Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron lors du programme court de patinage artistique aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), le 19 février 2018. (ALEXANDER VILF / SPUTNIK)
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron lors du programme court de patinage artistique aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), le 19 février 2018. (ALEXANDER VILF / SPUTNIK)

Les coulisses des JO sont devenues virales dans les réseaux sociaux et les actualités du Net et du Web. Dans la nuit de dimanche à lundi, la patineuse française a vécu un « cauchemar » lors du programme court. Son tour de cou s’est décroché et a laissé apparaître sa poitrine. Qu’elle se rassure, il y a eu pire.

Devant leur télé, les téléspectateurs n’ont probablement rien remarqué. Gabriella Papadakis a pourtant vécu un « cauchemar » sur la glace. Dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 février, la patineuse française venait d’entamer son programme court avec Guillaume Cizeron lorsque sa tenue s’est détachée. Le duo, qui a quand même terminé sa prestation, semblait légèrement agacé à la sortie : « Nous sommes déçus parce qu’on a été gênés par quelque chose qui n’est pas de notre contrôle. »

Il y a quelques jours, toujours aux Jeux olympiques de Pyeongchang, c’est la Sud-Coréenne Yura Min qui a été gênée par un problème d’agrafe sur sa robe. « J’étais terrifiée pendant tout le programme. Si mon haut tombait, pour mes premiers Jeux, dès mon premier programme, ça aurait été un désastre », a-t-elle raconté après coup. Des péripéties aux conséquences parfois majeures qui arrivent plus souvent qu’on le croit.

Sophie Moniotte : « On voyait un bout de mes seins »

Sur la glace de Dallas (Etats-Unis), Sophie Moniotte et son partenaire viennent de commencer leur show depuis quelques secondes lorsqu’elle sent que « quelque chose ne va pas. » Sa robe s’est décrochée, et « on voyait un bout de mes seins », raconte l’ancienne patineuse française. Aujourd’hui âgée de 49 ans, elle n’a rien oublié de ce « fameux » Grand Prix des Etats-Unis dans les années 1990. « Même si on est entraînés à faire face à ce genre de circonstances, ce n’est jamais agréable, explique-t-elle. J’étais complètement désorientée. »

Elle continue de patiner malgré tout, et fait « comme s’il ne s’était rien passé. » A la sortie, « je n’étais pas bien ». Mais « heureusement, mon partenaire avait compris que ce n’était pas de ma faute. »

En cas de gamelle, on s’excuse auprès de son partenaire car on a fait une connerie. Mais quand votre robe se détache, vous n’y êtes pour rien.
Sophie Moniotte à franceinfo

Quelques années plus tôt, en 1987 à Paris, il était arrivé la même chose à la patineuse allemande Katarina Witt. « Cela ne l’avait pas empêché de garder son titre olympique quelques mois après à Calgary, sourit la Française. Comme quoi… ».

Candice Didier : « Mon pantalon s’était complètement ouvert au niveau des fesses »

Candice Didier a, elle aussi, connu quelques galères sur la glace. « Ça m’ait déjà arrivé plusieurs fois, reconnaît la patineuse française de 30 ans, aujourd’hui à la retraite. Une fois, mon agrafe a lâché. Mais j’ai toujours doublé la sécurité, donc une autre agrafe a maintenu ma tenue. Une autre fois, lors d’un entraînement juste avant la compétition, mon pantalon s’est complètement ouvert au niveau des fesses. Je ne l’ai pas vu tout de suite et c’est mon entraîneur qui m’a alerté. On l’avait recousu rapidement. »

C’est pour ça qu’on a toujours des épingles à nourrice, du fil et une aiguille avec nous.
Candice Didier à franceinfo

Et encore, la triple championne de France, désormais entraîneuse de patinage en Chine, estime s’en être bien sortie par rapport à d’autres athlètes : « Certaines copines ont parfois eu leur tunique totalement descendue. »

Philippe Candeloro : « J’avais un trou dans le pantalon » 

Une chemise qui se déchire, un lacet de patin qui casse, une ceinture qui se fait la belle… Les patineurs sont également « victimes » de costumes qui n’en font qu’à leur tête. Philippe Candeloro se souvient de la fois, au tout début de sa carrière, où il s’est retrouvé avec « un trou dans le pantalon ». L’ancien champion français confie ne pas s’en être aperçu sur le moment, « et c’était peut-être mieux comme ça. »

Je ne savais pas quand je m’étais fait ce trou. Pendant le show ? A l’échauffement ? Aucune idée… En tout cas, ça se voyait.
Philippe Candeloro à franceinfo

L’actuel consultant de France Télévisions reconnaît que les conséquences sont « toujours moins graves » pour les hommes. « Si un gars se retrouve torse nu, c’est quand même moins embêtant qu’une patineuse. Surtout aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, tu te retrouves rapidement sur internet. »

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