Revue de presse française du 15 janvier 2022 La menace de l’abstention sur la présidentielle À la Une
Revue de presse française du 15 janvier 2022 La menace de l’abstention sur la présidentielle À la Une

À la Une de la revue de presse française du 15 janvier 2022, la menace de l’abstention sur la présidentielle. La prochaine élection présidentielle en France se tient les 10 et 24 avril 2022.

Menace de l’abstention sur la présidentielle

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, « près de 30% des électeurs pourraient bouder les urnes en avril, un record historique », pointe « la Une » de ce quotidien.

« Les deux tiers des Français (65 %) s’attendent à un fort taux d’abstention, souligne Le Figaro au vu de cette enquête, et seuls 69,5 % des inscrits sur les listes électorales se disent aujourd’hui « certains » d’aller voter – soit quinze points de moins qu’il y a cinq ans ».

Ce journal remarque aussi que « près de 3 citoyens sur 10 prévoient de s’abstenir, et 1 sur 4 n’exclut pas totalement de le faire… laissant prévoir à l’institut une participation de seulement 70,5 %, inscrivant ce scrutin dans un nouveau record d’abstention ».

À moins de trois mois du premier tour de cette présidentielle française, Le Figaro de constater également que ce sont les électeurs de sensibilité écologique et socialiste qui sont « les plus indécis ».

Quant aux raisons invoquées par les Français envisageant de s’abstenir lors de ce scrutin, la principale, avancée par près de 4 abstentionnistes potentiels sur 10, est leur absence de reconnaissance « dans les idées, les propositions des candidats ».

L’appétit des grévistes de la faim pour Taubira

Les candidats, justement. Il devrait y en avoir un de plus ce samedi, avec la candidature attendue de Christiane Taubira.

« Aujourd’hui, une femme de plus entre dans la danse présidentielle, signale Le Parisien. Depuis Lyon (centre-est de la France), Christiane Taubira doit annoncer en fin de matinée sa candidature ».

Cette annonce provoquera-t-elle un électrochoc à gauche, comme l’espèrent notamment la dizaine de militants qui avaient entamé une grève de la faim afin d’appeler la gauche à s’unir derrière une candidature unique ?

Toujours est-il qu’après une semaine de jeûne, ces grévistes de la faim l’ont arrêté. « Sans grand résultat, puisqu’aucun candidat n’a changé de position », soupire Libération.

Toutefois, signale Libé, les militants engagés dans la grève de la faim « ne baissent pas les bras ». Ils croient toujours que la gauche « peut gagner en 2022 ».

Selon eux, « le rassemblement sera toujours possible en février, après le vote du 30 janvier » de la Primaire populaire.

« Avant ça, les organisateurs de ladite primaire doivent dévoiler aujourd’hui la liste définitive des dix candidats. Plus de 120 000 personnes se sont inscrites pour y participer », complète Libération.

À quoi rêvent les électrices

Grande favorite de cette « primaire de la gauche », Christiane Taubira pourra-t-elle réussir à unifier la gauche ?

En tout cas, l’électorat féminin pourrait bien ne pas être sensible à cette question. Vraie icône de la gauche, l’ancienne garde des Sceaux du président socialiste François Hollande saura-t-elle rallier le reste de la gauche à son poétique panache ?

En attendant, côtés électrices, Le Parisien remarque déjà que si cette présidentielle « pourrait être particulièrement féminine puisque au moins cinq candidates s’annoncent, les électrices, elles, n’en font pas un argument de vote ».

Tout sauf anecdotique, car les électrices françaises sont plus nombreuses que les électeurs. Mais, là-encore, les candidates « ne font pas (forcément) rêver les femmes », souligne Le Parisien.

Molière l’immortel

Il y a pile quatre-cents ans, le 15 janvier 1622, venait au monde l’un des plus grands dramaturges et comédiens français, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Superbe hommage de Jean-Paul Brighelli dans le journal d’opinion Causeur.

Comme le rappelle cet ancien professeur agrégé de lettres, « deux traditions rattachent à jamais la Comédie Française à Molière.

On y frappe six coups, et non trois, en souvenir de la fusion (en 1680) de la troupe de Molière, dite de l’Hôtel Guénégaud, et de celle de l’Hôtel de Bourgogne (…).

Et quand on y joue le Malade imaginaire, (son) ultime pièce (…), dans la cérémonie finale, (…) où le « malade » est intronisé médecin en prêtant un sermon (qui consiste à répéter le mot « Juro », c’est-à-dire « je le jure », en latin, au troisième « Juro », les lumières s’éteignent, le silence se fait : c’est sur cette réplique que Molière a commencé à s’étouffer dans son sang, et a très vite été transporté chez lui où il est mort dans la nuit. On passe ainsi en un instant du rire le plus franc à l’émotion totale », signale Jean-Paul Brighelli dans Causeur.

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