Après le massacre de 13 personnes par des hommes armés dans la forêt classée de Bayotte-est samedi dernier, lâarmée sâest aussitôt déployée sur les lieux. Les militaires mènent, depuis lors, dâintenses opérations de ratissage pour traquer les auteurs de cet acte odieux condamné par tous.
Depuis samedi dernier, les populations des villages riverains de la forêt classée de Bayotte-est, communément appelée « forêt de Toubacouta », et celles habitant la périphérie de la commune de Ziguinchor ont renoué avec les détonations des armes à feu de tous les calibres, après cinq ans dâaccalmie qui laissaient entrevoir des solutions pour une paix définitive et durable en Casamance. Jusquâà hier encore, on entendait des coups de feu provenant de la forêt classée de Bayotte-est.
Ces détonations ont fini par plonger les habitants des villages situés dans les communes de Nyassia, Boutoupa-Camaracounda, Niaguis et Adéane dans la peur.
La même peur habite les gens installés dans localités situées à la périphérie de la ville de Ziguinchor, notamment Kantène, Brigadier, Bourofaye-Diola, Bourofaye-Baïnounck, Toubacouta, Mpack et environs, ainsi que nos compatriotes des quartiers de Kandialang, Alwar et Néma 2.
Dans ces endroits, la plupart des populations ont dû interrompre certaines de leurs activités économiques par mesure de prudence.
Dâautres habitants se sont terrés chez eux. Câest vrai que lâarmée a déployé dâimportants moyens matériels et beaucoup dâhommes pour traquer les auteurs de la tuerie de samedi dernier dans la forêt classée de Bayotte-est. De la ville de Ziguinchor, on perçoit lâintensité des opérations de ratissage qui se poursuivent de façon soutenue.
Cependant, il nâa été relevé aucun échange de tirs.Câest seulement lâarmé qui pilonne des secteurs susceptibles de servir de caches aux auteurs de la tuerie de samedi dernier. A propos de ce drame, les deux blessés graves qui étaient restés internés au service des urgences de lâhôpital régional de Ziguinchor ont tous été libérés lundi dernier.
Commandant de la zone militaire n° 5 : le Colonel Khar Diouf appelle les populations à collaborer

Par rapport à lâévènement tragique survenu samedi dernier dans la forêt classée de Bayotte-est, le colonel Khar Diouf, commandant de la zone militaire N° 5 de Ziguinchor, a fait savoir que toutes les mesures opérationnelles sont prises pour que pareil cas ne se reproduise plus. Il a appelé tout le monde, notamment les populations locales, à collaborer afin que les auteurs de ce drame soient mis hors dâétat de nuire.
Le colonel Khar Diouf, qui était interrogé par nos confrères de la chaîne IV de la Rts/Ziguinchor, a tenu à rassurer les populations, notamment celles des villages riverains de la forêt classée de Bayotte-est, de ne pas sâinquiéter pour les détonations quâelles entendent depuis samedi dernier.
Le commandant de la zone militaire N° 5 a précisé que « ces détonations entrent dans le cadre de lâexécution de la mission régalienne que nous avons reçue et qui est exécutée de façon très professionnelle ».
Pour lui, les villageois de la zone nâont pas dâinquiétude à se faire. Ils peuvent continuer à vaquer à leurs occupations. « Nous travaillons pour la sécurité des populations et de leurs biens », a affirmé le colonel Khar Diouf.
Et dans la traque des auteurs de la boucherie de samedi dernier que lâarmée mène, le patron de la zone militaire N° 5 a demandé la collaboration de tous. « Cette collaboration est déterminante pour capturer ceux qui ont abattu froidement 13 personnes la semaine dernière dans la forêt de Bayotte », a-t-il dit.
Après le massacre de 13 personnes par des hommes armés dans la forêt classée de Bayotte-est samedi dernier, lâarmée sâest aussitôt déployée sur les lieux. Les militaires mènent, depuis lors, dâintenses opérations de ratissage pour traquer les auteurs de cet acte odieux condamné par tous.












