Législatives au Sénégal riment déjà avec des manifestations de dénonciations dans les rues du Sénégal. Désavouée par le Conseil constitutionnel, lâopposition vise toujours la victoire. Plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés le 8 juin sur la place de lâObélisque pour critiquer lâinvalidation de la liste dâopposition.
Législatives au Sénégal : désavouée par le Conseil constitutionnel, lâopposition vise toujours la victoire

Après avoir vu sa liste invalidée, la coalition menée par Ousmane Sonko organisait ce 8 juin un grand rassemblement à Dakar. Pour critiquer la décision des sages et mobiliser ses partisans contre Macky Sall.
Touchés mais pas coulés. Quâils appartiennent à Yewwi Askan Wi, la coalition menée par Ousmane Sonko, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, ou à Wallu Sénégal, celle dâAbdoulaye Wade, leaders et militants de lâopposition étaient tous réunis ce mercredi 8 juin sur la place de lâObélisque de Dakar.
Avec un mot dâordre : rappeler quâils allaient tout de même participer, « par force », aux élections législatives et quâils ne comptaient pas laisser Macky Sall lâemporter le 31 juillet.

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Les responsables politiques se sont succédés au micro pendant plus de deux heures, lors dâun rassemblement autorisé in extremis par le préfet de Dakar et auquel ont assisté plusieurs milliers de personnes.
Tous ont exhorté leurs partisans à soutenir leur alliance dans les urnes pour imposer une cohabitation au chef de lâÃtat. Et ce malgré le couperet tombé le 3 juin dernier.
Liste hors-jeu
Ce jour-là , le Conseil constitutionnel a rejeté le recours déposé par lâopposition, dont la liste nationale avait été retoquée par le ministre de lâIntérieur, Antoine Félix Diome.
Plus dâissue possible donc pour les adversaires de la majorité, dont lâensemble des candidats titulaires sont empêchés de concourir, à commencer par Ousmane Sonko : le député devra quoiquâil arrive rendre son fauteuil de parlementaire à lâissue du scrutin législatif.
Casquette vissée sur la tête, tee-shirt aux couleurs de sa coalition, le président du Pastef sâest adressé en dernier à une foule chauffée à blanc.
En dépit de lâinvalidation de sa candidature, lâopposant a voulu se montrer combattif : « Lâenjeu, câest le contrôle de lâAssemblée nationale, a-t-il lancé. Si nous gagnons ce combat, nous pourrons former un gouvernement à nous, et commencer à réformer le pays avant même 2024. »
Quoiquâil arrive, Ousmane Sonko devra rendre son fauteuil de parlementaire à lâissue du scrutin législatif

Le maire de Ziguinchor a demandé à ses partisans une « mobilisation permanente » pour contrer Macky Sall, lâobjectif étant, à terme, de le vaincre lors de la présidentielle de 2024.
Soupçonné de vouloir briguer un troisième mandat, le chef de lâÃtat a été la cible dâattaques récurrentes, mais le ministère de lâIntérieur et les sages du Conseil Constitutionnel en ont aussi pris pour leur grade.
Tout comme Idrissa Seck, qui a rallié la majorité en novembre 2020, qualifié ce mercredi de « zombie politique », ou le président de lâAssemblée nationale, Moustapha Niasse, accusé de « sucer les richesses du Sénégal ».
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Parmi les griefs des manifestants et des leaders politiques réunis place de lâObélisque, la cherté de la vie, le chômage et le manque de perspectives, tout autant que les atteintes aux libertés politiques.
Pour les membres de lâopposition, pas de doute possible : lâinvalidation de la liste nationale découle de la volonté de Macky Sall de mettre ses ennemis hors dâétat de nuire. « On lâa vu faire avec Karim Wade, avec Khalifa Sall.
On lâa vu essayer de le faire avec Ousmane Sonko en mars 2021 », a poursuivi lâintéressé, en référence à lâaffaire, toujours en cours devant la justice, dans laquelle une femme lâaccuse de lâavoir violée.
Rassemblement pacifique

« Nous sommes tous logés à la même enseigne », déclarait pourtant dans la matinée le porte-parole de la coalition présidentielle, Pape Mahawa Diouf, dont la liste nationale â de suppléants â a également été invalidée.
« Quand le Conseil constitutionnel leur a permis de modifier leur liste à Dakar car elle ne respectait pas la parité, ils ont applaudi des deux mains !
Et à présent que les sages statuent en leur défaveur, leur discours change ! Câest inacceptable et irrespectueux de sâattaquer à une telle institution quand ça les arrange », ajoutait-il.
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Ousmane Sonko avait menacé de mobiliser « 200 000 personnes » pour aller déloger Macky Sall de son palais, mais le rassemblement du 8 juin sâest globalement déroulé dans le calme.
Une équipe de journalistes de la chaîne TFM a été bousculée par les manifestants â la télévision appartient au groupe GFM de Youssou Ndour, un proche du président.
« Ne vous trompez pas de combat, a déclaré Déthié Fall, le mandataire de YAW, depuis son estrade sous les huées de la foule quâil avait du mal à faire taire. Notre combat est contre Macky Sall. »













