Rebelote! Le président de la République française en a fait encore aux africains. Après l’humiliation du président burkinabé à Ouagadougou dans une prestigieuse Université c’est au tour du Sénégal d’avoir son grade. Il semble que la pédale d’humiliation de Emmanuel Macron est toujours à l’accélérateur. Il a affirmé vendredi à Dakar, capitale sénégalaise, que l’Afrique constitue aujourd’hui « l’épicentre » de la Francophonie, invitant les communautés africaines à se l’approprier.

Le président français a demandé aux pays de l’Afrique francophone de « faire vivre » la langue française à travers la francophonie, inventée par des présidents africains qui voulaient marquer leur fierté de la langue et non pas pour la France.

« Le wolof est une chance formidable, comme toutes les langues qui existent ici, mais penser que se détourner du français, c’est revendiquer la force du Sénégal, je pense que c’est un véritable contre sens historique », a martelé le président Macron.

Pour le chef de l’Etat, c’est la source de tous les blocages vu le choix fait par certains de se tourner vers d’autres langues. Et, il a exhorté les communautés francophones à regarder cette situation en face, la considérant comme une « forme d’échec ».

Pour chef de l’Etat français, c’est en plus d’être une forme d’échec, une de perte du sens de l’histoire. « Je veux que vous la fassiez vivre. C’est pourquoi, j’ai décidé d’être accompagné par des jeunes franco-sénégalais qui sont artistes, photographes, stylistes, entrepreneurs et incarnent cette relation entre le Sénégal et la France », a-t-il expliqué.

Il s’agit, a-t-il dit de faire de la francophone du 21 siècle, une francophonie de projets et d’opportunités. « Ne sous-estimez pas l’importance de ce combat, il est important pour vous, pour la relation bilatérale et j’en suis convaincu. Il est aussi important pour le Sénégal [de croire] en sa capacité à rayonner, à réussir dans la région et bien au-delà ».

M. Macron a demandé aux populations de l’Afrique francophone de faire vivre cette relation dont elles ont hérité, relevant que Dakar est un pôle incontournable pour la recherche dans les domaines tels que la santé et l’agriculture à travers la francophonie.

La question principale est »que vont devenir les langues des africains? Sachant qu’une langue n’est pas seulement un code permettant à un message d’arriver à destination. Elle est d’abord une culture où chacun peut élaborer son identité, son histoire et se projeter dans l’avenir. Son usage porte l’empreinte d’un ensemble de valeurs et de pratiques sociales. Vivante, la langue s’élabore sans cesse, … »

@Jean Bandiaky

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