Des irrégularités ont été relevées dans le fichier électoral par les experts de l’Union européenne. Dans son premier rapport publié en février 2018, l’Union européenne écrivait que le « fichier, bien que perfectible, est cohérent et de bonne qualité et constitue une base solide pour l’organisation des prochaines élections ».

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Entre temps, le fichier « relooké » au terme de la dernière révision, comporte des anomalies. Selon Dakartimes, qui a consulté le document, « le fichier qui devrait servir de base pour la présidentielle de 2019 comporte d’énormes failles ».

Des certificats de résidence de complaisance délivrés

La présentation dans certains cas obligatoire d’un certificat de résidence a suscité des manœuvres frauduleuses dans plusieurs circonscriptions, qu’ont constatées les contrôleurs des démembrements de la Cena.

Des certificats de résidence de complaisance ont été délivrés par des maires afin d’opérer des transferts d’électeurs fictifs dans leur circonscription.

L’enregistrement des citoyens

Le moment de l’enregistrement des citoyens dans les CA est un des points le plus important de l’ensemble de la chaine d’événement.

Chaque erreur, même bénigne, introduit à ce niveau se répercute jusqu’à la fin de la chaine et demande une quantité démultipliée de travail pour analyses et corrections.

Il est donc capital de faire en sorte de réduire à des taux les plus faibles possibles les erreurs humaines qui se produisent inévitablement surtout lors d’opérations d’envergure.

Les faiblesses de la Daf

Il n’y a pas de double saisie au niveau des données d’état civil pour assurer un niveau de qualité supplémentaire sur certains champs indispensables.

La cohérence du champ de saisie du numéro de formulaire n’était pas maitrisée lors des opérations précédentes et permettait des saisies de numéros erronés, les numéros de formulaire n’étaient pas uniques.

Des photos pas bien capturées

Certaines photos ne sont pas bien capturées par les opérateurs. Il faut renforcer les formations sur ce point avec par exemple un guide visuel affichés dans tous les centres basés sur les recommandations OACI.

Nous avons constaté des erreurs liées à des manipulations des opérateurs (notamment le mauvais positionnement des yeux).

Des empreintes digitales pas bien conservées

La capture des empreinte digitales se fait à l’aide d’un scanner « 10 doigts » de marque Futronic FS64 EBTS/F qui répond à l’ensemble des normes communément requises, notamment la certification FBI CJIS-IQS/EBTS Apendix F.

Il a été noté que le logiciel de contrôle de la qualité lors de la capture n’est pas développé par la même firme que celle utilisée pour AFIS sur le site central de la DAF.

De plus, les informations sur les caractéristiques ne sont pas conservées dans la base de données locale du kit suite à l’enrôlement et de ce fait ne sont pas disponibles lors de la centralisation des données.

La procédure d’enrôlement des empreintes digitales limite la qualité lors de l’enrôlement au niveau NFIQ 3 et ne permet pas de faire une différenciation globale entre le FTA et le FTE alors qu’elle pourrait s’appuyer en second ressort sur les technologies innovatrices déjà disponibles en central pour tenter une nouvelle extraction à l’aide de cette e technologie.

Les images en dessous du seuil de qualité utilisé ne sont pas conservées. Les gabarits ou informations recueillis sur les caractéristiques des empreintes ne sont pas conservés.

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