Une table ronde sur « Lâaccès des femmes à la terre en Afrique de lâOuest : problématique et pistes de solutions au Sénégal et au Burkina Faso » a eu lieu à Mbour, au Sénégal, du 2 au 4 juillet 2008. Cet événement a traité de lâaccès des femmes au foncier, principalement en milieu rural.
La table ronde a été appuyée par le CRDI, Centre de recherches pour le développement international (Canada) et le projet Dimitra (FAO).
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Pour le projet Dimitra, elle sâinscrivait dans le cadre de son soutien aux travaux conduits par ses partenaires en Afrique de lâouest, lâENDA- Pronat, Protection des Ressources Naturelles (Sénégal) et le RECIF/ ONG-BF, Réseau de communication, dâinformation et de formation des femmes dans les ONG au Burkina Faso.
Pour le CRDI, elle entrait dans la continuité dâun programme dâactivités de recherche sur lâaccès des femmes à la terre intitulé « Pauvreté rurale et Environnement ».
Cette rencontre a regroupé des partenaires de base, ONG et associations, universités, chercheurs, élus locaux et décideurs politiques.

Dans la plupart des pays du Sahel, comme le Burkina Faso et le Sénégal, lâéconomie est essentiellement basée sur lâagriculture et lâélevage.
La terre est donc un élément capital pour la promotion des activités économiques, surtout en milieu rural.
Son accès équitable est une condition sine qua non au développement des populations et des états.
Lâaccès des femmes au foncier a été de tout temps un problème crucial et le demeure. La gestion des ressources foncières a toujours été lâun des éléments essentiels des activités de la communauté.
Selon les époques et les options politiques, elle est tributaire des traditions politiques et culturelles.
Cependant, depuis quelques années, les institutions internationales, les ONG, les groupes de pression et les associations de femmes réclament une meilleure prise en charge par les autorités des véritables problèmes qui entravent lâaccès équitable des femmes à la terre et aux autres ressources naturelles et qui constituent un obstacle à une meilleure productivité économique et au progrès social.
Presque tous les gouvernements ont adopté des politiques visant à donner les mêmes chances aux hommes et aux femmes dâaccéder aux ressources naturelles et, en particulier, à la terre.
Mais sur le terrain la réalité est toute autre.

Les femmes continuent de subir toutes sortes de discriminations qui les éloignent de cette ressource précieuse quâest la terre, indispensable à leur autopromotion et au développement socio- économique de leurs pays.
Malgré les actions des associations, des ONG et dâautres organisations de développement au Sénégal et au Burkina Faso, lâapplication sur le terrain des lois relatives au foncier connaît de sérieuses difficultés.
Cette situation appelle à des actions de concertation au niveau national et sous régional afin dâéchanger les expériences, analyser les obstacles et de faire des propositions concrètes pour des interventions plus efficaces qui pourraient contribuer à améliorer lâaccès des femmes au foncier et à son contrôle.

Câest dans cette logique que sâinscrit lâorganisation de cette table ronde, dont lâobjectif a été dâidentifier les priorités en termes de recherche et de plaidoyer afin de favoriser lâaccès des femmes à la terre en Afrique de lâOuest.
Chronique à suivre …













