La Poste en grève : justice pour les travailleurs ou paralysie totale ! C’est le son de cloche général des employés de la poste qui protestent contre le non-paiement de leurs salaires. 2 mois d’arriérés de salaire, 13ème mois incertain : les travailleurs de la Poste convoquent un grand mouvement ce vendredi 27 décembre 2024. La question est posée : les dirigeants seront-ils capables de répondre à ces exigences et de mettre fin à une crise qui menace non seulement le Groupe La Poste, mais aussi la confiance des travailleurs envers l’État ?
La Poste en grève : justice pour les travailleurs ou paralysie totale !

Les travailleurs du Groupe La Poste se mobilisent massivement ce vendredi 27 décembre 2024 pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires depuis novembre et décembre 2024, ainsi que l’incertitude entourant le 13ème mois.
Sous l’œil impuissant de l’État sénégalais, cette crise s’aggrave, alimentant la frustration et la colère des employés. Le grand rassemblement vise à paralyser le système postal jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues.
Les travailleurs réclament le respect des droits fondamentaux du travail et un redressement immédiat de la situation. Leur mot d’ordre est clair : justice sociale ou paralysie totale.
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La tension est à son comble au sein du Groupe La Poste, où les travailleurs se mobilisent massivement pour dénoncer des conditions de travail précaires et l’absence de paiement de leurs salaires depuis novembre et décembre 2024.
Ce vendredi 27 décembre 2024, un grand rassemblement est convoqué dans le but de paralyser le système postal et d’exiger des réponses immédiates de la part des autorités. Le mot d’ordre est clair : le préjudice doit être réparé, et ce, dès maintenant.
Des salaires sacrés, un 13ème mois incertain
Pour les travailleurs de la Poste, le non-paiement de leurs salaires est une violation flagrante des droits fondamentaux du travail.
Le salaire est considéré comme sacré, un acquis inaliénable pour tout travailleur. De plus, le 13ème mois, souvent perçu comme une récompense pour les efforts fournis tout au long de l’année, est également menacé.
Cette situation crée une frustration généralisée et une inquiétude quant à l’avenir financier des employés.
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Les syndicats et les travailleurs unissent leurs voix pour dénoncer une situation qui ne fait qu’empirer depuis des années.
Sous l’œil impuissant de l’État du Sénégal, le Groupe La Poste traverse une crise profonde, aggravée par des décisions managériales contestées et une absence de vision claire pour redresser la barre.
Un appel urgent aux autorités
Les représentants syndicaux et les employés interrogés lors d’une interview téléphonique ont unanimement dénoncé la situation.
Ils réitèrent leur appel à l’endroit du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils interviennent afin de trouver des solutions idoines et pérennes.
Les travailleurs exigent non seulement le règlement immédiat de leurs arriérés de salaires, mais aussi une réforme structurelle pour garantir la stabilité financière et les conditions de travail décentes.
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Certains ont également mentionné le respect du principe sacro-saint du nouveau régime Jub Jubal Jubanti, un cadre légal qui vise à protéger les droits des travailleurs et à garantir leurs acquis sociaux.
Cependant, cette référence reste pour l’heure lettre morte, malgré les promesses répétées des autorités.
Une mobilisation sans précédent
Le grand rassemblement du 27 décembre 2024 s’annonce comme une étape cruciale dans cette lutte.
Les travailleurs de la Poste comptent sur cette mobilisation pour faire entendre leur voix et obtenir des engagements concrets de la part des dirigeants politiques et économiques.
Le mot d’ordre est simple : pas de retour à la normale tant que les salaires ne seront pas payés et que les conditions de travail ne seront pas améliorées.
Une crise qui dépasse le seul Groupe La Poste
La crise au sein du Groupe La Poste ne se limite pas à un problème interne. Elle reflète une situation plus large de défiance envers les institutions publiques et privées au Sénégal.
Les travailleurs, souvent considérés comme les rouages essentiels de l’économie, se sentent abandonnés et exploités.
Cette crise est aussi une opportunité pour les autorités de redorer leur blason en répondant aux préoccupations des travailleurs et en mettant en place des mesures concrètes pour garantir la stabilité et la justice sociale.
Un appel à l’action
Le grand rassemblement du 27 décembre 2024 est bien plus qu’une simple manifestation. C’est un cri de colère et un appel à l’action pour les autorités.
Les travailleurs de la Poste réclament le respect de leurs droits fondamentaux et l’application des lois en vigueur.
La question est posée : les dirigeants seront-ils capables de répondre à ces exigences et de mettre fin à une crise qui menace non seulement le Groupe La Poste, mais aussi la confiance des travailleurs envers l’État ?
Le monde entier sera à l’affût de cette mobilisation, qui pourrait marquer un tournant dans la relation entre les travailleurs et les autorités au Sénégal.
La Poste, symbole de communication et de lien social, ne peut plus être le théâtre d’une telle instabilité. Le temps des promesses est révolu ; il est temps d’agir.
Jean Bandiaky
Journaliste