La bataille de procédure entre la défense et lâaccusation dans le procès de Khalifa Sall et de ses co-accusés et les remous dans le front social sont les principaux sujets abordés par les quotidiens reçus mercredi à lâAPS.
Le procès du maire de Dakar et de ses co-inculpés pour un présumé ââdétournement de fondsââ portant sur 1,8 milliard de francs CFA dans lâaffaire dite de la ââcaisse dâavanceââ de la municipalité de la capitale a repris mardi après deux renvois.
Câest ââle début des choses sérieuses dans lâaffaire Khalifa Sallââ, souligne Vox Populi qui note que la question des témoins est évacuée, alors que celle de la constitution de la Ville de Dakar comme partie civile reste en ââsuspensââ.
ââLâAgent judiciaire de lâEtat récuse la Ville de Dakar et se fait récuser à son tour par la défenseââ, résume la publication.
Tribune parle de lâââActe 1ââ du procès de Khalifa Sall et constate que ââla bataille de procédures fait rageââ. ââAvocats de la défense et partie civile, dossiers en main, crient, clament et déclament en faveur de leur client et prévenu. Le premier groupe veut à tout prix laver à grande eau (le maire de Dakar), tandis que le second groupe veut à tout prix lâenfoncer (â¦.)ââ, note le journal.
Pour Sud Quotidien, ââdéfense et parquet (sont) en guerre â¦de tranchéesââ. ââKhalifa Sall impose sa forme à lâEtatââ, souligne pour sa part LâObservateur, qui fait état de ââchaudes empoignades entre avocats et Agent judiciaire de lâEtat sur la constitution de partie civile de la Ville de Dakar et de lâEtatââ.
Selon le quotidien LâAs, ââla guerre de procédures a eu lieuââ en ce début de procès. La publication souligne que ââla correspondance du préfet de Dakar demandant une seconde lecture de la délibération du 15 janvier 2018, du Conseil municipal de Dakar, entérinant la constitution de partie civile de la marie de Dakar a été au cÅur des débats dâaudience (â¦)ââ.
ââLâAgent judiciaire de lâEtat, les avocats de lâEtat du Sénégal ainsi que le procureur de la République ont tous dit niet à cette constitution. Ce qui a fait sortir de ses gonds la défense et lâun de ses avocats constitués, Me El Hadji Dioufââ, ajoute LâAs.
Jugeant que ââcâétait prévisibleââ, le quotidien Enquête explique : « Dans le procès de lâaffaire de la caisse dâavance de la marie de Dakar, tout ne vas pas se passer comme lettre à la poste. Chaque acte posé est âprement discuté par les partiesââ.
Sous le titre ââHeurts et paradoxesââ, le journal relève quâââhier à lâouverture du dossier, lâAgent judiciaire de lâEtat (AJE) Antoine Félix Diome et les avocats de lâEtat ont voulu que le juge écarte la demande des témoins cités par la défenseââ.
ââCette dernière, après avoir défendu sa cause, sâest attaquée à lâAgent judiciaire. Puisque selon les conseils de Khalifa Sall et cie, ils sont surpris de voir un AJE plaider alors quâil a constitué des avocats pour assurer la défense des intérêts de lâEtatââ, explique encore le journal.
Le quotidien parle de ââprocès des paradoxesââ et explique que ââdans lâaffaire Khalifa Sall, il existe, dâune part, une connivence manifeste entre défense et Ville de Dakar (qui veut se constituer partie civile), dâautre part, des contradictions irréfutables entre cette dernière et le procureurââ.
Le Soleil note que ââle procès de Khalifa Sall a repris hier sur fond de vives empoignades entre les représentants de lâEtat et la défense autour de la constitution comme partie civile de la Ville de Dakarââ.
En réponse à ceux qui dénoncent un ââprocès politiqueââ qui serait intenté au maire de Dakar, lâavocat français Me Francis Szpiner soutient dans ce journal que « ce nâest pas parce quâon juge quelquâun qui est investi dâune fonction politique que câest un procès politiqueââ.
Le front social fait aussi la Une de quelques quotidiens à lâinstar du Témoin, qui titre : ââcontestations et protestations tous azimuts, le front social secoue le +lion qui dortââ. ââLe front social se réchauffe après 5 ans dâaccalmieââ, signale le journal qui cite la marche de la CTNS (qui sâest déroulée mardi), la grève des enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur ainsi que des collectivités locales.
Avec la crise sociale et le front social en ébullition, ââMacky Sall est dans le cercle de feuââ, estime Walfadjri.
Le Quotidien met en exergue ââla marche des syndicats pour lâaugmentation des salairesââ et affiche en Une : ââ2018, année asocialeââ alors que lâEtat avait décrété 2018 ââannée socialeââ.
Auteurs: Sources: APS – Kafunel.com












