Les journaux du week-end mettent le focus sur les inondations et les réactions quâelles ont suscitées dans la banlieue de Dakar et dans dâautres localités du Sénégal à la suite dâimportantes pluies tombées ces derniers jours sur le pays.
Inondations dans la banlieue dakaroise en du 21 août 2021
ââDakar patauge !ââ, sâexclame ainsi Enquête dont la Une illustrée par une photo montrant des passagers tentant de descendre dâun bus quasiment submergé par les eaux de pluies.
Dans ses colonnes, la publication fait savoir que la pluie de ces derniers jours avait exacerbé les souffrances des sinistrés, particulièrement à Diamegueune-Sicap Mbao où des populations ont barré la route nationale 1 et affronté les forces de lâordre.
Pour Vox Populi, lâeau a ââfait bouillir la banlieue de colèreââ.
ââLorsque le ciel est noir, les populations de la banlieue, notamment Pikine, Guinaw Rails, Diamegueune, Keur Massar, Keur Mbaye Fall, entre autres, ne dorment plus que dâun Åil. Car, il suffit de quelques gouttes de pluies pour que ces quartiers à très forte densité de populations pataugent. Le calvaire est encore plus grand quand on enregistre des heures voire des jours de pluie. Câest ce qui sâest passé depuis mercredi puisque le ciel a ouvert ses vannes, arrosant tout le pays, particulièrement Dakar et sa banlieue. Inutile, dès lors, de dire comment était la situation dans cette partie de la banlieueââ, analyse le journal.
Evoquant une ââsouffrance sans finââ des populations, LâObservateur souligne que la situation est allée de mal en pis en banlieue après les fortes pluies du jeudi qui se sont prolongées jusquâen milieu de journée du vendredi.
Une échappée des eaux du périmètre réservé au Train express régional (TER) a semé la désolation
ââDes familles qui déménagent, dâautres qui vont dormir à la belle étoile, des jeunes qui déversent leur colère dans la rue, des dalles qui sâeffondrent, pendant quâailleurs, une échappée des eaux du périmètre réservé au Train express régional (TER) a semé la désolation dans les maisons bordant la voie ferrée à Guinaw-Rails : tel est le tableau sombre dâune situation où la souffrance paraît sans limitesââ, relève le journal.
Le Quotidien nâhésite pas insister sur un retour des inondations en banlieue, particulièrement à Keur Massar, une localité envahie par les eaux malgré les investissements consentis par lâEtat.
Description pathétique de la situation dans la banlieue dakaroise
Usant de son habituel jeu de mots, la publication affiche en Une : ââEau, source de malheursââ et lâétaye à travers une description pathétique de la situation dans la banlieue dakaroise.
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ââLes fortes pluies qui se sont abattues dans la région de Dakar ont causé plusieurs dégâts dans de nombreuses localités. Aujourdâhui, beaucoup de ces populations vivent la galère à cause des inondations. 72 heures de pluies ont suffi pour que plusieurs quartiers changent de visage. Des autorités locales aux abonnés absents et des populations laissées à elles-mêmes, est le décor qui sâoffre au visiteur qui débarque sur les sites submergés par les eaux de pluieââ, rapporte le journal.
Réunion dâurgence sur la situation convoquée
Face à cette situation, Macky Sall a convoqué une réunion dâurgence au Palais de la République, fait ainsi savoir LâAS.
ââPrenant la pleine mesure de la situation pénible qui prévaut à Keur Massar et dans la banlieue, le chef de lâEtat a convoqué hier (vendredi) une réunion dâurgence sur la situationââ, assure le journal.
Il en est ressorti quâen dépit des importants moyens déployés, notamment à Keur Massar, des inondations ont été notées à la suite de forte précipitations enregistrées ces derniers jours, admettent ainsi les autorités étatiques dans une note relayée par la publication.
500 millions de francs de plus alloués aux actions prioritaires
Face à cette situation, ââLâEtat sera au chevet des victimesââ, soutient en Une le Soleil en reprenant des propos du chef de lâEtat tenus lors de cette rencontre dâurgence.
Selon le quotidien, le dispositif de pompage des eaux de pluie sera renforcé et élargi, 500 millions de francs de plus alloués aux actions prioritaires, tandis que le gouvernement veut une libération de tous les exutoires des eaux pluviales, quitte à détruire les obstacles.













