
Le pays connaîtra progressivement des épisodes pluvio-orageux entre jeudi et vendredi, a appris de lâAgence nationale de lâaviation civile et de la météorologie (ANACIM).
ââLes orages persisteront en Casamance, au sud du pays jusquâen fin de décade [â¦]ââ, indique Ndeye Amy Sall Thiam du service climat, en présentant la situation météorologie et les perspectives, lors dâune réunion du groupe de travail pluridisciplinaire (GTP) piloté par lâANACIM.
Elle ajoute quâà partir de samedi, le temps sera relativement calme sur les régions nord et centre.
Selon elle, la dernière décade du mois de septembre sâest avérée pluvieuse au sud du pays. Par contre au nord et centre, les pluies ont plutôt été faibles, contrairement aux décades précédentes.
Si la situation est déficitaire dans la zone du nord, elle est plutôt normale pour le reste du territoire.
Dans le centre sud, des pluies faibles à modérées ont été notées au début et à la fin de la 3e décade de septembre. A lâest, elles sont mal réparties dans lâespace.
Dâautres structures, notamment les services de lâhydraulique, de lâélevage, de la direction de protection des végétaux (DPV) et de lâagriculture ont également exposé sur la situation dans leurs secteurs respectifs.

Il en ressort que la situation hydrologique de la 3ème décade de septembre a été marquée par une poursuite de la décrue sur lâensemble des cours dâeau du pays.
Néanmoins, les stations de Podor, sur le fleuve Sénégal, et la Gambie connaissent encore une montée des eaux.
Le niveau atteint cette année est toutefois inférieur à celui de 2018 sur le fleuve Gambie, à Goumboulou, compte tenu du début tardif de la saison des pluies.
Selon les services de lâagriculture, sur le plan de la situation agricole, lâessentiel des cultures sont actuellement au stade de maturation.
Globalement, la situation se présente bien, mais lâidéal serait dâavoir une ou deux pluies pour permettre à certaines spéculations de boucler leur cycle.
Les points dâeau temporaires (marigots et mares) sont bien remplis, selon les services de lâhydraulique. Cependant, lâirrégularité des pluies rend difficile le développement du tapis herbacé.

La situation phytosanitaire de cette décade est marquée par une poursuite des traitements contre la chenille légionnaire dâautonome sur le maïs et contre les méloïdés (cantharides) sur le mil au niveau des départements de Nioro et Kaffrine.
La direction de la protection des végétaux (DPV) compte poursuivre les opérations de traitement et intensifier les prospections.
Pour lâélevage, les pâturages sont ââfortementââ bien fournis, à lâexception de certaines localités dans le nord.












