Faisons focus sur ces premières dames africaines qui sont expertes en économie et en business. Il s’agit entre autres de : Sika Kaboré, Ana Dias Lourenço, Claudine Talon…
Connues généralement du grand public pour leurs actions humanitaires, plusieurs premières dames africaines ont aussi une grande expertise dans lâanalyse économique, les stratégies de développement et le secteur privé. Tour dâhorizon.
Ana Dias Lourenço, lâexperte en politique économique
Ana Afonso Dias Lourenço est née le 13 avril 1957 à Luanda en Angola. Avant de devenir première dame du pays avec lâascension au pouvoir de son mari en 2017, elle a eu une longue et distinguée carrière dans la conduite des politiques économiques.
Ãconomiste de formation, elle obtient son diplôme à lâUniversité Agostinho Neto en 1979 et démarre sa carrière en 1983 comme cheffe du département des investissements au ministère du Plan et puis comme responsable des programmes de Développement dans la capitale provinciale de Benguela.
Forte de ces premières expériences dans la planification économique, elle devient présidente du Conseil national des statistiques, puis coordinatrice locale des fonds FED (Fonds européens de développement).
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LâAngolaise exerce ensuite pendant de longues années des responsabilités au sein du gouvernement comme vice-ministre et ministre du Plan de 1997 à 2012.
Elle met ensuite son expertise financière au service de la Banque mondiale pendant quatre ans en tant que représentante de lâAngola, du Nigeria et de lâAfrique du Sud.
Autant dâexpériences qui font de la première dame angolaise un atout pour son époux confronté à une conjoncture difficile et à sa promesse de réformer lâéconomie angolaise.
Sika Kaboré, une ancienne de la Chambre de commerce burkinabè
Adjoavi Sika Kaboré (née Vovor) est depuis décembre 2015, Première dame du Burkina Faso. La septuagénaire, née le 20 Octobre 1950 est togolaise dâorigine et juriste de formation.
Elle décroche une maîtrise de droit privé à lâuniversité de Lomé puis rejoint lâUniversité de Bourgogne à Dijon en France où elle obtient en 1980 un certificat en administration des entreprises.
Câest à Dijon quâelle rencontre son futur conjoint Roch Marc Christian Kaboré.
Tandis que ce dernier commence une carrière à la Banque internationale du Burkina, elle occupe des postes à plusieurs niveaux de responsabilités à la Chambre de commerce et dâindustrie (CCI-BF) du Burkina Faso dâabord comme Chargée dâétudes juridiques puis conseillère technique du directeur général et enfin chargée de lâadministration des commissions consulaires et de lâorganisation de la représentation de la Chambre dans les instances nationales et internationales.
Claudine Talon, une partenaire dâaffaires

La Première Dame du Bénin Claudine Talon a accompagné son mari dans sa carrière de businessman avant quâil accède au pouvoir
Claudine Talon, épouse du président de la République du Bénin, est devenue Première dame en avril 2016. Elle est diplômée dâéconomie et dâinformatique de lâuniversité de Dakar, où son époux a suivi des cours en maths et en sciences physiques.
Leur rencontre se fait en France alors quâil fait ses premiers pas dans le domaine des exportations à destination du continent.
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Leurs ambitions se nourrissant mutuellement, la Béninoise poursuit sa trajectoire professionnelle aux côtés de son mari et lâaccompagne dans la création de sa société spécialisée en fourniture dâintrants agricoles aux producteurs du coton.
Selon sa biographie officielle, elle a participé à la construction de lâempire Talon, et elle est une très proche conseillère de celui qui est devenu lâun des plus riches patrons dâAfrique francophone subsaharienne avant de devenir président du Bénin.
Jane Masisi (Botswana), lâatout new-yorkais
Neo Jane Masisi, née en 1971 à Francistown, est Première Dame de la République du Botswana depuis 2018.
Comptable passée par Debswana Accountancy Training Centre, entreprise dâexploitation minière et un des premiers producteurs de diamants dans le monde.
Elle affine son expérience chez De Beers Jwaneng, Bemco et KBL avant de reprendre ses études en 2001 et décrocher trois ans plus tard un MBA à la Montfort University au Royaume-Uni.
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En 2004, elle rejoint les Nations unies, travaillant dâabord au siège de lâorganisation à New York, puis à la Commission économique des Nations unies pour lâAfrique à Addis-Abeba.
Elle a également travaillé pour lâONU en République centrafricaine et en Ãthiopie.
En 2017, elle retourne à New York pour travailler au service de lâONU sur Umoja, un système logiciel de planification des ressources dâentreprises qui sera utilisé par les entités des Nations unies dans le monde entier.
Elle quitte lâorganisation en 2018 lorsque son mari devient président du Botswana.
Ãvariste Ndayishimiye, Président burundais et la première dame Angélique Ndayubaha à Gitega, le 18 juin 2020.
Le président burundais Ãvariste Ndayishimiye et la première dame Angélique Ndayubaha à Gitega, le 18 juin 2020.
Angeline Ndayishimiye (Burundi), parcours aérien
Angeline Ndayishimiye est née en 1976 et elle est Première dame du Burundi depuis le 18 juin 2020. Passée par lâÃcole technique commerciale et administrative (ETCA) à Kamenge, situé à moins de 100 km de la capitale politique Gitega, elle a occupé â selon sa biographie officielle â plusieurs postes au sein dâentreprises publiques.
Elle travaille dâabord chez la Sobugea (Société burundaise de gestion des entrepôts et dâassistance des avions en escale) de 2005 à 2010 comme responsable du fret, puis elle devient responsable du service administration et ressources humaines.
En 2012 elle est promue directrice administrative et financière et elle occupera le même poste en 2014 chez Air Burundi.
Comme plusieurs de ses consÅurs, elle a arrêté sa carrière pour se consacrer à lâélection de son conjoint et à son mandat électoral.