La croissance économique de lâAfrique nâa pas été suffisamment forte pour entraîner ââdes changements de fondââ, selon la première édition du rapport économique annuel de la Commission de lâUnion africaine (CUA), produite en collaboration avec le Centre de développement de lâOCDE.
ââDepuis le début du siècle, lâAfrique est la deuxième région du monde à la croissance la plus rapide après lâAsie, avec un taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB) de 4,7% entre 2000 et 2017. Malgré tout, cette croissance nâa pas été suffisante pour enclencher des changements de fondââ, relève lâOCDE dans un communiqué, en citant ce rapport.
Intitulé ââDynamique du développement en Afrique 2018ââ, le document, qui est axé sur le thème ââcroissance, emploi et inégalitésââ, met en exergue ââlâimportance dâaccélérer la transformation structurelle des économies dâAfriqueââ.
ââLa croissance reste en effet irrégulière. Ainsi, au cours de la période 2016-20, seuls trois pays, sur les cinquante-cinq que compte le continent, devraient atteindre lâobjectif dâun taux de croissance annuel moyen supérieur à 7 % fixé par lâAgenda 2063 de lâUnion Africaineââ, indique lâOCDE.
Lâorganisation ajoute que cette croissance âânâa pas créé suffisamment dâemplois décentsââ, avec aujourdâhui 282 millions dâindividus occupant ââdes emplois précairesââ.
ââà ce rythme, prévient le rapport, 66 % des emplois resteront vulnérables en 2022, un taux bien supérieur à lâobjectif des 41 % pour 2023. Ce, alors que la population du continent augmente très rapidement â un quart de la population mondiale sera africaine dâici à 2050ââ.
Selon lâOCDE, le rapport souligne également la nécessité dâaccroître la productivité, évoquant un ââretard importantââ accusé par les entreprises du continent au niveau mondial dans des secteurs à fort potentiel de création dâemplois [â¦]ââ.
ââEnfin, la croissance en Afrique a un effet plus faible sur la réduction des inégalités et lâamélioration du bien-être quâailleurs dans le monde. Si le coefficient de Gini du continent africain avait baissé de 7 points supplémentaires pour se situer à 35 -câest-à -dire le niveau actuel en Asie – la croissance aurait sorti 130 millions de personnes supplémentaires de la pauvreté pour la période 1990-2016ââ.
Malgré un recul de lâextrême pauvreté, celle-ci touche encore 35% de la population sur le continent, soit 395 millions de personnes.
Quelles priorités stratégiques pour mettre en oeuvre lâ#Agenda2063 ? Le rapport Dynamiques du #développement en Afrique par @_AfricanUnion & @OECD_Centre étudie les options aux niveau national, sous-régional et continental.
?â¡ https://t.co/IAqA5TVkHP pic.twitter.com/8KDhf6jxhb— OECD Development Ctr (@OECD_Centre) July 11, 2018
Selon lâanalyse, lâorientation favorable des cours des matières premières, la demande intérieure robuste, les progrès dans la conduite des politiques macroéconomiques et des stratégies de diversification des économies nationales ont été les principaux moteurs de la croissance africaine récente, qui devrait atteindre 4% par an entre 2018 et 2020.














