Les députés ont adopté le budget du ministère de lâEmploi, de la Formation professionnelle, de lâApprentissage et de lâInsertion pour lâannée 2021, arrêté à la somme de 53, 9 milliards, contre 58,8 milliards en 2020.
Cette baisse constatée par rapport à lâexercice précédent est liée aux aménagements ayant abouti à lâérection de lâArtisanat en ministère plein, a expliqué le Dame Diop au moment de défendre ce projet de budget devant les députés.
Le débat antérieur à lâadoption de ce budget ouvert peu avant 11 heures était dirigé par Alé Lo, un des vice-présidents de lâAssemblée nationale.
Pour lâannée 2021, le budget de ce département est articulé autour de quatre programmes dont un portant sur le développement des offres de formation professionnelle et technique.
Des députés ont interpellé Dame Diop sur la nécessité de travailler au renforcement des lycées professionnels et techniques avec des perspectives pour lâenseignement supérieur, parallèlement à lâenseignement général.
Câest le cas notamment de Dioumo Souaré, un parlementaire de la majorité. Il a plaidé pour une revalorisation de certains métiers sur la base dâune spécialisation des régions en fonction de leur potentialité.
Il a également invité le ministre à travailler sur un ââfichier nationalââ, lequel, calqué sur le modèle de Pôle-emploi en France,va permettre de recenser tous les demandeurs dâemploi et leur qualification.
Budget 2021 : Pres de 54 milliards de francs
En termes de perspective, Dame Diop a réaffirmé la volonté de son département dâorienter, à lâhorizon 2030, quelque 30% des sortants du cycle fondamental (à partir du BFEM) vers la formation professionnelle et technique.
Il a aussi souligné la nécessité ââdâenrôlerââ plus de jeunes dans les dispositifs de formation par apprentissage, avec comme priorité de ââles accompagner (â¦) dans la réussite de la transition entre la qualification et lâaccès à un emploi décent, notamment par lâauto-emploi.ââ
ââNotre ambition est dâapporter une réponse adéquate à la problématique relative à la présence à la présence dâun secteur informel très important dans lâéconomie sénégalaise et qui est souvent constitué dâune main dâÅuvre en manque de qualifications et dâapprentissage à la recherche de compétences professionnellesââ, a relevé le ministre Dame Diop.
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Il a toutefois rappelé la nécessité de sâengager pour un changement de paradigmes en faisant en sorte que ââlâenseignement professionnel ne soit plus une école de la seconde de chance, mais une vocation réelle chez les jeunes.ââ













