Lâaffaire Khalifa Sall, du nom du maire de Dakar attrait devant la justice pour malversations présumées, sâimpose de plus belle aux quotidiens dont certains titres de mercredi reviennent, dans le même temps, sur les suites de la mort du jeune pêcheur saint-louisien tué samedi par des garde-côtes mauritaniens.
« Vendredi décisif pour Khalifa Sall », annonce le quotidien Enquête, parlant de la suite du procès pour malversations présumées portant sur 1,8 milliard de francs CFA, dont fait lâobjet lâédile de la capitale sénégalaise, dans le cadre de lâaffaire dite de la « caisse dâavance » de la mairie de Dakar.
Le juge Malick Lamotte, qui préside les audiences de ce procès, « décidera après-demain » vendredi « si lâaffaire va être close », renseigne le journal, selon lequel « le dernier round » de la bataille de procédures « sâest joué hier », mardi.
A cette occasion, écrit Enquête, « la défense et la partie civile se sont livrées à de véritables joutes sur la recevabilité ou non de la procédure » comptant pour ce procès dont la première audience sâest tenue le 14 décembre dernier. Après deux renvois, les débats ont repris le 23 janvier dernier.
« Si le tribunal suit le réquisitoire du parquet, le procès devra aller au fond. A contrario, si les arguments de la défense prévalent, Khalifa Sall pourra voir le bout du tunnel », souligne le même journal.
« Vendredi de vérité pour Khalifa et Cie », renchérit de son côté Libération, qui ajoute : « Suspendu, le procès de Khalifa Sall et ses co-inculpés reprendra le 2 février prochain, date à laquelle ils connaîtront leur sort sur certaines exceptions soulevées par la défense ».
« 48h chrono pour le président Lamotte », affiche Le Témoin quotidien, soulignant que la liberté de Khalifa Sall et Cie est « suspendue à la décision » du juge « sur les exceptions préjudicielles », à savoir la liberté provisoire demandée par les conseils de M. Sall et lâincompétence du tribunal, plaidé par les mêmes avocats.
Walfquotidien se contente de noter que la visite au Sénégal du président français Emmanuel Macron « fait suspendre le procès » Khalifa Sall, là où Le Soleil affirme que le maire de Dakar a été parallèlement « débouté » par la Cour de justice de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de lâAfrique de lâOuest.
« La procédure dâurgence intentée, hier, à Abuja, par la défense de Khalifa Sall en vue dâarrêter les poursuites à son encontre, nâa pas prospéré. Conséquence : le procès de Dakar ne sera pas suspendu », écrit Le Soleil.
Lâaffaire Khalifa Sall est grandement en exergue, mais nâocculte pas un sujet chaud de lâactualité de ces derniers jours, qui concerne la mort dâun pécheur sénégalais tué samedi lors dâun accrochage avec des garde-côtes mauritaniens.
Des quotidiens, parmi lesquels LâAs, se font lâécho de la réaction de la Mauritanie à ce drame. « Nouakchott invoque lâexcuse de la provocation », affiche ce journal qui rapporte sur le même sujet que le khalife de Médina Gounass, une cité religieuse du Sénégal, a été reçu par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
« La Mauritanie dégage ses responsabilités sur le pêcheur sénégalais dans ses eaux territoriales. Selon lâétat-major général des armées de la Mauritanie, câest +le comportement provocateur de lâéquipage de la pirogue+ qui est à lâorigine du drame », écrit lâAs.
Selon cette version, la victime et ses collègues « avaient non seulement refusé dâobtempérer, mais ils avaient lâintention de provoquer une collision avec le navire mauritanien », ajoute LâAs.
Le journal Le Quotidien reprend les mêmes explications, affichant : « Nouakchott pêche dans la provocation », avant de signaler que la sortie de lâétat-major général des armées mauritaniennes intervient au lendemain de « la réaction colérique des populations de Saint-Louis » suite à ce drame.
Des pêcheurs de Guet-Ndar, jeunes pour la plupart, ont manifesté lundi dans les rues de la ville de Saint-Louis, pour protester contre la mort dâun des leurs tué par balle par des garde-côtes mauritaniens.
Venu à Saint-Louis pour sâenquérir de la situation, le ministre de lâIntérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé que lâEtat avait pris toutes mesures nécessaires pour la protection des pêcheurs, avec lâenvoi dâune patrouille de surveillance et de protection.
Le chef de lâEtat sâest aussi ému de la mort de ce pêcheur de Guet Ndar et réitéré « la ferme volonté de lâEtat du Sénégal de prendre des dispositions pour que ce genre de situation ne se reproduise plus », selon le ministre-conseiller en charge de la communication de la présidence sénégalaise.
Macky Sall qui sâest exprimé lundi face aux Sénégalais dâAddis-Abeba (Ethiopie), « en a parlé avec son homologue mauritanien », en marge dâun sommet de lâUnion africaine, a précisé El Hadj Hamidou Kassé sur son compte twitter.
LâObservateur, dans son édition de mercredi, revient également sur le même sujet, en ouvrant sur les confidences « touchantes de la mère du jeune pêcheur tué ». « Je nâarrive pas à calmer la douleur des petits frères et petites sÅurs de Fallou », déclare par exemple la mère de la victime.
Exit ce sujet douloureux ; Vox Populi et Tribune reviennent sur la gestion des hydrocarbures au Sénégal, le premier des deux quotidiens cités affichant : « Sonko, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall tirent sur les Sall ».
« Les 3 responsables politiques déclinent les contours dâune spoliation des ressources pétrolières et gazières par Macky (Sall) et son frère Aliou », écrit Vox Populi. Tribune, de son côté, insiste sur « Les grosses révélations de Ousmane Sonko » sur le même sujet.
Auteur: Sources: APS – Kafunel.com













