Les gagnants de la troisième édition du Trophée Tilila seront connus le 25 novembre. Lâinitiative qui récompense les publicités les plus engagées en faveur de la valorisation de lâimage des femmes a fait un premier bilan sur les changements observés au niveau des messages véhiculés à travers ces contenus.
Trophée Tilila contribue à améliorer les représentations des femmes dans la publicité
La troisième édition du Trophée Tilila est dâores et déjà une occasion pour faire un premier bilan sur le changement des pratiques publicitaires, en termes de messages véhiculés sur la perception des femmes.
Organisé par la chaîne de télévision 2M, lâévénement récompensera cette année les trois campagnes les plus distinguées par leur effort de présenter une image non stéréotypée.
Directeur général de 2M, Salim Cheikh a rappelé que cette initiative sâancrait dans une démarche globale pour donner une visibilité aux femmes dans les médias.
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En conférence de presse ce lundi, le responsable a indiqué que dans ce cadre, «la présence des femmes dans les émissions est passée de 10 à 30%», lâidée à terme étant dâ«atteindre une parité totale de 50%» et de maintenir cet acquis.
Au niveau de la publicité, le Trophée Tilila sert de moyen pour ancrer cet esprit, y compris dans les annonces diffusées sur la chaîne.
Des sanctions de plus en plus rares contre les annonces
Cette troisième édition confirme lâintérêt grandissant chez les annonceurs pour la question, à travers lâaugmentation du nombre de campagnes candidates au Trophée.
Un autre indicateur appuie lâévolution de la prise de conscience chez les publicitaires, puisque «sur les trois à quatre dernières années, les sanctions du régulateur audiovisuel nâont plus concerné les publicités» diffusées par la chaîne, selon Salim Cheikh, qui estime que «les créateurs sâadaptent de plus en plus à des critères nouveaux» qui rejoignent ceux du Trophée.
Khadija Boujanoui a souligné auprès de Yabiladi
Présidente du Comité parité et diversité de 2M, Khadija Boujanoui a souligné auprès de Yabiladi le rôle des médias pour accompagner cette prise de conscience.
«Câest une valeur portée par 2M et renforcée avec la création du Comité, qui a mis en place une charte avec des engagements réels ayant donné lieu à des actions, notamment en ce qui concerne les contenus publicitaires, dâoù lâinitiative du Trophée Tilila», a-t-elle déclaré.
Pour Youssef Chikhi, président du Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), partenaire du rendez-vous, «la place de la femme dans la publicité et dans les médias en général est le reflet de sa place dans la société».
En avance par rapport aux réalités de notre société
«Plus nos perceptions évoluent, plus on en verra le résultat dans les médias. En tant quâannonceurs, on se doit encore plus dâêtre en avance par rapport aux réalités de notre société, afin de permettre justement cette évolution», a-t-il déclaré à Yabiladi.
Il souligne, par ailleurs, que cette problématique est mondiale. «Câest une bataille continue à laquelle adhère le GAM. Nous avons fait de la promotion dâune publicité responsable et respectueuse de ces valeurs un axe principal de nos actions, en particulier concernant lâimage de la femme en tant quâactrice du Maroc en développement quâon veut promouvoir», a encore ajouté le représentant.
Des messages impactants dans la perception du jeune public
Le jury de cette édition est composé dâAhmed Ghazali, juriste et ancien président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Ilham Hraoui, directrice de la régie publicitaire et solutions digitales à la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), Driss Ksikes, auteur et dramaturge, Khadija Alami, productrice et Ali Kettani, financier et producteur.
En conférence de presse, Khadija Alami a souligné que «nos enfants doivent grandir avec une image positive de leurs mamans et des femmes en général, afin quâils intègrent, en grandissant, lâidée que ce sont des citoyennes à part entière qui travaillent ensemble en société avec les hommes».
Pour elle, câest le rôle de vigilance au niveau de la production comme outil de «soft power», afin dâ«encourager chacun et chacune à changer les représentations stéréotypées, à travers des messages positifs et porteurs dâespoir».
Sur lâensemble des candidatures reçues, dix de celles qui répondent aux critères seront présélectionnées.
Parmi elles, trois seront récompensées à travers le prix du jury, le prix coup de cÅur et le prix dâhonneur.
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