La demande de mise en liberté du maire de Dakar Khalifa Sall a été rejetée par la Cour dâappel, mercredi, peu après la reprise du procès en appel de lâédile de Dakar, condamné à 5 ans de prison pour escroquerie aux deniers publics.
Cette demande de mise en liberté a été déposée par les avocats de Khalifa Sall sur la base de lâarrêt de la Cour de justice de la CEDEAO dont les juges ont estimé que les droits de M. Sall à un procès équitable, à la présomption dâinnocence et à lâassistance dâun conseil lors de la procédure ont été violés.
Dans son argumentaire, le président de la Cour dâappel de Dakar, Demba Kandji, a notamment estimé que la Cour de justice de la CEDEAO ne peut pas se susbtituer aux juridictions nationales qui nâont pas une obligation dâappliquer ses arrêts.
Il a évoqué des cas qui font selon lui jurisprudence, au Nigéria et au Burkina Faso, par exemple, se fondant également sur lâautorité de la chose jugée pour rejeter la requête des avocats de Khalifa Sall qui ont annoncé leur décision de porter recours contre cette décision.
« Le juge sâest arrogé des compétences quâil nâa pas en refusant la liberté provisoire au maire de Dakar », a souligné Me Ciré Clédor Ly, du pool dâavocats de lâédile de Dakar.
Selon Me Ly, lâEtat du Sénégal « a ainsi rompu les amarres avec la justice internationale et lâEtat de droit ».
Après une pause de 10 minutes, le procés en appel du maire de Dakar a repris.
« Ce rejet ne nous surprend pas. Lâarrêt de la Cour de justice de la CEDEAO ne dit pas de libérer Khalifa Sall encore moins dâarrêter la procédure » a, pour sa part, dit lâun des avocats de lâEtat, Me Baboucar Cissé.
Le conseil de lâEtat rappelle que lâarrêt de la Cour de justice de la CEDEAO demande seulement à lâEtat du Sénégal de payer 35 millions de FCFA à Khalifa Sall et compagnie.
Khalifa Sall a été condamné en mars dernier à 5 ans de prison pour 5 ans de prison pour escroquerie aux deniers publics dans lâaffaire dite de la ââcaisse dâavanceââ de la mairie de Dakar.













