan, restaurant trois étoiles du Bois de Boulogne (Paris XVIe) pour rencontrer ces DRH, relaye le site de Politis.

Une réunion qui aurait pour origine les ordonnances initiées par la ministre du travail dans le cadre de la réforme du Code du travail, qui offrent une plus grande flexibilité aux DRH.

Ces mesures sont considérées comme étant en défaveur des salariés par un mouvement appelé “chasse aux DRH”, initié par plusieurs militants de syndicats, d’intellectuels et d’acteurs du “cortège de tête”.

Cette association, créée en 2016 et née de la volonté d’être en première ligne des rassemblements de contestations sociales en tout genre, rassemble étudiants, chômeurs et salariés qui ne sont pas forcément syndiqués.

Alors que des manifestations à proximité du restaurant le Pré Catalan ont été organisées par ces militants, on constate grâce à des journalistes présents sur place que plusieurs voitures ont été incendiées, malgré la présence de CRS.

LCI annonce que les forces de l’ordre ont été victimes de jets de projectiles et qu’une interpellation a eu lieu. Une chroniqueuse de Mediapart indique ce jeudi en fin de matinée que Muriel Pénicaud aurait annulé sa venue au restaurant étoilé pour la rencontre avec les DRH.

Dans une tribune intitulée “Pénicaud au Pré Catelan, le bois de Boulogne aux fainéants !”, publiée sur le blog du site Mediapart, les militants à l’origine de cette convergence s’indignent.

“Est-il raisonnable de laisser les DRH d’Engie, Bouygues, Michelin, Société Générale, Carrefour, Air France, Canal +, Mac Donald, La Française des Jeux, La Poste, Renault, Orange, Carrefour, etc., méditer tranquillement les prochains coups qu’ils entendent nous porter, quand on sait que c’est en nombre de suicides, de “burn out”, de dépressions, de démissions ou juste de malheur et de misère que se mesure, en règle générale, le succès de leurs stratégies RH innovantes ?” écrivent-ils.

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