La loi de la taxe carbone approuvée en Afrique du Sud. Le pays, première puissance industrielle du continent africain, est extrêmement dépendant du charbon pour sa production dâélectricité.
Le président Cyril Ramaphosa a promulgué une loi imposant une taxe sur les émissions de carbone aux entreprises dâAfrique du Sud, plus gros pollueur du continent ; une mesure saluée, lundi 26 mai, comme « une première étape » par les défenseurs de lâenvironnement.
« Le changement climatique représente lâun des plus grands défis auxquels est confrontée lâespèce humaine, et lâobjectif premier de la taxe carbone est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dâune façon viable », a expliqué le ministère du Trésor dans un communiqué, dimanche soir.
Le montant de cette taxe, qui entrera en vigueur le 1er juin, a été fixé à 120 rands (7,40 euros) par tonne de dioxyde de carbone.
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Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a « loué » M. Ramaphosa pour avoir promulgué cette loi qui « traînait depuis longtemps ».Â
« Quand elle a été évoquée pour la première fois, en 2010, lâidée dâune taxe carbone a rencontré une forte résistance de la part des gros émetteurs » de COâ, a souligné lâONG.Â
« Même si beaucoup doit encore être fait pour que la taxe devienne plus efficace, nous reconnaissons quâil sâagit là dâune première étape significative », a-t-elle ajouté, rappelant que son objectif était « dâaméliorer la santé [â¦]et de rendre lâenvironnement et lâéconomie résilients ».
Un montant insuffisant selon Greenpeace
De son côté, Greenpeace a estimé que la taxe « lançait un signal »aux entreprises polluantes mais a regretté que son montant ne soit pas suffisant, à ses yeux, pour les convaincre de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone.Â
« Nous ne pensons pas que la taxe », en lâétat actuel, « aura un impact », a regretté Melissa Steele auprès de lâAFP.
Jusquâen 2022, la taxe doit être réévaluée chaque année du montant de lâinflation valorisé de deux points, puis à partir de 2023 seulement du montant de lâinflation.
LâAfrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est extrêmement dépendante du charbon pour sa production dâélectricité. Elle figure au quatorzième rang des pays les plus pollueurs de la planète, selon Greenpeace.
Elle a adopté des objectifs climatiques stricts en 2011 et figure parmi les signataires de lâaccord de Paris sur le réchauffement de 2015, mais les mesures dâapplication traînent en longueur.













