Assassinat de Thomas Sankara. Mort de Thomas Sankara. La justice burkinabè décide de la mise en accusation de lâex-président Blaise Compaoré.
Ce mardi, le tribunal militaire a décidé de la mise en accusation de lâex-président Blaise Compaoré pour attentat à la sureté de lâÃtat, complicité dâassassinat et recel de cadavres dans le dossier de la mort de lâancien chef de lâÃtat Thomas Sankara.
Assassinat de Thomas Sankara

Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré, est poursuivi pour complicité dâassassinat, recel de cadavres, attentat à la sureté de lâÃtat.
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Au total, 14 personnes doivent comparaître devant le tribunal dans ce dossier.
Mort de Thomas Sankara: la justice décide de la mise en accusation de lâex-président Compaoré
Poursuivi pour attentat à la sureté de lâÃtat, complicité dâassassinat et recel de cadavres, lâex-président devra se présenter devant le tribunal pour un procès. Selon la décision judiciaire, il existe suffisamment de charges contre lâancien dirigeant pour les faits de recel de cadavres et le tribunal maintient le mandat dâarrêt international contre celui qui vit en exil en Côte d’Ivoire.
Mandat maintenu aussi pour Hyacinthe Kafando, poursuivi pour assassinat et attentat à la sureté de lâÃtat. Il est le présumé chef du commando qui a procédé à lâassassinat du capitaine Thomas Sankara et ses compagnons. Ãgalement accusé dans cette affaire, le général Gilbert Diendéré, proche de Blaise Compaoré. Dans ce dossier, quatorze personnes sont renvoyées devant la justice.

Dans le même temps, le tribunal militaire a ordonné la mise en détention de toutes les personnes dont les charges ont été confirmées. Les mandats dâarrêt sont donc maintenus contre ceux qui sont à lâétranger.
Fin de plusieurs années d’enquête et de procédure
Lâéquipe de défense du général Gilbert Dienderé, détenu aujourdâhui dans le cadre dâun autre dossier, avait soulevé lâexception de prescription.
Ãtant donné que lâaffaire nâavait connu de traitement judiciaire durant des dizaines dâannées, elle devrait être considérée comme prescrite, selon ces avocats qui évoquaient les textes en vigueur. Une exception rejetée par le tribunal.
En revanche, il nây aura pas de procès pour cinq autres personnes qui étaient citées dans lâaffaire, mais qui sont décédées. Parmi elles figurent Nacoulma Wampasga, le colonel-major Alain Laurent Bonkian, Tasseré Dianda ou encore Salam Yerbanga.
Thomas Sankara était un président adulé par la jeunesse de son pays. Elle avait vu en lui notamment lâhomme capable de lutter contre la corruption.

Sa mort avait provoqué un immense choc en octobre 1987 quand le leader de la révolution et 12 de ses compagnons étaient abattus criblé de balles en pleine réunion à Ouagadougou.
Ce futur procès, dont la date nâest pas connue pour le moment, est le résultat de plusieurs années de procédure et dâune enquête bouclé fin 2020 par le juge dâinstruction.
Mais au vu des lourdes charges retenues contre lui, beaucoup anticipent déjà lâabsence à la barre de Blaise Compaoré qui possède également la nationalité ivoirienne.












