La gouverneure de la région de Fatick, Seynabou Guèye, a plaidé mercredi en faveur d’un renforcement de l’accès aux services sociaux de base dans les îles du Saloum, en vue de lutter contre le trafic de produits prohibés mais aussi de « briser » toute inégalité entre populations insulaires et non-insulaires.

« Les populations des zones insulaires méritent une attention particulière. C’est pourquoi il est nécessaire qu’on puisse disposer aujourd’hui de tous les services sociaux de base dans les îles du Saloum », a-t-elle argué.

Elle s’exprimait lors de la cérémonie d’incinération d’une « importante saisie » de chanvre indien, évaluée à plus de trois tonnes pour une valeur estimée à 184 millions 205 mille francs CFA, ainsi que de faux médicaments d’une valeur de 76 millions 867 mille 587 francs CFA.

Selon la gouverneure, divers trafics de produits prohibés se déroule dans la région de Fatick, une zone frontalière ouverte sur la République de Gambie, notamment par les îles du Saloum.

« Pour lutter contre ces trafics, dit Seynabou Guèye, les populations des zones insulaires ne doivent pas sentir une iniquité dans l’accès aux services sociaux de base par rapport aux populations des zones non-insulaires. »

Seynabou Guèye plaide pour un renforcement dans les Îles du Saloum

Elles « doivent trouver les même services sociaux de base que celles qui sont sur la terre ferme », a-t-elle lancé, en présence du procureur de la République, Abdou Aziz Danfakha, et de la cheffe de la Subdivision des douanes de Fatick, colonel Ndèye Fatou Ndiaye.

Seynabou Guèye considère que « les îles du Saloum sont un peu le ventre mou de la région dans la lutte contre le trafic de produits prohibés ».

Elle estime que le « programme spécial îles du Saloum » lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall, à la suite du drame de Bettenty, où plusieurs personnes avaient péri en 2017 dans le chavirement d’une pirogue, devrait aider à « régler ce problème de disparité » dans les services sociaux de base entre les îles et la partie continentale.

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La cheffe de la subdivision des Douanes de Fatick, colonel Ndèye Fatou Ndiaye, souligne que ses services se sont beaucoup illustrés, avec d’importantes saisies dans les zones frontalières de la République de Gambie, mais aussi dans les îles du Saloum.

« C’est le cas de la brigade commerciale de Karang, les brigades maritimes de Toubacouta, et de Foundiougne, pour l’essentiel situées en zone frontalière », a-t-elle relevé.

« Ces saisies, selon elle, sont la preuve que les produits prohibés viennent de la frontière, parfois de l’étranger, ou des zones
intérieures du pays ».

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