Au bout de quelques minutes, l’un des seuls clients à capter du réseau téléphonique au sous-sol a annoncé qu’il s’agissait d’une fausse alerte. « C’était un peu perturbant, c’est clair », a expliqué Lauren McGowan.

Des témoins ont indiqué que les messages d’alerte étaient également apparus sur les postes de télévision et diffusés à la radio.

La station Hawaii News Now a diffusé des images de ce qu’elle présentait comme des étudiants de l’université d’Hawaï à Manoa, un quartier d’Honolulu, en train de courir pour aller se mettre à l’abri.

Un présentateur météo de Nashville, Jim Jaggers, a tweeté une photo de sa famille qui s’était réfugiée dans un placard après l’alerte.

Le responsable de l’EMA d’Hawaï, Vern Miyagi, a présenté ses excuses, tout comme le gouverneur, lors d’une conférence de presse et assumé la responsabilité de l’incident.

Il s’est refusé à dire si l’agent coupable d’avoir envoyé la fausse alerte allait être sanctionné. « Ce monsieur se sent mal », a-t-il dit. « Il n’a pas fait ça intentionellement. »

Le gouverneur a annoncé que l’activation du système nécessiterait désormais la présence de deux personnes, et plus une seule comme avant le fiasco.

Cette fausse alerte intervient après deux ans de tensions sur la péninsule coréenne en raison de l’accélération du programme nucléaire de Pyongyang.

La Corée du Nord a procédé ces derniers mois à plusieurs lancements de missiles et, en septembre, à un sixième test nucléaire, le plus puissant à ce jour. Elle a affirmé être en mesure d’atteindre le territoire continental américain.

Le président américain Donald Trump s’est engagé depuis son arrivée au pouvoir dans une belliqueuse joute verbale avec le leader nord-coréen.

Pour autant, le climat semble s’être adouci depuis le début de l’année, avec la reprise des contacts officiels entre les deux Corées, et une main tendue de Washington.

M. Trump s’est ainsi dit mercredi ouvert à des pourparlers directs avec la Corée du Nord.

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