Le Conseil des ministres de l’Uemoa a fait des révélations sur des perspectives de croissance économique ââfavorablesââ. De 6,1 % en 2021, la croissance économique devrait grimper à 6,4 %, lâannée prochaine, déclare le Conseil des ministres de lâUnion économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), faisant état de perspectives ââfavorablesââ pour lâéconomie de ses huit pays membres.
Uemoa donne 100% des perspectives de croissance économique ââfavorablesââ

Les prévisions optimistes résultent de la poursuite de la mise en Åuvre des plans de relance des Etats membres, ainsi que du retour à la normale de lâactivité dans les sous-secteurs du transport, du tourisme et des loisirs, déclare la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâOuest (BCEAO), dans un communiqué.
Les perspectives favorables sâexpliquent aussi par lâatténuation de la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, selon la BCEAO, lâinstitution monétaire de lâUEMOA.
Après avoir examiné lâévolution récente des économies de lâUnion, les ministres chargés des Finances des pays membres se sont réjouis de la ââconsolidationââ de la reprise de lâactivité économique au troisième trimestre 2021, indique le communiqué publié à la suite de la quatrième session ordinaire, par visioconférence, de lâinstitution.
PIB ressorti à 6,7 %, en glissement annuel, après 7,7% le trimestre précédent

Le taux de croissance du produit intérieur brut réel est ressorti à 6,7 %, en glissement annuel, après 7,7% le trimestre précédent, et une réalisation de 1,4% un an plus tôt, ajoute la même source.
ââCette bonne évolution a été soutenue par un raffermissement progressif de la demande intérieureââ, explique le Conseil des ministres de lâUEMOA.
A lire aussi
Les ministres ont relevé, à lâinstar des autres régions du monde, ââune accélération des prix dans la zoneââ.
Le taux dâinflation est ressorti à 3,8 % au troisième trimestre 2021, après 3,3 % au trimestre précédent.
UEMOA affirme des difficultés dâapprovisionnement induite

ââCette hausse des prix est imputable essentiellement au renchérissement des produits alimentaires, du fait de la baisse de la production céréalière dans certains pays, des difficultés dâapprovisionnement induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans dâautres pays, ainsi quâà la hausse de lâinflation importéeââ, explique la même source.
Selon les prévisions, cette poussée inflationniste devrait sâestomper au cours des prochains mois.
Lâinflation devrait revenir en dessous de 3,0 %, au courant de lâannée 2022, à la faveur de lâatténuation progressive des tensions sur les prix des produits importés.
Le Conseil des ministres a également constaté un creusement du déficit public global (base engagements, dons compris), qui sâélevait à 4.492,8 milliards à la fin de septembre 2021, contre 4.388,4 milliards un an plus tôt.
Propositions soumises par la BCEAO pour le renforcement de lâefficacité

Cette situation, ajoute le communiqué, reflète lâaccélération des investissements publics dans le cadre des plans de relance mis en Åuvre par les Etats membres.
Le Conseil des ministres a émis ââun avis favorableââ sur les propositions soumises par la BCEAO pour le renforcement de lâefficacité du dispositif de soutien au financement des PME/PMI de lâUEMOA lancé en 2018.

A lire aussi
Les pays membres, dont le Sénégal, ont été encouragés à sâimpliquer davantage dans sa ââpleine opérationnalisationââ.
Par Kafunel avec Aps













