Le Premier ministre japonais Shinzo Abe aux côtés du président du Parlement kényan William Ruto, le 26 août 2016 à Nairobi.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe aux côtés du président du Parlement kényan William Ruto, le 26 août 2016 à Nairobi.

Le Ticad, la conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique, se tient pour deux jours à Nairobi, au Kenya. Une première fois sur ce continent. Une quarantaine de dirigeants africains, des représentants de l’ONU, l’Union africaine et la Banque mondiale, mais également plus de 600 entreprises japonaises. Car si le développement occupe une large place, les affaires ne sont jamais bien loin.

Pour ce grand rendez-vous diplomatique, le monde de l’entreprise n’est pas en reste. Plus de 150 sociétés japonaises se sont inscrites au forum d’affaires qui ouvre la conférence. Des entreprises spécialisées dans le domaine des infrastructures, des matières premières, de l’automobile et de l’agriculture.

Japon-Afrique, le succès du fellowship ne se dément pas

Ils visent la signature d’une soixantaine de protocoles et d’accords commerciaux avec le secteur public africain tout particulièrement. Le Japon, soumis à un recul de ses exportations mondiales et au vieillissement de sa population veut s’ouvrir aux marchés africains.

Le choix du Kenya pour accueillir la Ticad ne doit rien au hasard : la coopération est forte entre les deux pays qui s’échangent matières premières contre biens de haute technologies. C’est au Kenya que s’est ouverte la plus grande usine d’assemblage de motos Honda en Afrique.

C’est aussi dans ce pays que les agences japonaises du commerce et de la coopération ont installé leur quartier général africain. Sur le papier, cette présence en Afrique des intérêts japonais reste minime comparé à celle de la Chine, toujours premier partenaire commercial du continent. Mais dans cette bataille, le Japon a un argument qui fait de plus en plus mouche : la qualité supérieure de sa production.

« Il s’agit d’un investissement qui a confiance dans le futur de l’Afrique », a déclaré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à l’ouverture de la conférence, précisant qu’un tiers de la somme promise serait consacré à la construction et amélioration des infrastructures africaines.

Publicités

Laisser un commentaire