Après les menaces, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de passer à l’acte en sanctionnant plusieurs personnalités bissau-guinéennes mises en cause pour non-respect de l’accord de sortie de crise politique dans lequel le pays est englué depuis des mois.

« Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont mis en œuvre des sanctions individuelles contre les personnes ou organisations qui entravent le processus de sortie de crise en Guinée Bissau », a annoncé l’institution régionale.

Les sanctions font suite à la session extraordinaire du 27 janvier 2018 à Addis Abeba au cours de laquelle les chefs d’Etat avaient appelé les différentes parties impliquées dans le processus de sortie de crise à appliquer l’Accord de Conakry, « faute de quoi des sanctions collectives et individuelles seront appliquées dès le 1er février 2018 à l’encontre de ces personnes ou organisations ».

La sentence est tombée avec la décision signée par le président en exercice de la CEDEAO, le togolais Faure Essozimna Gnassingbé, et qui vise 19 personnalités à qui il est désormais interdit de voyager dans l’espace régional en plus du gel de leurs comptes bancaires.

« Les sanctions qui sont imposées à ces personnes portent sur la suspension de leur participation aux activités de la Communauté, l’interdiction de voyager et la dénégation de visas à leur encontre et des membres de leurs familles, ainsi que le gel de leurs avoirs financiers et de ceux de leurs familles partout où ils se trouvent », indique la décision de la CEDEAO.

Sur les 19 personnalités visées par les sanctions de la CEDEAO, on compte 14 députés ainsi que des proches du président José Mario Vaz notamment son propre fils, Emerson Vaz.

C’est le Comité de suivi de la mise en œuvre des sanctions, composé du Togo, de la Guinée et de la Commission de la CEDEAO, qui a été chargé de

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