Le Sénégal a obtenu des ‘’Progrès Significatifs’’ en matière de Planification Familiale

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Le Sénégal a fait des « progrès significatifs » en matière de planification familiale en amenant son taux de prévalence contraceptive de 12% en 2009 à 26% en 2019, en même temps qu’il a réduit de 30% à 21% « les besoins non satisfaits » dans ce domaine, a-t-on appris mardi de la division chargée de la planification familiale au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Ces progrès ont été obtenus grâce à « la réduction des indicateurs d’impact comme la mortalité maternelle, qui est passée de 392 décès pour 100.000 naissances en 2010 à 236 décès pour 100.000 naissances en 2017 », a expliqué le docteur Marième Dia Ndiaye, cheffe de ladite division.

Les progrès de la planification familiale sont également le résultat des efforts fournis pour éradiquer la mortalité infanto-juvénile, dont le taux a été réduit de 72 pour 1.000 en 2011 à 37 pour 1.000 en 2019, selon Mme Ndiaye.

Elle intervenait à la neuvième réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, une initiative lancée en 2011 par neuf pays d’Afrique de l’Ouest pour accélérer les progrès en matière de planification familiale.

Au Sénégal, la mortalité néonatale a baissé de 29 décès pour 1.000 nouveau-nés en 2011 à 21 pour 1000 en 2019, a indiqué la cheffe de la division de la planification familiale.

Cette année, 817.000 femmes ont utilisé des méthodes modernes de contraception, ce qui a permis d’éviter 313.000 grossesses non désirées, 111.000 avortements à risque et 700 décès maternels, a indiqué Marième Dia Ndiaye en intervenant lors de la visioconférence consacrée au Partenariat de Ouagadougou.

Progrès Significatifs en matière de Planification Familiale

Parlant des « avancées », du bilan et des perspectives de la planification familiale au Sénégal, Fatou Diop a rappelé que « les jeunes ont été (…) pris en compte en matière d’information », au Sénégal, par la création de centres d’appels et le recours aux numéros de téléphone verts, pour la vulgarisation de l’espacement des naissances.

Des « centres et espaces conviviaux » leur ont été dédiés pour la promotion de la planification, selon Mme Diop.

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Le président du Cadre des chefs religieux pour la santé et le développement, Serigne Saliou Mbacké, a rappelé que, depuis 2012, des célébrités ont été choisies « pour porter le plaidoyer sur la planification familiale ».

« Les chefs religieux ont été fortement impliqués dans le programme +Moytou neef+ (éviter les grossesses rapprochées) », a-t-il dit.

« Nous avons vulgarisé un certain nombre d’arguments religieux, ainsi que (…) des données scientifiques », a ajouté Serigne Saliou Mbacké.

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Ces initiatives ont abouti à une « forte mobilisation des hommes et des chefs religieux en faveur de la planification familiale. Et des religieux assez réticents ont été convaincus » des bienfaits de l’espacement des naissances, a souligné M. Mbacké.

Le docteur Amadou Doucouré, directeur de la santé de la mère et de l’enfant, a noté que « d’importants progrès ont été faits, ce qui a permis d’améliorer l’offre et la demande en matière de planification familiale ».

« Mais des défis à relever ont été notés », a-t-il souligné, affirmant qu’il s’agit par exemple du taux de prévalence contraceptive de 45%, que le Sénégal doit atteindre.

« La qualité des données du programme [et] la synergie des partenaires techniques et financiers, mais surtout la pérennisation du programme par la mobilisation de ressources domestiques supplémentaires » font partie des défis qu’il reste à relever au Sénégal, dans ce domaine, selon M. Doucouré.

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