Au Sénégal, des manifestants contre la vie chère sont arrêtés à Dakar. Des manifestants disent «noo lank» («nous refusons» en wolof) à la hausse des tarifs de l’électricité devant la place de l’Obélisque, à Dakar.
Manifestants contre la vie chère au Sénégal arrêtés à Dakar
Plusieurs manifestants ont été arrêtés aux abords de la place de la Nation à Dakar, vendredi 17 septembre.
Ils ont tenté de se rassembler, malgré une interdiction du préfet de la capitale sénégalaise.
Ce dernier avance comme motif : le risque de trouble à lâordre public et lâentrave à la libre circulation des personnes et des biens.
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Un « prétexte » qui ne passe pas pour les organisateurs qui manifestent contre la hausse du coût de la vie au Sénégal.
Malgré la forte présence dissuasive des forces de lâordre, certains membres de la coalition Noo lank (« nous refusons » en wolof) ont réussi à sâapprocher en groupuscules et manifester leur mécontentement face à la hausse du coût de la vie.
« Cela ne nous fera pas reculer »
Des échappées solitaires cependant vite stoppées par la police qui a procédé à plus dâune dizaine d’arrestations.
« Cela ne nous fera pas reculer », peste Daouda Gueye, porte-parole du mouvement Noo lank, lui-même arrêté avant dâêtre relâché lors dâune précédente manifestation, également interdite il y a une semaine : « Nous allons continuer à manifester.
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De toute façon, à chaque fois quâils prendront des camarades, dâautres membres prendront le relais.
Et les camarades libérés au terme, je ne parle même pas de garde-à -vue, mais plutôt de kidnapping, rejoindront de nouveau les rangs. On se projette de nouveau sur dâautres manifestations ».
« Dictature debout »
Le droit à la manifestation est consacré par la Constitution, rappelle Daouda Gueye qui sâinsurge contre les décisions de refus systématiques de marche depuis quelques temps : « On ne parle plus dâune dictature rampante mais plutôt dâune dictature debout, et qui donc excelle dans son exercice favori qui consiste à priver les citoyens du droit dâexercer des droits consacrés par la Constitution. En onze jours, câest la cinquième manifestation qui est interdite ».
Le gouvernement a procédé il y a peu à une baisse des prix de certaines denrées de grande consommation. Des baisses qui ne suffisent pas selon les mouvements citoyens.
