Les quotidiens parvenus lundi à lâAgence de presse sénégalaise (APS) traitent dans leur majorité des réactions suscitées dans la classe politique, notamment dans lâopposition, par la publication sur Internet du fichier électoral.
Le document sur lequel figurent les noms des électeurs a été mis en ligne vendredi par les services en charge de lâorganisation des élections, au ministère de lâIntérieur. Ainsi, tout citoyen régulièrement inscrit sur les listes électorales a la possibilité de vérifier la validité de son inscription.
Sâintéressant à la réaction suscitée dans lâopposition par cette nouvelle donne, Le Quotidien écrit à sa Une : ââLe FRN nây voit pas netââ.
Selon le journal, la mise en ligne du fichier électoral ne convainc pas le Front démocratique et social de résistance nationale, regroupant des formations et mouvements politiques de lâopposition.
Mieux, ââcette plateforme de lâopposition a saisi le ministre de lâIntérieur sur lâaccès au ficher conformément aux dispositions du Code électoral. Les responsables du FRN prévoient également de commettre leurs propres experts pour contrôler lâeffectivité de la publication du dudit fichierââ, fait savoir le Journal.
ââLe fichier électoral divise plus que jamaisââ, indique de son côté Vox Populi à sa Une. ââLe fichier est en ligne depuis vendredi mais lâopposition continue de crier au voleur. Pour la majorité, les opposants sont persuadés de perdre lâélection présidentielle de février prochainââ.
Le journal cite ainsi Babacar Gaye, un responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). Pour Gaye, son parti âânâaccorde aucun crédit à ces faussairesââ, tandis quâen guise de réplique Mame Mbaye Niang, un membre du parti au pouvoir déclare : ââDans ce pays on peut tout truquer sauf les électionsââ.
Sud quotidien nâhésite pas à évoquer une ââpolémique et des suspicionsââ autour du fichier électoral à la veille de lâélection présidentielle tout en donnant la parole à des acteurs de la société civile sous le titre : ââLa société livre la cléââ.
Dans des propos rapportés par Sud Quotidien, lâexpert électoral Waldiodio Ndiaye souligne que lâEtat ââpeut créer les conditions dâun audit complémentaires ou de certification.ââ
ââLes modifications électorales et les radiations pourraient faire lâobjet dâun audit de certificationââ, propose pour sa part, Ababacar Fall, un autre expert électoral dans les colonnes de la publication.
ââLâopposition dénonce le bluff du ministère (de lâIntérieur)ââ, souligne pour sa part Walf Quotidien. Pour le journal, la polémique qui oppose le pouvoir à lâopposition au sujet de la mise à disposition du ficher électoral est loin de sâestomper malgré lâannonce de sa mise en ligne.
ââLe FRN qui parle de fichier tronqué tient toujours à le faire auditer par ses experts, ce jeudiââ, renchérit le quotidien dakarois.
Cette situation inquiète sans doute Le Témoin qui redoute une ââmontée des tensionsââ à trois mois de lâélection présidentielle.
Le journal en veut pour preuves ââla promesse des opposants de forcer les portes du ministère de lâIntérieur jeudi, les soupçons liés à lâexistence supposée dâun fichier parallèle véhiculés par le parti Rewmi (opposition), et les échauffourées enregistrées dimanche en marge de la visite du président Macky Sall à Paris dans le cadre des célébrations du centenaire de la fin de la première guerre mondialeââ.
Enquête sâintéresse également à lâactualité rythmant les préparatifs de lâélection présidentielle de février 2019 en mettant en exergue lâancien Premier ministre Aminata Touré, coordonnatrice du Pôle parrainage du président sortant.
ââLe rapprochement de lâancien président de la République Abdoulaye Wade avec lâopposant Ousmane Sonko, sans base principielle, est juste de la combine politique (â¦) Seule la réélection de Macky Sall est la mère des bataillesââ, soutient ainsi lâancien Garde des sceaux.
Pour sa part, le journal LâAS entretient ses lecteurs de la célébration la veille de la Journée nationale des forces armées en se faisant écho du discours prononcé à cette occasion par le chef de lâEtat.
ââMacky Sall en guerre contre les véreux du netââ, mentionne tout en rouge la publication à sa Une illustrée dâune photo du président de la République entouré du ministre des Forces armées, Augustin Tine et de responsables des forces armées
Source A ne sâéloigne pas des préoccupations sécuritaires en affichant à sa Une : ââ Ces privilégiés de la République qui crèvent le Trésor publicââ. Selon le journal, près de 260 éléments des forces de défense et de sécurité assurent la sécurité des hauts dâen haut, un agent pouvant coûter jusquâà 21 millions de francs par an (au contribuable).












