Ordre de grandeur physique de l'unité de stockage en partant du bit (soit un 0 ou un 1) jusqu'au yottaoctet (yottabyte, en anglais sur le schéma). Attention, ce schéma est en anglais : le terme byte signifie « octet », à ne pas confondre avec le « bit » français. © Kubytera

Du mégaoctet mémorisé par les disquettes magnétiques à l’infinie capacité du cloud, en passant par les clés USB, les disques optiques et les disques durs, les supports de stockage n’ont qu’un but : mémoriser fidèlement les milliards de données de tout un chacun. Les explications pour y voir plus clair entre les différentes unités.

Le stockage des données est vital pour l’industrie informatique : il faut stocker toujours plus d’informations sur des supports toujours plus puissants et toujours plus fiables ! D’ailleurs, ce qui est valable pour les géants du secteur, l’est aussi pour le grand public.

Ainsi, globalement, chaque jour, des millions de personnes prennent des photos, des vidéos et créent des documents, des textes…

Au total, 2,5 exaoctets (soit 2,5 millions de téraoctets) sont générés quotidiennement : c’est l’équivalent de quatre-vingt-dix ans de vidéos en HD !

Ces données, il faut nécessairement les stocker, pour les faire transiter, les échanger ou les archiver. Aujourd’hui, la plupart des disques durs d’ordinateurs proposent 1 téraoctet (To) d’espace de stockage.

Une capacité gigantesque au regard d’un CD ou d’un DVD, mais qui peut devenir étroite selon les types de données enregistrées. Ainsi, les vidéos sont très gourmandes en données.

Avant de savoir quels sont les types de fichiers qui consomment le plus, voici quelques explications sur les unités de mesure.

Caractéristique fondamentale : la mesure du volume des données

En informatique, l’unité de mesure de base est le bit. Chaque bit est un 0 ou un 1. Vient ensuite l’octet. Cette appellation vient du fait que huit bits sont regroupés. Avec ce système, 256 combinaisons différentes sont possibles.

Concrètement, un octet permet d’afficher un caractère, par exemple un chiffre ou une lettre, à l’écran. (Certains caractères sont codés sur deux octets.) Par exemple, un texte de 250 mots fera à peu près 1.500 caractères, donc entre 1.500 et 2.000 octets.

Dans le cas d’une image, il faut savoir que celle-ci est composée de points (pixels) : chaque point noir ou blanc correspond à 1 bit (0 ou 1) ; pour les couleurs, il faut plus d’informations, donc plus de bits.

Avec de la musique et, surtout, de la vidéo, le nombre d’octets se compte par centaines de millions. C’est pourquoi, à partir de 1.000 octets, on parle de kilo-octets (Ko) et pour un million d’octets, on parle de mégaoctets (Mo) :

1 bit = quatre combinaisons de 0 et de 1 (00, 01, 11, 10) ;
1 octet = 8 bits (1 byte en anglais, à ne pas confondre avec le « bit » français) ;
1 kilo-octet (Ko) = 1.000 octets ;
1 mégaoctet (Mo) = 1.000 kilo-octets ;
1 gigaoctet (Go) = 1.000 mégaoctets ;
1 téraoctet (To) = 1.000 gigaoctets ;
1 pétaoctet (Po) = 1.000 téraoctets ;
1 exaoctet (Eo) = 1.000 pétaoctets ;
1 zettaoctet (Zo) = 1.000 exaoctets ;
1 yottaoctet (Yo) = 1.000 zettaoctets.

En réalité, au lieu de 1.000 octets, 1 kilo-octet (Ko) devrait correspondre à 1.024 octets en base binaire. Pour éviter la confusion, depuis la fin des années 1990, une nouvelle norme a été établie : il s’agit du kibioctet, qui devrait être la référence. Celle-ci est rarement employée.

Ordre d’idée des quantités de données par type de fichiers et du nombre d'informations que les différents supports de stockagepeuvent recueillir. © Sylvain Biget, Futura
Ordre d’idée des quantités de données par type de fichiers et du nombre d’informations que les différents supports de stockagepeuvent recueillir. © Sylvain Biget, Futura

 

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