La GUINEE BISSAU est-elle un petit pays aux grands problèmes? La Guinée-Bissau nâen finit pas avec ses spasmes socio-politiques. Petit et pauvre, ce pays lusophone aux grands problèmes, est politiquement très instable. Câest le moins que lâon puisse dire.
GUINEE BISSAU : Un petit pays aux grands problèmes

En effet, alors que le président Umaru Cissoko Emballo était en déplacement à Dubaï aux Emirats arabes unis où il prenait part à la COP28, un affrontement sanglant a opposé deux fractions de lâarmée, en lâoccurrence la Garde nationale et les forces spéciales de la garde présidentielle.
Le bilan encore provisoire fait état de deux cadavres laissés sur le carreau.
En fait, ces combats entre soldats sont lâexpression ou la conséquence des fractures politiques et crises persistantes que vit la Guinée Bissau et ce, depuis que lâactuel président Emballo a voulu sâaffranchir de la tutelle de lâhistorique Parti africain pour lâindépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC).

A preuve, tout est parti de lâintrusion de la Garde nationale, sous les ordres du ministère de lâIntérieur dominé par le PAIGC, dans les locaux de la police judiciaire pour soustraire deux membres du gouvernement, eux-mêmes hiérarques du PAIGC, convoqués pour être entendus sur le retrait de dix millions de dollars des caisses de lâEtat.
Dâoù la riposte des forces spéciales répondant de la présidence de la République ; donc du chef de lâEtat. Ainsi fonctionnent les institutions en Guinée Bissau avec des « espèces de coalition entre certains segments des forces de sécurité et des acteurs politiques ».

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Preuve, sâil en est, dâun malaise profond exacerbé, on le sait, depuis les dernières législatives qui ont imposé une sorte de cohabitation dans la gestion des affaires de lâEtat.
Certes, le président Emballo, rentré dâurgence de Dubaï, tente de reprendre la main. Il a, en effet, dissous lâAssemblée nationale et procédé, dans la foulée, à un remaniement ministériel, tout en promettant lâenfer à tous ceux qui sont impliqués dans ce quâil qualifie de « tentative de coup dâEtat ».
Câest de bonne guerre.

Mais lâidéal voudrait quâil mette un point dâhonneur à résoudre durablement la crise politique persistante qui paralyse son pays. A défaut, les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets.
Surtout dans ce contexte où lâon assiste à un retour en force des pouvoirs kakis dans bien des pays en Afrique de lâOuest, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Du reste, nâeût été lâintervention de la Communauté économique des Etats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO), Emballo, lui-même, aurait été déposé comme lâont été certains dirigeants de la sous-région.
La Guinée Bissau est un narco-Etat où se jouent les contrebandes de tout genre

On se rappelle dâailleurs quâil avait échappé à une autre tentative de coup de force en février 2022.
Dâoù la nécessité, pour lui, de crever lâabcès en initiant, sâil le faut, un dialogue politique avec toutes les composantes de la nation aux fins dâaplanir les divergences.
Naturellement, cela exigera des concessions de la part des uns et des autres. Mais étant donné quâil sâagit de rabibocher les Bissau-guinéens avec eux-mêmes, aucun sacrifice ne sera de trop.

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Surtout quand on sait quâen plus de lâinstabilité politique qui la caractérise, la Guinée Bissau est un narco-Etat où se jouent les contrebandes de tout genre impliquant parfois même de hautes personnalités du pays.
En tout cas, il faudra une thérapie de choc pour permettre à la Guinée-Bissau de se défaire de lâimage dâEtat voyou qui lui colle à la peau.
Le président Emballo saura-t-il poser le bon diagnostic pour en prescrire lâordonnance médicale qui convienne ?













