Le directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, Demba Faye, considère le réalisateur sénégalais Ababacar Samb Makharam (1934-1987), premier secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), comme ââun pionnier du cinéma africainââ qui a beaucoup Åuvré pour le 7e art africain.
Ababacar Samb Makharam, un « pionnier du Cinéma Africainââ
ââAbabacar Samb Makharam est un modèle, une référence de notre cinéma, une icône qui a tracé un chemin de gloire et dâhonneur et mérite dâêtre honoréââ, a-t-il dit lors dâune exposition qui lui est dédié.
Il sâexprimait lors dâune cérémonie organisée à la mairie de Ouagadougou devant notamment ses pairs comme les Sénégalais Maguette Diop, Clarence Delgado, le Malien Cheikh Oumar Sissako, président de la Fepaci.
Ababacar Samb Makharam mérite dâêtre honoré pour son Åuvre
Pour Demba Faye, ââAbabacar Samb Makharam mérite dâêtre honoré pour son Åuvre de pionnier et pour avoir été à lâorigine de la création du Fespaco et de la Fepaci, que dirige aujourdâhui avec brio une autre grande figure de notre cinéma, Cheikh Oumar Sissokhoââ.
Acteur, réalisateur, scénariste, Samb incarne son art dans sa quasi-totalité, souligne-t-il.

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Sa filmographie, riche de plusieurs réalisations telles que ââEst la neige nâétait plusââ (1966), ââKoduââ (1971) et ââJom (lâhistoire dâun peuple), est entrée dans les classiques sénégalais, voire africains.
Demba Faye a aussi rendu hommage à ses filles dont Gaël Samb.
ââLe Sénégal est véritablement honoré à cette 27e édition du Fespaco. Pays invité dâhonneur, notre pays est mis au devant de la scène. Nos cinéastes y sont célébrés avec tant dâégards que nous ressentons une légitime fiertéââ, a-t-il souligné
ââNous le devons aux talents, à la valeur et au mérite de ceux qui sont élevés au rang dâexemple par lâamitié et la fraternité entre nos deux peuples et nos chefs dâEtats, Macky Sall et Rock Marc Kaboréââ, a-t-il souligné.
Aujourdâhui, Sembène Ousmane est ââ le monstre sacréââ du cinéma africain, et Alain Gomis, ââle symbole du renouveau de notre cinémaââ, sâest-il félicité.
Parcours et lâÅuvre de AbabaCar Samb Makharam
Plusieurs bâches déployées dans le hall de la Marie de Ouagadougou racontent le parcours et lâÅuvre de AbabaCar Samb Makharam.

Ce dernier a fréquenté le Conservatoire dâart dramatique de Paris en 1955 et fondé la troupe de théâtre ââLes Griotsââ avec lâIvoirien Timoté Bassolé et Sahar Maldorore, une Martiniquaise.
Il se forme aussi en Italie au Centro sperimentale di cinematografia, la grande école de cinéma romaine.
Promotion et défense des cinémas africains
En 1964, il retourne au Sénégal et travaille dans les milieux de la radio et de la télévision. Tout en poursuivant sa carrière de réalisateur, il sâinvestit dans la promotion et la défense des cinémas africains, avant de devenir le secrétaire général de Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) de 1972 à 1976.
Il met par la suite sur pied sa société de production dénommée ââBaobab Filmsââ (Dakar).
Ababacar Samb Makharam meurt le 7 octobre 1987.













