La mise en application en janvier prochain d’une réforme de 2017 va faire évoluer la rémunération du pharmacien sur le prix des médicaments, ce qui aura des conséquences pour votre portefeuille. Explications.


C’est une information qui tombe mal dans ce contexte de grogne sociale. Le Parisien explique ce lundi que certains médicaments pourraient vous coûter plus cher à partir du 1er janvier 2019.

La faute à une réforme décidée en 2017 et qui entrera en vigueur l’année prochaine.

Cette réforme va impacter les « honoraires de dispensation » des pharmaciens, c’est-à-dire la part qu’ils touchent sur chaque médicament depuis 2015.

Actuellement, ces honoraires sont payés aux deux tiers par l’Assurance maladie, les complémentaires prenant en charge le reste.

Leur montant est fixe : 1,02 euro. Le patient n’a pas à mettre la main à la poche… pour l’instant.

Spasfon, sirops pour la toux…

A compter du 1er janvier, ce montant ne sera plus fixe. Et il ne sera plus remboursé de la même façon qu’actuellement.

« L’Assurance maladie nous l’a confirmé lors d’une réunion de travail le 14 septembre : si leurs contrats ne prévoient pas de rembourser les médicaments à 15% ou 30%, les complémentaires santé ne participeront pas aux honoraires du pharmacien », explique ainsi Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques français, dans les colonnes du Parisien.

Conséquence : ce sera parfois au patient de payer ces honoraires, dont le coût pourrait varier, à la place des complémentaires santé.

Le Parisien cite les exemples du Stilnox, de somnifères, du Spasfon, ou de sirops pour la toux.

La liste exacte des médicaments qui seraient concernés par cette hausse des prix n’a pas été officiellement communiquée, alors que l’Assurance maladie n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du Parisien dans ce dossier.

Comment ne pas payer plus cher ?

Petite astuce dévoilée par Philippe Gaertner : pour éviter d’avoir à régler ces honoraires, il faudrait… éviter de demander le remboursement du médicament à l’Assurance maladie.

Les honoraires de dispensation du pharmacien ne seraient en effet déclenchés qu’en cas de demande de ce remboursement avec cette réforme.

En ne demandant pas le remboursement, le patient n’aurait ainsi pas à régler les honoraires du pharmacien sur le médicament, qui lui reviendrait alors moins cher.

Un sacré casse-tête qu’il faudra prendre en compte au moment d’être malade donc…

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