Si un ordinateur essaie de modifier une transaction précédente, tous les autres sont alertés de la tentative et la bloquent.

En pratique, cela coupe l’intermédiaire qui vérifie habituellement ces transactions, comme les sociétés de cartes de crédit, les avocats, ou même les banques elles-mêmes.

En théorie, un échange lors de l’achat d’une propriété pourrait être instantané à travers la blockchain.

Dans notre vie de tous les jours, la blockchain pourrait soutenir les paiements automatiques.

Bryan Zhang, du Centre for Alternative Finance de Cambridge, affirme que les machines intelligentes pourraient se payer entre elles.

Un réfrigérateur intelligent pourrait commander et payer du lait frais.

À plus grande échelle, un avion retardé pourrait automatiquement payer une compensation aux passagers.

Les nouvelles monnaies numériques se multiplient

Monnaies électroniques, mobiles et autres monnaies virtuelles apparaissent partout dans le monde et suscitent un attrait encore inédit jusque-là.

Or, si le débat économique sur la question semblait clos au début des années 2000, les nouveaux supports monétaires réactivent interrogations et analyses, les problématiques de fond restant la question de la dématérialisation et la position face aux monnaies privées.

Le système bancaire hiérarchisé subit directement l’impact de ce phénomène et le système de paiement que nous connaissons est remis en cause.

Aux États-Unis, la monnaie en circulation a augmenté entre 2011 et 2015.
Le nombre de distributeurs de billets a fortement augmenté dans les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et a peu évolué dans les pays occidentaux.

Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas évolué.

Guichets automatiques: les habitudes ont-elles changé en 2017?

Le premier DAB (distributeur automatique de billets) a vu le jour à Londres le 27 juin 1967.

Mais, avec la montée en puissance des nouvelles technologies, son avenir s’annonce bouleversante.

Les distributeurs de billets vont eux se réinventer selon de nombreux analystes.

Aujourd’hui, ils proposent quatre ou cinq options (retrait d’argent, consultation des soldes, virements…).

Dans quelques pays, ils permettent déjà de prendre rendez-vous avec son banquier ou d’ouvrir un compte…
Au Portugal, où l’on trouve la plus forte proportion de distributeurs automatiques de billets par habitant en Europe occidentale, le réseau s’est étendu aux paiements d’impôts, aux paiements de factures et même aux billets de concert et de cinéma.

Les distributeurs automatiques de billets peuvent devenir des « agences bancaires », mais la cadence sera lente.

Les banques, en dépit de leur énorme richesse, seront moins agiles dans le développement de nouveaux produits que les start-up fintech.
Ils devront donc collaborer avec ces perturbateurs potentiels ou faire face à un défi de la part des grandes entreprises technologiques.

Pendant ce temps, les clients pour lesquels ils sont tous en concurrence pourraient bénéficier de produits moins chers et plus pratiques, mais doivent rester attentifs aux risques que l’automatisation pourrait présenter.

L’argent parle, dit-on, mais son langage devient rapidement un code informatique.

Laisser un commentaire