à Médina Baye, le Mawlid dope lâactivité économique. Période de grande ferveur spirituelle, le ââgamouââ de Médina Baye est également un moment dâintenses activités économiques, commerçants, charretiers, conducteurs de motos Jakarta et dâautres véhicules de transport, restaurateurs et autres gargotiers font de bonnes affaires.
Médina Baye : le Mawlid 2023 dope lâactivité économique

à Bongré, lâun des quartiers de Kaolack, sur lâavenue Blaise Diogoye Basile Senghor, assis confortablement sur sa moto Jakarta, Mouhamed Seck guette les passagers.
ââJe rends grâce à Dieu lââ répond-il à la question de savoir comment évolue son boulot. ââLa circulation nâest pas très fluideââ, ajoute Mouhamed Seck.
Le monde dont grouille a ville de Kaolack à lâoccasion de la célébration de la naissance du prophète Mohamed donne lâoccasion aux conducteurs des deux-roues emblématiques de cette ville de gagner plus dâargent que dâhabitude.

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Interpellé au moment où il sâapprête à emmener une passagère, Djibril Khouma juge que le ââgamouââ de Médina Baye et ceux des autres foyers religieux de la ville sont des moments ââtrès propicesââ à lâactivité de transport.
« Les recettes journalières peuvent dépasser celles dâune semaine entièreââ

âDurant les quelques jours que dure le âgamouâ, nous gagnons plus dâargent que nous en avons pour un mois. En une seule journée, les recettes peuvent dépasser celles dâune semaine entièreââ, révèle Matar Badiane, un conducteur de moto Jakarta.
Les conducteurs de motos Jakarta sont très nombreux près du marché central de Kaolack. Ils font de cet endroit une gare routière.

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Les taxis appliquent les tarifs habituels, soit 200 francs CFA par passager, du marché central à Médina Baye. Les conducteurs de moto Jakarta, eux, augmentent les tarifs.
Pour aller du marché central de la ville à la cité religieuse de Médina Baye, le passager débourse au moins 1.000 francs CFA. Sur le même trajet, le tarif dépasse quelquefois 1.500 francs CFA, selon Cheikh Diagne, un autre de moto Jakarta.
Des milliers de pèlerins à Kaolack

Le ââgamouââ, qui fait venir des milliers de pèlerins à Kaolack, est une période de forte consommation. Câest également une opportunité pour les commerçants, qui ont fait des prévisions de stocks pour éviter toute pénurie.
ââOn nâose pas profiter du âgamouâ, qui célèbre la naissance du prophète Mohamed, pour faire de la surenchère sur les prix. Un bon croyant ne fera jamais ça. Au contraire, le âgamouâ est lâoccasion de faire de bonnes choses au profit de la communautéââ, professe un commerçant, sous le sceau de lâanonymat.

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Des restauratrices, dont Fanta Gaye, se réjouissent de la forte demande à lâoccasion du Mawlid.
Mme Gaye se réjouit de la hausse de ses ventes à lâoccasion de lâévénement religieux, tout en déplorant ââla cherté des denrées alimentairesââ nécessaires à la préparation de ses repas.













