Affaire Kocc Barma : Les 8 accusations contre Assane Demba ! L’affaire « Kocc Barma », qui tient le Sénégal en haleine depuis des semaines, a connu une avancée spectaculaire avec l’arrestation et le déferrement au parquet d’El Hadj Assane Demba. [10] Présenté comme le complice présumé du cerveau du réseau, El Hadj Babacar Dioum, cet informaticien est désormais au centre d’une enquête tentaculaire qui révèle l’ampleur d’un système de cybercriminalité sans précédent dans le pays. [5] De la collecte illégale de données à la pornographie infantile, les accusations sont accablantes.
Affaire Kocc Barma : Les 8 accusations contre Assane Demba

L’arrestation d’El Hadj Assane Demba, un informaticien de 39 ans, à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a projeté une lumière crue sur les ramifications de ce qui est désormais considéré comme l’un des plus grands scandales de cybercriminalité au Sénégal. [14, 20]
Alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national, son interpellation a marqué un tournant décisif dans l’enquête menée par la Division spéciale de cybercriminalité (DSC). [5]
Soupçonné d’être bien plus qu’un simple pion, mais une pièce maîtresse dans le dispositif macabre de « Kocc Barma », Assane Demba se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête judiciaire. [6]
Les chefs d’inculpation qui pèsent sur lui sont d’une gravité exceptionnelle, dessinant les contours d’un réseau organisé et particulièrement nuisible qui a fait trembler de nombreuses personnalités et anonymes à travers le pays. [12]
Un réseau aux multiples facettes : de la sextorsion à l’extorsion de fonds
Ce qui a commencé comme une affaire de diffusion d’images intimes a rapidement évolué pour révéler un réseau structuré de chantage et d’extorsion. [7]
Le cerveau présumé, El Hadj Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », aurait mis en place plusieurs plateformes numériques pour diffuser des contenus compromettants, souvent obtenus sans le consentement des victimes. [3, 4]
L’enquête a révélé que plus de 5 000 plaintes ont été déposées depuis 2018, illustrant l’ampleur du préjudice subi par des citoyens de tous horizons. [2]
Les victimes, allant de simples anonymes à des personnalités publiques, étaient contraintes de verser d’importantes sommes d’argent sous la menace de voir leur vie privée étalée sur la place publique. [7]
La perquisition au domicile de Dioum a permis de saisir un arsenal informatique considérable, incluant des serveurs, des disques durs contenant des milliers de fichiers à caractère sexuel, ainsi que des preuves de transactions financières. [3, 17] Cela a confirmé les soupçons des enquêteurs sur l’existence d’une organisation criminelle bien huilée. [2]
Le rôle clé d’Assane Demba, l’informaticien présumé complice
El Hadj Assane Demba n’est pas un inconnu des services de police. Déjà arrêté en 2013 pour usurpation d’identité numérique de personnalités, son nom refait surface de manière fracassante. [12]
Son interpellation à l’aéroport alors qu’il tentait de se rendre à Milan suggère une tentative de fuite, bien qu’il nie cette intention. [5, 14] Les enquêteurs de la DSC ont découvert des « éléments techniques » compromettants dans ses téléphones, qu’il a remis spontanément. [14]
Son historique de recherche, montrant un intérêt marqué pour la « délégation judiciaire » émise pour traquer les complices, a renforcé les soupçons à son encontre. [14]
Les liens entre Demba et Dioum semblent de plus en plus évidents pour les autorités, certains rapports indiquant qu’ils seraient rentrés au Sénégal le même jour. [13] Une confrontation entre les deux hommes a même été organisée pour éclaircir la nature de leur relation. [5]
Les 8 chefs d’inculpation qui accablent le présumé complice
La liste des charges retenues contre El Hadj Assane Demba est longue et témoigne de la gravité des faits reprochés. Selon les informations du parquet, il est poursuivi pour :
- Association de malfaiteurs : suggérant une action concertée et planifiée.
- Collecte illégale de données : au cœur du système de chantage.
- Diffusion de contenus à caractère personnel sans consentement : une violation flagrante de la vie privée.
- Atteinte à la vie privée : une charge fondamentale dans ce type d’affaire.
- Publication d’images contraires aux bonnes mœurs : visant la nature des contenus partagés.
- Pornographie infantile et pédophilie : les accusations les plus graves, indiquant la présence de victimes mineures.
- Extorsion de fonds : le mobile crapuleux derrière le chantage.
- Complicité dans ces différents délits.
Trucs et Astuces : Comment se protéger de la cybercriminalité ?
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité de chacun face à la cybercriminalité. Voici quelques conseils pour renforcer votre sécurité en ligne :
Vérifiez vos paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux. Limitez qui peut voir vos informations et publications.
Utilisez des mots de passe forts et uniques pour chaque compte. Pensez à un gestionnaire de mots de passe.
Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) partout où c’est possible. C’est une barrière de sécurité cruciale.
Méfiez-vous des messages et emails suspects (phishing) vous demandant des informations personnelles. Ne cliquez jamais sur des liens douteux.
Quelles suites pour l’affaire ?
Déféré au parquet, El Hadj Assane Demba a été présenté au doyen des juges d’instruction pour une éventuelle mise en examen. [16] Son placement sous mandat de dépôt semble probable.
L’enquête se poursuit activement, la DSC ayant reçu une délégation judiciaire pour interpeller toutes les personnes impliquées dans ce réseau d’envergure. [10]
D’autres arrestations ne sont pas à exclure, et l’enquête pourrait même s’étendre à des complicités inattendues, y compris une avocate qui aurait été en contact avec Demba au sujet d’un plan de fuite. [21]
Cette affaire est un rappel brutal que le Sénégal, comme de nombreux pays, doit intensifier ses efforts de lutte contre la cybercriminalité, un fléau qui détruit des vies et mine la confiance numérique. [15]
La chute de « Kocc Barma » et de ses complices présumés pourrait marquer un tournant décisif et envoyer un message fort aux cybercriminels. [5]
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