Fass Boye en ébullition. Des édifices publics en proie aux flammes de la colère. Des manifestations d’une ampleur inédite ont secoué la localité de Fass Boye. Les jeunes en colère ont pris d’assaut plusieurs édifices publics, laissant derrière eux un paysage de désolation.
Fass Boye en ébullition: Des édifices publics en proie aux flammes de la colère

Le service des pêches, le bureau de la Délégation pour l’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes (Der/Fj), le cours d’enseignement moyen de la zone, le marché et le conseil local de pêche artisanal ont été les principaux théâtres de cette fronde sociale.
La situation a été rapidement prise en main par les forces de défense de sécurité, qui ont dispersé les manifestants à coups de grenades lacrymogènes. Plusieurs arrestations ont également été effectuées par la gendarmerie.
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Cette explosion de colère trouve son origine dans un drame survenu récemment. Les jeunes de Fass Boye reprochent en effet au gouvernement un manque de célérité dans l’organisation des secours suite au naufrage d’une pirogue.
Des jeunes en colère saccagent des édifices publics
Celle-ci avait quitté Fass Boye le 10 juillet dernier avec plus de 100 candidats à la migration irrégulière. L’embarcation a été retrouvée, après un mois et 5 jours, sur les côtes cap-verdiennes avec seulement 38 rescapés.
Les jeunes du village traditionnel de pêcheurs de Fass Boye, dans le département de Tivaouane, se sont réveillés hier mercredi 16 août 2023 pour brûler des pneus et saccager des édifices publics.
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Ils ont saccagé le service des pêches avec des dégâts estimés à plusieurs millions de F CFA, le domicile de l’adjoint au maire Moda Samb, par ailleurs président du CPLA (comité local de la pêche artisanale) dont ils ont entièrement détruit le verger, rapporte Le Témoin dans sa parution de ce jeudi 17 août.
Drame pirogue à Fass Boye
Le journal ajoute : « Les manifestants armés de gourdins et de pierres ont aussi attaqué le Collège d’Enseignement Moyen ( CEM), le marché , le magasin de stockage, entre autres. La gendarmerie avait déployé des éléments pour ramener le calme dans ce village qui vit toujours un deuil dans l’émoi et la consternation.
Pour rappel, la pirogue avait quitté cette localité le 10 juillet dernier avec à son bords 101 passagers.